Facteurs psychopédagogiques de la performance scolaire des élèves des écoles publiques conventionnées catholique de la ville de Kabinda

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Facteurs psychopédagogiques de la performance scolaire des élèves des écoles publiques conventionnées catholique de la ville de Kabinda

Kalenga Mwenzemi Jackon1, Mbula Kasamba Nono2, Kitengie Kitumba Dieudonné3, Mukembe Kisaka-Saka Christian4, Kisimba kya Ngoy alescendrine5

Professeur Ordinaire à l’Université de Lubumbashi

Cheffe de Travaux à Université de Kabinda

Chef de Travaux à l’Université de Lubumbashi

Professeur à l’Université de Lubumbashi

Professeure Ordinaire à l’Université de Lubumbashi

Date of submission 13 April, 2025; Date of Acceptance 29 May, 2025; Date of publication 16 June, 2025

RÉSUMÉ

Le taux d’abandon scolaire pour la province éducationnelle du Haut-Katanga 2, dont le siège est à Pweto, est au regard des chiffres très élevé. Les territoires administratifs qui le composent, à savoir Kasenga, Mitwaba, Pweto, ont des populations scolaires particulièrement danses, faisant leur scolarité dans les établissements aux classes pléthoriques, disséminés sur une aire vaste. Nous nous sommes intéressés au taux d’abandon scolaire de cette province pour faire ressortir le genre défavorisé. Pour le besoin de notre recherche, nous avons recouru à la méthode d’analyse appuyée par la technique d’analyse descriptive en des calculs les taux. Des écarts significatifs ressortant et confirment une vulnérabilité croissante des filles au fur et à mesure qu’elles progressent dans leur cursus scolaire.

Mots clés : Abandon, adolescents, cursus scolaire

INTRODUCTION

L’abandon scolaire désigne le fait pour les élèves régulièrement inscrits dans une école au courant d’une année scolaire donnée qui rompent définitivement ou temporairement leur fréquentation, pour une raison ou une autre,  avant d’obtenir une reconnaissance des acquis (diplôme, certificat, attestation d’étude, …) des institutions compétentes. D’une manière ou d’une autre ce phénomène concerne aussi ceux qui par contrainte ou non, changent leur milieu de scolarisation entravant ainsi l’harmonie de leur développement éducatif.

Pour l’Unesco (1998), le problème de l’abandon scolaire est une occasion manquée pour les individus, des communautés, des nations et des régions entières du monde. Il empêche les pays en voie de développement de tirer le meilleur parti de leurs ressources et frappe surtout les groupes les plus vulnérables de la société et, par conséquent, augmente le nombre d’individus qui ne peuvent pas participer activement à la vie économique, sociale, politique et culturelle de leur communauté. Cependant, lorsque des masses critiques d’individus ou des groupes sont marginalisées, la société elle-même se divise. C’est une occasion perdue ; car, l’école a failli à sa mission, et le système éducatif révèle son dysfonctionnement, qui se traduit par un nombre considérable d’enfants qui, pour une raison ou pour une autre, ne réussissent pas à acquérir l’ensemble des compétences données au cours d’un cycle.

En outre, elle déclare que ce phénomène concerne aussi les élèves ayant effectué leurs études primaires ; mais, qui n’ont pas réussi à acquérir et à maitriser les connaissances et les compétences nécessaires de base données par l’école. (Unesco 1998),

Pour Legendre R. (1993), « l’abandon scolaire n’est pas attribuable à une carence de talents ou de capacités ». Cependant, il peut être assimilé au terme de « décrochage », qui caractérisent les élèves qui, après abandon, réintègrent l’école ou décident, quelques temps après, de s’inscrire en formation continue. Ce phénomène de décrochage est universel ; et, concerne tous les systèmes éducatifs.

