{"id":3349,"date":"2024-02-05T14:08:39","date_gmt":"2024-02-05T14:08:39","guid":{"rendered":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/?p=3349"},"modified":"2025-04-16T21:33:50","modified_gmt":"2025-04-16T21:33:50","slug":"controle-mycologique-des-huitres-crassostrea-gigas-consomes-a-boma-ville-province-du-kongo-central-en-rdcongo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/controle-mycologique-des-huitres-crassostrea-gigas-consomes-a-boma-ville-province-du-kongo-central-en-rdcongo\/","title":{"rendered":"CONTR\u00d4LE MYCOLOGIQUE DES HUITRES (CRASSOSTREA GIGAS) CONSOMES A BOMA, VILLE PROVINCE DU KONGO CENTRAL EN RDCONGO"},"content":{"rendered":"<p>CONTR\u00d4LE MYCOLOGIQUE DES HUITRES (CRASSOSTREA GIGAS) CONSOMES A BOMA, VILLE PROVINCE DU KONGO CENTRAL EN RDCONGO.\u2606<\/p>\n<p><strong>MUMBAKA MUPANDA JOACHIM <\/strong><sup>a<\/sup><strong>, MASUANGI LONGO PAMPHILE <\/strong><sup>b<\/sup><strong>, LUBALA KATUMBA RICHARD <\/strong><sup>c<\/sup><strong>, MISUMBA LUFULUABO ANGELE <\/strong><sup>d<\/sup><strong>, KATSHONGO MUSHINDUA FREDDY <\/strong><sup>e<\/sup><strong>, SENKER NDIMBA BOB <\/strong><sup>f<\/sup><strong>, MASUANGI LONGO PAMPHILE <\/strong><sup>g<\/sup><strong>, LUFULUABO KASUYI JEAN <\/strong><sup>h<\/sup><\/p>\n<ol>\n<li>Assistant, IST BOMA<\/li>\n<li>Chef de Travaux, ISTM BOMA<\/li>\n<li>Chef de Travaux, ISTM MBUJI MAYI<\/li>\n<li>Chef de Travaux, ISTM KINSAHSA<\/li>\n<li>Chef de Travaux, ISTM KINSHASA<\/li>\n<li>Doctorant, UPN<\/li>\n<li>Professeur, IST BOMA<\/li>\n<li>Professeur, ISTM KINSHASA<\/li>\n<\/ol>\n<p>ABSTRACT<\/p>\n<p>Ces animaux filtrent l&#8217;eau et concentrent les microorganismes et les toxiques. Les risques sont multiples : bact\u00e9ries (clotridium, vibrio) ; virus (norovirus, h\u00e9patite A) et les biotoxiques (paralysante, neurotoxique, diarrh\u00e9ique, amn\u00e9siante). Il ressort de ces calculs qu&#8217;il y a 95% de chance que le taux de contamination des huitres dans les diff\u00e9rents sites de pr\u00e9l\u00e8vement enqu\u00eat\u00e9s pour la population soit compris entre 57,3% et 82,7%.<\/p>\n<p>These animals filter the water and concentrate microorganisms and toxicants. There are multiple risks: bacteria (clotridium, vibrio); viruses (norovirus, hepatitis A) and biotoxics (paralyzing, neurotoxic, diarrheal, amnesic). It appears from these calculations that there is a 95% chance that the contamination rate of oysters in the different sampling sites surveyed for the population is between 57.3% and 82.7%<\/p>\n<p><strong>I. INTRODUCTION<\/strong><\/p>\n<p>Nous nous sommes int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 mener un contr\u00f4le sur une recette tr\u00e8s prise par la population de la ville de boma au Kongo Central et ses environs, il s&#8217;agit des HUITRES commun\u00e9ment appel\u00e9es : \u00ab BIBWATI \u00bb et comme nom scientifique :<strong> crassostrea Gigas.<\/strong> Les fruits de mer sont appel\u00e9s les coquillages qui appartiennent \u00e0 l&#8217;embranchement des mollusques. Cet embranchement compte sept classes dont les gast\u00e9ropodes et les lamellibranches. Les lamellibranches (appel\u00e9s aussi bivalves) sont aquatiques : ce sont des coquillages \u00e0 sym\u00e9trie bilat\u00e9rale dont la coquille est constitu\u00e9e de deux valves reli\u00e9es par une charni\u00e8re centrale (Le Guyader Fs, le saux JC, Ambert-Balay K. Krol J. serais 0. Parnaudeau S, et al.,2019).<\/p>\n<p>Les produits de mer sont des denr\u00e9es alimentaires consomm\u00e9es dans le monde entier ; les fruits de mer, en particulier les mollusques bivalves sont consomm\u00e9s crus ou peu cuits ; il en r\u00e9sulte que ce sont des aliments \u00e0 risque du point de vue des toxi-infections alimentaires. (Le Guyader Fs, le saux JC,2018).