PRATIQUE DE LA PHYTOTHERAPIE UTEROTONIQUE AU 3ème TRIMESTRE DE LA GROSSESSE PAR LES GESTANTES DE MUKABE KASARI

Authors

  • Mwengu Cécile Nama École de Santé Publique de l’Université de Lubumbashi, République Démocratique du Congo
  • Kalombola Didier Chuy École de Santé Publique de l’Université de Lubumbashi, République Démocratique du Congo
  • Kangombe jacques Kabamba Chercheur indépendant, République Démocratique du Congo
  • Mukanya Pascal Kimba École de Santé Publique, Université de Lubumbashi, République Démocratique du Congo
  • Tshamba Henri Mundongo École de Santé Publique et Faculté de Médecine, Université de Lubumbashi, République Démocratique du Congo
  • kaj Francoise Malonga . École de Santé Publique et Faculté de Médecine, Université de Lubumbashi, République Démocratique du Congo
  • Sakatolo Zambezi Kakoma Faculté de Médecine et Santé publique Université de Lubumbashi, République Démocratique du Congo

Keywords:

Pratique, Gestante, Phytothérapie Utérotonique 3ème Trimestre de la Grossesse, Mukabe

Abstract

Contexte : L’utilisation des plantes médicinales (phytothérapie) est une pratique bien répandue et moins prise en compte par les chercheurs et les gestionnaires des systèmes de santé au niveau local en République Démocratique du Congo. Peu d’études s’y sont jusque-là intéressées pour saisir la portée et les perceptions des personnes impliquées dans cette pratique. L’objectif de ce travail est d’analyser les pratiques de la phytothérapie utérotonique par l’utilisation des plantes traditionnelles, par les gestantes au 3ème trimestre de la grossesse et évaluer le niveau des connaissances sur ces pratiques pour les parties prenantes.

Méthodes : Nous avons mené une étude de cas mixte, ayant compris une phase quantitative (QUAN) suivie d’une phase-2 qualitative (QUAL) dans le village de Mukabe Kasari, territoire de Lubudi dans la Province du Lualaba sur une période de trois mois allant du 18/09 au 12/12/2018.

La phase qualitative a porté sur les données de 35 entretiens individuels, approfondis et semi-structurés et neuf focus group, conduits auprès des gestantes, des époux des gestantes, des matrones et des tradipraticiens qui ont été sélectionnés de façon raisonnée, et 19 observations directes des plantes médicinales photographiées. Les données qualitatives ont été analysées en contenu par thématique liées aux perceptions et pratiques de la phytothérapie utérotonique chez les gestantes.

Résultats : Sur le plan qualitatif, les gestantes considèrent que la pratique de la phytothérapie assurait trois fonctions essentielles, à savoir : faciliter l’accouchement, éviter les complications, et conserver le patrimoine ancestral. Les conséquences étaient perçues de manière marginale concernant la phytothérapie, notamment : l’épuisement, les vertiges, l’hémorragie et l’induction de la césarienne.

Conclusion : Notre étude a atteint les objectifs spécifiques ceux de : Déterminer la fréquence des gestantes de la phytothérapie qui est majoritaire 90,6%, Identifier les pratiques et leurs finalités qui sont les feuilles, écorces, poudre (lufumpa), décrire les plantes utérotonique : Mumono, Kivungwila, Kajima mbale, Mutula, explorer la perception : Faciliter l’accouchement, ouvrir le col, et s’accoucher rapidement, relever les risques effets secondaires : épuisement, vertige, hémorragie. Cette pratique suit une logique incitée par la connaissance des indications, des usages et de la facilité des formes, des posologies, des voies d’administration, etc.

Published

2021-09-30

How to Cite

Nama, M. C., Chuy, K. D., Kabamba, K. jacques, Kimba, M. P., Mundongo, T. H., Malonga, kaj F., & Kakoma, S. Z. . (2021). PRATIQUE DE LA PHYTOTHERAPIE UTEROTONIQUE AU 3ème TRIMESTRE DE LA GROSSESSE PAR LES GESTANTES DE MUKABE KASARI. International Journal of Social Sciences and Scientific Studies, 1(4), 23-40. Retrieved from https://ijssass.com/index.php/ijssass/article/view/30