Durham Board (1989) « démontre que le problème de l’abandon scolaire n’est pas seulement d’ordre éducationnel. Il reflète aussi le modèle changeant de la famille, des mouvements économiques et des attitudes de la société. Ainsi en s’attaquant à l’abandon, ce n’est pas seulement à un problème pédagogique que l’on s’attaque, mais, à un problème institutionnel et social ».

Dans le système éducatif congolais, l’abandon scolaire semble être minimisé, négligé ou même ignoré, pendant que plusieurs études montrent que le phénomène d’abandon scolaire est très présent dans les pays en développement. Il est occasionné par un ensemble des facteurs multiples et ses causes, nombreuses, varient d’un milieu à l’autre. Sans être exhaustive, parmi les causes majeures et communes à tous, nous pouvons citer le problème familial, le statut économique, le milieu de vie de l’enfant, les difficultés scolaires et l’échec scolaire.

R. Jolicoeur (2008) repère les facteurs d’ordre extrascolaire et ceux d’ordre intra scolaire ou la résultante de deux. De leur interaction émerge des processus dynamiques, qui sont à la base de schémas multiples et complexes difficiles à maîtriser parce que tributaires des facteurs conjoncturels et non structurels.

Le phénomène d’abandon est complexe et touche de nombreux jeunes à travers différents pays.

Ainsi notre curiosité dans cette étude est de connaitre quel genre abandonne le plus l’école secondaire dans la province éducationnelle de Haut-Katanga 2.

Malgré les nombreuses efforts consenti pour diminuer tant soit peu la vulnérabilité des filles dans la Province éducationnelle de Haut-Katanga2, à travers différentes formes de soutien et de sensibilisation, les filles sont celles qui abandonnent le plus leurs études secondaires.

Notre objectif est d’analyser l’évolution des moyennes de taux d’abandon des jeunes à l’école secondaire, des années d’études et années scolaires, dans la province éducationnelle de Haut-Katanga2, tenant compte de leurs entités respectives afin de comparer les écarts pour y découvrir le genre défavorisé.

2. METHODOLOGIE

2.1. Champ d’étude

La province éducationnelle de Haut-Katanga 2 a son siège à Pweto et comprend 4 Sous-Divisions à savoir Pweto, Kasenga, Mitwaba et Kilwa. C’est une province exclusivement rurale. Elle est répartie sur trois territoires administratifs  de la province administrative du Haut-Katanga: territoire de Pweto, territoire de Mitwaba et territoire de Kasenga. Les écoles dans cette province éducationnelle, sont souvent distantes les unes des autres. Sa population scolaire est dense avec des classes pléthoriques et les abandons remarquables au cours de l’année scolaire. Elle comprend 275 écoles secondaires réparties comme suit : 218 écoles Conventionnées, et 4 écoles Privées Agréées. L’effectif scolaire de l’année scolaire 2022-2023 est de 45538 élèves parmi lesquells 17990 filles et 27548 garçons. La taille du personnel enseignant s’élève à 2521, tous hommes. Le corps des inspecteurs est composé de 53 inspecteurs primaire et secondaire dont 51 hommes et 2 femmes.

2.2. Méthode

Nous avons recouru à la méthode d’analyse appuyée par la technique d’analyse descriptive en calculant la moyenne de taux d’abandon des années d’études et années scolaires de cinq ans ç savoir de l’année scolaire 2017- 2018 à 2022-2023.

Calcul de taux d’abandon

Le taux d’abandon correspond au nombre d’élèves qui ont quitté l’école lors de l’année d’études « g » pendant l’année scolaire « t », exprimé en proportion de l’effectif total de l’année d’études « x » pendant l’année scolaire « a », soit :

Nombre d’élèves abandonnant l’année d’études “g”

de l’année scolaire t

Nombre d’élèves en année d’études “g”

de l’année scolaire t

3. RESULTATS

3.1. MOYENNE DE TAUX D’ABANDON DES ANNEES D’ETUDE

Tableau n°1 évolution de moyenne de taux d’abandon de la Sous-Division de Kasenga

L’année scolaire 2019-2020 a enregistré une moyenne de taux d’abandon supérieure à 20 des élèves filles en troisième des Humanités soit de 24,28% dans la Sous-Division de Kasenga.