<\/p>\n<p>De plus, ces animaux filtrent l&#8217;eau et concentrent les microorganismes et les toxiques.Les risques sont multiples : bact\u00e9ries (clotridium, vibrio) ; virus (norovirus, h\u00e9patite A) et les biotoxiques (paralysante, neurotoxique, diarrh\u00e9ique, amn\u00e9siante).Vue sa consommation crue ou peu cuit, les biotoxines, les bact\u00e9ries et les virus qu&#8217;elles contiennent sont donc mal \u00e9limin\u00e9s, nous avons \u00e9t\u00e9 pr\u00e9occup\u00e9 par les aspects mycologiques. Les ant\u00e9rieures \u00e9tudes ont d\u00e9montr\u00e9 que deux personnes seraient mortes apr\u00e8s avoir consomm\u00e9 des huitres du bassin d&#8217;Arcachon (en France).<\/p>\n<p>Sachant que cet aliment ne subit aucun contr\u00f4le par les autorit\u00e9s politico-sanitaires, un probl\u00e8me de sant\u00e9 publique guette la population Bomatracienne et ses environs par la pr\u00e9sence des levures, des Bact\u00e9ries et des Virus dans les huitres (EFSA, 2012).<\/p>\n<p>Le terme huitre recouvre un certain nombre de groupes de mollusques marins bivalves qui se d\u00e9veloppent en mer. Elles ne vivent que dans l&#8217;eau sal\u00e9e (contenant 30 \u00e0 32 grammes de sel par litre (g\/1).<\/p>\n<p>Les huitres provoquent l&#8217;insuffisance cardiaque, des bact\u00e9ries \u00e0 l&#8217;\u00e9tat cru ; des toxi-infections chez les femmes enceintes, chez les enfants et les personnes dont le syst\u00e8me immunitaire est affaibli.<\/p>\n<p>La maladie est due \u00e0 la production de l&#8217;ent\u00e9rotoxine. Elle est produite dans l&#8217;intestin apr\u00e8s l&#8217;ingestion de 10<sup>7<\/sup> bact\u00e9ries ent\u00e9rotoxinog\u00e8nes du type A.<\/p>\n<p>Environ 8-12h\u2014apr\u00e8s ingestions de la nourriture contamin\u00e9e, les sympt\u00f4mes apparaissent avec des douleurs abdominales, des naus\u00e9es et de la diarrh\u00e9e. Les sympt\u00f4mes perdurent 24h. La mort peut survenir suite \u00e0 la d\u00e9shydratation surtout chez les personnes \u00e2g\u00e9es et les enfants. (RONVEAU X 0., 2000).<\/p>\n<p>Les coquillages (huitres) sont identifi\u00e9s depuis longtemps comme un aliment \u00e0 risques et, malgr\u00e9 la mise en place d&#8217;une norme sanitaire bas\u00e9e sur des crit\u00e8res bact\u00e9riens, ils restent impliqu\u00e9s dans des \u00e9pid\u00e9mies, le plus souvent de gastro-ent\u00e9rites aigu\u00ebs, (Lopman B, gastanaduy P. Park GW, 2012).<\/p>\n<p>Les pathologies induites sont relativement b\u00e9nignes et dues \u00e0 la pr\u00e9sence de norovirus dans les coquillages consomm\u00e9s (27,29, 30, 32)<\/p>\n<p>L&#8217;analyse des donn\u00e9es publi\u00e9es montre une implication importante dans les huitres et une forte proportion de souches de norovirus du g\u00e9nogroupe I, \u00e0 l&#8217;inverse des cas de transmission de personne \u00e0 personne qui impliquent tr\u00e8s majoritairement des souches du g\u00e9nogroupe II. (Le Guyader Fs, le saux JC, Ambert-Balay K. Krol J. serais 0.,2023)\u00a0.<\/p>\n<p>Des \u00e9tudes r\u00e9alis\u00e9es in vitro, in vivo et dans l&#8217;environnement ont montr\u00e9 que l&#8217;huitre n&#8217;est pas juste un filtre passif, mais qu&#8217;elle peut s\u00e9lectionner certaines souches de norovirus gr\u00e2ce \u00e0 des ligands de type carbohydrate. Ces observations contribuent \u00e0 expliquer l&#8217;\u00e9pid\u00e9miologie particuli\u00e8re observ\u00e9e lors des \u00e9pisodes de gastroent\u00e9rite.<\/p>\n<p>Au regard de nos pr\u00e9occupations de recherche, nos pr\u00e9occupations tournent autour de la qualit\u00e9 mycologique des huitres consomm\u00e9s \u00e0 Boma. Au vu des r\u00e9sultats des diff\u00e9rentes \u00e9tudes ant\u00e9rieures et donn\u00e9es de notre pr\u00e9-enqu\u00eate, nous partons d\u2019une hypoth\u00e8se selon laquelle Les huitres vendues \u00e0 Boma pourraient \u00eatre pathog\u00e8nes pour la consommation humaine et les risques seraient plus \u00e9lev\u00e9s au cas o\u00f9 aucune pr\u00e9caution ne serait prise en amont.