Tableau n° 2 évolution de moyenne de taux d’abandon de la sous-division de Kilwa

L’année scolaire 2020-2021 a enregistré une moyenne de taux d’abandon supérieure à 20 des élèves filles en troisième des Humanités soit de 23,46% dans la Sous-Division de Kilwa.

Tableau n°3 évolution de moyenne de taux d’abandon de la sous-division de Pweto

L’année scolaire 2018-2019 a enregistré une moyenne de taux d’abandon supérieure à 20 des élèves garçons en septième éducation de base soit 23,76% et en troisième des Humanités soit de 23,21%. L’année scolaire 2019-2020 note une moyenne de taux de redoublement supérieure à 20 en huitième éducation de base des élèves garçons soit de 25,28% dans la Sous-Division de Pweto.

Tableau n° 4 évolution de moyenne de taux d’abandon de la sous-division Mitwaba

La moyenne de taux d’abandon élevée à la sous-division de Mitwaba s’observe en troisième des humanités en l’année scolaire 2021-2022 chez les filles (19,83%) et chez les garçons (18,62%).

Tableau n° 5 moyenne de taux d’abandon septième (7) EB

La Sous-Division de Mitwaba a enregistré un écart de moyenne de taux de 2,69% en défaveur des filles et Pweto une moyenne de taux d’abandon de 2,15% en défaveur des garçons.

Figure n°1 : moyenne de taux d’abandon de septième éducation de base

La Sous-Division de Kasenga a enregistré une moyenne de taux d’abandon élevé des garçons soit de 10,63 % et des filles soit de 12,97 % en septième (7) EB par rapport aux autres Sous-Divisions.

Tableau n°6 moyenne de taux d’abandon huitième (8) EB

La Sous-Division de Pweto a enregistré un écart de moyenne de taux d’abandon en défaveur des filles de 1,84% en huitième éducation de base suivi de la sous – division de Mitwaba de 1,67%.

Figure n°2 : moyenne de taux d’abandon huitième éducation de base

La Sous-Division de Pweto a enregistré une moyenne de taux d’abandon élevé des garçons soit de 10,22 % et des filles soit de 12,06 % en huitième (8) EB par rapport aux autres Sous-Divisions

Tableau n°7 comparaison de moyenne de taux d’abandon d’éducation de base

Ce sont les sous-divisions de Kasenga et Pweto qui ont enregistré une moyenne de taux d’abandon élevé. La sous-division de Kasenga en septième année soit de 10,63% des garçons contre 12,97% des filles. La sous-division de Pweto en huitième année soit de 10,22% des garçons contre 12,06% des filles.

Tableau n°8 moyenne de taux d’abandon première (1) des humanités

Nous constatons que la Sous-Division de Kilwa a enregistré un écart de moyenne de taux d’abandon en défaveur des filles de 5,16 %.

Figure n°3 : moyenne taux d’abandon en première des humanités

La Sous-Division de Pweto a enregistré une moyenne de taux d’abandon élevé des garçons soit de 11,5 % et des filles soit de 15,43 % en première (1) des humanités par rapport aux autres Sous-Divisions

Tableau n°9 moyenne de taux d’abandon deuxième (2) des humanités

La Sous-Division de Mitwaba a enregistré un écart de moyenne de taux d’abandon élevé en défaveur des filles de 6,65 % en deuxième années des humanités secondaires.

Figure n°4 : moyenne taux d’abandon en deuxième des humanités

La Sous-Division de Pweto a enregistré une moyenne de taux d’abandon élevé des garçons soit de 12,96 % et la sous-division de Kasenga une moyenne de taux d’abandon des filles soit de 14,96 % en deuxième (2) des humanités par rapport aux autres Sous-Divisions.

Tableau n° 10 moyenne de taux d’abandon troisième (3) des humanités

Nous constatons que la Sous-Division de Kasenga a enregistré un écart de moyenne de taux d’abandon élevé en défaveur des filles de 10,77 %.

Figure n°5 : moyenne taux d’abandon en troisième des humanités

La Sous-Division de Kilwa a enregistré une moyenne de taux d’abandon élevé des garçons soit de 12,26 % et la sous-division de Kasenga une moyenne de taux d’abandon des filles soit de 17,14 % en troisième (3) des humanités par rapport aux autres Sous-Divisions

Tableau n° 11 moyenne de taux d’abandon quatrième (4) des humanités

La Sous-Division de Pweto a enregistré un écart de moyenne de taux d’abandon élevé en défaveur des filles de 2,93 %.

Figure n°6 : moyenne taux d’abandon quatrième des humanités

La Sous-Division de Mitwaba a enregistré une moyenne de taux d’abandon élevé des garçons soit de 2,67 % et la sous-division de Pweto une moyenne de taux d’abandon des filles soit de 4,73 % en quatrième (4) des humanités par rapport aux autres Sous-Divisions

Tableau n°12 moyenne de taux d’abandon des humanités Haut-Katanga 2

La moyenne de taux élevée s’observe en troisième des humanités à Kasenga chez les filles (17,14%) et chez les garçons (12,96%) à Pweto en deuxième des humanités.

Tableau n° 13 évolution de moyenne de taux d’abandon Province Educationnelle Haut-Katanga 2

La moyenne de taux de redoublement de la province éducationnelle de Haut-Katanga 2 élevée se situe en troisième des humanités chez les filles soit de 15,90% en l’année scolaire 2020-2021.

Tableau n° 14 moyenne de taux d’abandon Haut-Katanga 2

La troisième des humanités a un écart de moyenne de taux de redoublement de 4,4% en défaveur des filles. Suivi de la deuxième année des humanités (3,65%) et de la première année des humanités 3,35%.

Figure n°7 : moyenne taux d’abandon Haut-Katanga 2

Les filles ont une moyenne de taux d’abandon supérieure aux garçons de la septième éducation de base en quatrième des humanités.

3.2. MOYENNE DE TAUX D’ABANDON DES ANNEES SCOLAIRES

Tableau n° 15 moyenne de taux d’abandon différentes Sous-Division de Haut-Katanga 2

La Sous-Division de Kasenga note un écart de moyenne de taux d’abandon de 3,25% ; suivi de la sous-Division de Kilwa 3,09%, de la sous-division de Mitwaba 2,33% et enfin de la sous-division de Pweto 1,78% en défaveur des filles.

Graphique n° 8 : moyenne taux d’abandon des années scolaires

Les filles ont une moyenne de taux de redoublement élevée par rapport aux garçons.

Tableau n° 16 moyenne de taux d’abandon Province Educationnelle Haut-Katanga 2

La Province Educationnelle Haut-Katanga 2 a enregistré la moyenne de taux d’abandon de 10,68% des élèves filles et 7,92% des élèves garçons.

Figure n°9 : moyenne de taux d’abandon de la province éducationnelle de Haut-Katanga 2

Dans l’assemble la province éducationnelle de Haut-Katanga 2 a un écart de moyenne de taux de redoublement de 2,76% en défaveur des filles.

4. Interprétation et discussion des résultats

Les résultats auxquels nous sommes arrivés nous montrent que, pour les années d’études, les classes de première (12,09%), deuxième (13,39%) et troisième (13,98%) des humanités ont une moyenne de taux d’abandon des filles supérieure au seuil de 10. Cela signifie que plus d’une fille sur dix abandonne ses études dans les classes terminales des humanités et, par conséquent, diminue la chance d’achever ses études secondaires et d’obtenir son diplôme d’État.

Les écarts constatés dans ces classes en défaveur des filles se présentent comme suit : de 4,4% en troisième des humanités, de 3,65% en deuxième des humanités et de 3,35% en première des humanités. Ces écarts confirment ainsi une vulnérabilité croissante des filles au fur et à mesure qu’elles progressent dans leur cursus scolaire.