<a id=\"post-3349-bookmark4\"><\/a> Ainsi,\u00a0notre objectif est de contr\u00f4ler la qualit\u00e9 mycologique des huitres consomm\u00e9es \u00e1 Boma af\u00edn d\u2019encourager ou non sa consommation. L\u2019int\u00e9r\u00eat de nos r\u00e9sultats est d\u2019inviter les responsables ayant en charge la sant\u00e9 de la population \u00e0 veiller sur les modes de consommation des huitres.<\/p>\n<p><strong>II. MAT\u00c9RIEL ET METHODES<\/strong><\/p>\n<p><strong>II.1. MATERIEL<\/strong><\/p>\n<p><strong>1.1. Mat\u00e9riels biologiques<\/strong><\/p>\n<p>Notre recherche a port\u00e9 sur le produit alimentaire, notamment les fruits de mer (les hu\u00eetres).<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"291\" height=\"234\" class=\"wp-image-3351\" src=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-result-for-oyster.jpeg\" alt=\"Image result for oyster\" srcset=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-result-for-oyster.jpeg 291w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-result-for-oyster-150x121.jpeg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 291px) 100vw, 291px\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"360\" height=\"234\" class=\"wp-image-3352\" src=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-result-for-oyster-1.jpeg\" alt=\"Image result for oyster\" srcset=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-result-for-oyster-1.jpeg 360w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-result-for-oyster-1-300x195.jpeg 300w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-result-for-oyster-1-150x98.jpeg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 360px) 100vw, 360px\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"403\" height=\"218\" class=\"wp-image-3353\" src=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-result-for-oyster-2.jpeg\" alt=\"Image result for oyster\" srcset=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-result-for-oyster-2.jpeg 403w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-result-for-oyster-2-300x162.jpeg 300w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-result-for-oyster-2-150x81.jpeg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 403px) 100vw, 403px\" \/> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"258\" height=\"234\" class=\"wp-image-3354\" src=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-result-for-oyster-3.jpeg\" alt=\"Image result for oyster\" srcset=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-result-for-oyster-3.jpeg 258w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-result-for-oyster-3-150x136.jpeg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 258px) 100vw, 258px\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"432\" height=\"243\" class=\"wp-image-3355\" src=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-result-for-oyster-4.jpeg\" alt=\"Image result for oyster\" srcset=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-result-for-oyster-4.jpeg 432w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-result-for-oyster-4-300x169.jpeg 300w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-result-for-oyster-4-150x84.jpeg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 432px) 100vw, 432px\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"350\" height=\"350\" class=\"wp-image-3356\" src=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/5000jwafbimx-comxgn.jpeg\" alt=\"5,000~\u0209\u0303JWAfBi[mx.comXgn\" srcset=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/5000jwafbimx-comxgn.jpeg 350w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/5000jwafbimx-comxgn-300x300.jpeg 300w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/5000jwafbimx-comxgn-150x150.jpeg 150w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/5000jwafbimx-comxgn-100x100.jpeg 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><\/p>\n<p><a id=\"post-3349-bookmark15\"><\/a><strong>1.2. Mat\u00e9riel de laboratoire<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Microscope binoculaire \u00e9lectrique olympus\u00a0; Etuve bact\u00e9riologique\u00a0; Pipette pasteur gradu\u00e9e\u00a0; Boite de p\u00e9trie\u00a0; Lampe \u00e0 alcool\u00a0; Anse de platine\u00a0; Portoir\u00a0; Bocal st\u00e9rile ou flacon de pr\u00e9l\u00e8vement\u00a0; Lame Porte objet\u00a0; Allumette\u00a0; Gant\u00a0; Marker\u00a0; Tube \u00e0 essai.