La sous-division de Kasenga a enregistré un écart de moyenne de taux d’abandon en défaveur de filles de 10,77% en troisième des humanités, celle de Mitwaba de 6,65% en deuxième des humanités et celle de Kilwa de 5,16% en huitième éducation de base. Ceci montre que les disparités de genre ne sont pas uniformes dans toutes les quatre sous-divisions que composent la Province éducationnelle de Haut-Katanga 2. Certaines présentent des taux critiques, suggérant des efforts soutenus pour un équilibre éducatif.

Pour les années scolaires, nous constatons que la province éducationnelle de Haut-Katanga 2 dans son ensemble a un écart en défaveur des filles de 2,76%. Et d’une manière particulière, la sous-Division de Kasenga a un écart en défaveur des filles de 3,25% et celle de Kilwa de 3,09%. Ces résultats montrent la vulnérabilité de ces deux entités de la province éducationnelle de Haut-Katanga 2.

Dans la progression des années scolaires, les sous-divisions de Kasenga et Kilwa ont enreigistré une moyenne de taux d’abandon des filles supérieure à 20  en troisième des humanités. Kasenga de 24,28% en l’année scolaire 2019-2020 et Kilwa de 23,46% en l’année 2020-2021. Ces taux d’abandon supérieurs à 20 % dans des classes de 3e des humanités posent un risque sérieux de non-achèvement du cycle de l’enseignement secondaire, compromet l’accès à l’enseignement supérieur et aggrave le cycle de leur pauvreté. Ainsi, l’abandon scolaire des filles dans les dernières années de l’enseignement secondaire, comme observé à Kasenga et Kilwa, s’inscrit dans une logique de désengagement systémique : à mesure que l’école devient plus exigeante, les pressions sociales sur les filles pour se conformer à leur “rôle traditionnel” s’intensifient.

Seule la sous-division de Pweto a une moyenne de taux d’abandon des garçons supérieure à 20 en septième Education de Base (23,76%)et en deuxième des humanités (23,21%) en l’année scolaire 2018-2019. Et en huitième éducation de base (25,25%) en année scolaire 2020-2021. L’exception de Pweto nous fait percevoir que les garçons sont aussi frappés par ce phénomène d’abandon scolaire. Il importe de s’y pencher profondément pour éviter de stigmatiser uniquement les filles. Ce constat rejoint les observations de l’UNESCO (2020) qui soutient que les garçons ne sont pas épargnés de ce phénomène d’abandon dans plusieurs pays africains. Ils abandonnent aussi massivement à cause du travail précoce, de la déscolarisation liée à la pauvreté ou d’un manque de valorisation de l’école et A. Cocard (2023), reconnait que les filles abandonnent l’école pour diverses raisons mais aussi les garçons sont affectés par ce phénomène d’abandon à cause de la nécessité d’avoir une activité rémunérée et bien d’autres.

Ces résultats auxquels nous sommes arrivés montrent que les filles sont plus exposées à l’abandon scolaire, en particulier dans les classes terminales du secondaire et corroborent ceux de nombreux auteurs qui ont décrié l’inégalité persistante de genre, renforçant ainsi la vulnérabilité des filles. G. Fraisse (2001), parle des inégalités éducatives entre les sexes qui sont non seulement le produit de choix individuels, mais aussi de rapports sociaux de sexe profondément enracinés. Stromquist (2007) souligne que les abandons scolaires féminins sont souvent le résultat de l’intersection entre facteurs économiques, culturels et institutionnels, notamment la précarité des familles, le manque d’infrastructures scolaires adaptées (toilettes séparées, sécurité) et la faible présence de modèles féminins dans le personnel enseignant. Ndéye Antakébé (2018), Lioo Booso Dimanche (2023), confirme l’abandon scolaire des jeunes au niveau secondaire pour diverses causes entre autres socio-économique, appartenance à une famille nombreuse, manque d’encadrement social, consommation abusive de l’alcool, la marginalisation de la jeune fille…

5. CONCLUSION

Au terme de notre recherche qui a porté sur l’abandon des adolescents dans le cursus scolaire de la province Educationnelle de Haut-Katanga 2. Nous nous sommes fixé comme objectif d’analyser l’évolution des moyennes de taux d’abandon des jeunes à l’école secondaire des années d’études et années scolaires dans la province éducationnelle de Haut-Katanga 2 tenant compte de leurs entités respectives, afin de comparer les écarts pour y découvrir le genre défavorisé.

En effet, dans la province éducationnelle de Haut-Katanga 2, l’abandon scolaire des adolescents est en défaveur des filles. Les résultats nous révèlent que plus d’une fille sur dix abandonne l’école dans les classes terminales des humanités secondaires (2 ème et 3ème) et par conséquent n’achève pas leurs études et ont moins de chance d’obtenir leur diplôme d’état afin de poursuivre leurs études supérieures et universitaires. Les écarts observés dans cette étude sont en défaveur des filles en première, deuxième et troisième des humanités et varient entre 3 et 4%. Ces écarts nous confirment ainsi la vulnérabilité croissante des filles au fur et à mesure de leur progression dans leur cursus scolaire. Les sous-divisions de Kasenga, Kilwa et Mitwaba sont les plus touchés par ce phénomène d’abandon des filles.

Dans la progression des années scolaires, une particularité s’observe à la sous-division de Pweto où nous percevons une moyenne de taux d’abandon des garçons supérieure à 20 dans les classes de 7° Education de Base (23,76%) et deuxième des humanités (23,21%) en année scolaire 2019-2020 ; en 8° Education de Base (25,25%) en année scolaire 2020-2021. Suggérant ainsi une étude approfondie pour comprendre avec pertinence cette situation particulière.

Nous appuyant sur les conclusions auxquelles nous sommes arrivées dans cette étude, nous recommandons ce qui suit : porter une attention particulière sur les classes de deuxième et troisième des humanités secondaires et pour les Sous-Division de Kasenga et Kilwa ; d’initier les programmes de sensibilisation, de soutien et d’encadrement des filles ; de renforcer les programmes de sensibilisation à l’éveil de la conscience et à la motivation scolaire ; d’éduquer à la discipline personnelle et au discernement ; de faciliter l’accès à l’emploi pour les femmes diplômées afin d’inciter les filles à vouloir persévérer dans les études. d’introduire dans le programme scolaire le cour d’éducation sexuelle.

5. Reference Bibliographies de article

Concord A. (2023), Education in Africa: IIEP in Unesco htt:/Unesco.org

Durham Board. (1989). Le décrochage scolaire: un problème institutionnel et social. Conseil scolaire de Durham.

Fraisse, G. (2001). Les femmes et leur histoire.

Jolicoeur, R. (2008). Décrochage scolaire et insertion sociale des jeunes. Presses de l’Université du Québec.

Legendre, R. (1993). Dictionnaire actuel de l’éducation. Montréal: Guerin.

Lioo, B. D. (2023). Facteurs explicatifs de abandon scolaire en RDC. Université de Kinshasa.

Ndéye, A. (2018). Abandon scolaire des jeunes filles en Afrique : Une analyse sociologique. Revue africaine des sciences sociales, 12(3), 45–59.

Stromquist, N. P. (2007). The gender dimension in education and its implications for policy. In A. Benavot & C. Braslavsky (Eds.), Textbooks and Quality Learning for All: Some Lessons Learned from International Experiences (pp. 57–73). UNESCO.

UNESCO. (1998). L’éducation pour tous: Un regard sur les statistiques mondiales de l’éducation. Paris: Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture.

UNESCO (2020) Global Education monitoring report 2020: inclusion and education: all means all. Unesco https:/Unescodoc. Unesco.org.


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