<a id=\"post-3349-bookmark16\"><\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>1.3. R\u00e9actif et milieu de culture<\/strong><\/p>\n<p>H2O physiologique 0,9%\u00a0, S\u00e9rum humain, G.S + chloramph\u00e9nicol -t-actidione ,<\/p>\n<p>1.4. Milieu d\u2019\u00e9tude<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"490\" class=\"wp-image-3357\" src=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/surtaxe-au-port-de-boma-les-declarants-en-douane.jpeg\" alt=\"Surtaxe au port de Boma: les d\u00e9clarants en douane montent au cr\u00e9neau ...\" srcset=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/surtaxe-au-port-de-boma-les-declarants-en-douane.jpeg 800w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/surtaxe-au-port-de-boma-les-declarants-en-douane-300x184.jpeg 300w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/surtaxe-au-port-de-boma-les-declarants-en-douane-768x470.jpeg 768w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/surtaxe-au-port-de-boma-les-declarants-en-douane-150x92.jpeg 150w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/surtaxe-au-port-de-boma-les-declarants-en-douane-696x426.jpeg 696w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/surtaxe-au-port-de-boma-les-declarants-en-douane-700x429.jpeg 700w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/p>\n<p>Notre \u00e9tude s\u2019est r\u00e9alis\u00e9e dans la ville de Boma dans la province du Kongo centrale en R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo.<\/p>\n<p><strong>2. METHODES<\/strong><\/p>\n<p><strong>2.1. Technique d&#8217;\u00e9chantillonnage<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><strong>Crit\u00e8res d&#8217;inclusion<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>Notre \u00e9tude \u00e9tant exp\u00e9rimentale, l&#8217;\u00e9chantillon a \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9 d&#8217;une partie de l&#8217;huitre pr\u00eate \u00e0 la consommation. Le march\u00e9 Dumbi comme march\u00e9 de r\u00e9f\u00e9rence choisi comme site de pr\u00e9l\u00e8vement o\u00f9 presque les quantit\u00e9s commerciales arrivent \u00e0 ce march\u00e9.<\/p>\n<p><strong>2.2. Lieu d&#8217;analyse<\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;analyse des huitres a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e au laboratoire de l&#8217;HGR\/BOMA, dans la ville de Boma.<\/p>\n<p><strong>2.3. Analyse des \u00e9chantillons<\/strong><\/p>\n<p><strong>Principe :<\/strong> le principe est de mettre en \u00e9vidence les germes gr\u00e2ce au milieu de culture.<\/p>\n<p><strong>Techniques :<\/strong> les \u00e9tapes poursuivies sont les suivantes.<\/p>\n<p><strong>I<sup>\u00e8re<\/sup> Etape :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>R\u00e9ception des M.C provenant de l&#8217;INRB coul\u00e9s en boites de p\u00e9trie et en tubes et conserver les boites de p\u00e9trie et les tubes contenant les M.C au frigo (2-8\u00b0 C);<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>II<sup>\u00e8me<\/sup> Etape<\/strong><\/p>\n<p><strong>1<sup>er<\/sup> jour :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Pr\u00e9lever les \u00e9chantillons dans les diff\u00e9rents march\u00e9s de la ville et amener au laboratoire pour observation \u00e0 frais au microscope, si pr\u00e9sence des levures, conserver les \u00e9chantillons dans l&#8217;eau physiologique comme \u00e9tant un milieu nutritif (bouillon).<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>2<sup>e<\/sup> jour :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Ensemencer en strie dans les boites de p\u00e9trie \u00e0 l&#8217;aide de l&#8217;anse de platine pour le sabouraud chloramph\u00e9nicol et en pente dans les tubes \u00e0 essai pour le sabouraud actidione ;<\/li>\n<li>Incuber \u00e0 25-37\u00b0 C pendant 24-48h (G.S + chloramph\u00e9nicol : ATB qui inhibe la croissance des bact\u00e9ries ; G.S + chloramph\u00e9nicol +actidione : ATB qui inhibe la croissance des champignons et les autres esp\u00e8ces).<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>3<sup>e<\/sup> jour :<\/strong><\/p>\n<ol>\n<li>Examen Macroscopique des colonies<\/li>\n<\/ol>\n<p>R\u00e9sultat : Pr\u00e9sence des colonies \u00e0 aspect blanch\u00e2tre au recto et verso<\/p>\n<ol>\n<li>Examen Microscopique entre lame et lamelle<\/li>\n<li>R\u00e9sultat : Levures bourgeonnantes et non bourgeonnantes et les pseudomyc\u00e9liums<\/li>\n<li>Indentification<\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>III<sup>\u00e8me<\/sup> Etape : Test de filamentation <\/strong><\/p>\n<p><strong>Mode op\u00e9ratoire<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Pr\u00e9lever \u00e0 l&#8217;aide de l&#8217;anse de platine une portion de colonie ; Emulsionner dans 0,5 ml de s\u00e9rum humain dans un tube \u00e0 essai ; Incuber \u00e0 37\u00b0 C ; Faire la lecture apr\u00e8s au moins 3 heures.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>R\u00e9sultats attendus<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Levures bourgeonnantes (avec \u00e9tranglement)\u00a0; Levures non bourgeonnantes (pas d&#8217;\u00e9tranglement)\u00a0; Pseudomyc\u00e9lium et filament myc\u00e9lien.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>IV<sup>\u00e8me<\/sup> Etape : Coloration de gram <\/strong><\/p>\n<p><strong>Principe :<\/strong><\/p>\n<p>La coloration de gram est une coloration diff\u00e9rentielle qui permet de colorer les bact\u00e9ries de deux grands groupes : bact\u00e9ries en gram positif color\u00e9es en violet et bact\u00e9ries en gram n\u00e9gatif color\u00e9es en rouge ou en rose.<\/p>\n<p><strong>Mode op\u00e9ratoire :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Sur une lame propre et d\u00e9graiss\u00e9e ; \u00c0 l&#8217;aide de l&#8217;anse de platine effil\u00e9e, pr\u00e9lever une ou deux colonies m\u00e9lang\u00e9es avec l&#8217;eau physiologique puis fixer \u00e0 la chaleur douce ; Placer la pr\u00e9paration sur le pont de la coloration ; Couvrir toute la pr\u00e9paration avec la solution de violet de gentiane pendant 45 secondes \u00e0 1 minute ; Couvrir la pr\u00e9paration avec quelques gouttes de la solution iod\u00e9e (lugol) qui renforce l&#8217;action de violet de gentiane (est un mordancent) pendant 45 secondes \u00e0 1 minutes ; Rincer \u00e0 l&#8217;eau ordinaire, \u00e9goutter ; Accoler la pr\u00e9paration avec l&#8217;alcool ac\u00e9tone qui se laisse tomber goutte \u00e0 goutte jusqu&#8217;\u00e0 la disparition de la couleur violette ; Recouvrir la pr\u00e9paration avec la Fuchsine de Ziehl dilu\u00e9e \u00e0 l\/10<sup>\u00e8me<\/sup> pendant 45 secondes ; Rincer \u00e0 l&#8217;eau ordinaire et \u00e9goutter ; S\u00e9cher \u00e0 l&#8217;air libre ; Observer au microscope en ajoutant une goutte d&#8217;huile \u00e0 immersion avec l\u2019objectif 100x.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>III. RESULTATS <\/strong><\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats obtenus sont pr\u00e9sent\u00e9s dans les tableaux ci-dessous :<\/p>\n<p><a id=\"post-3349-bookmark19\"><\/a><strong>Tableau I : Distribution de fr\u00e9quence de diff\u00e9rents sites de pr\u00e9l\u00e8vement pour \u00e9tude<\/strong><\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td colspan=\"2\"><strong>Sites<\/strong><\/td>\n<td><strong>Pr\u00e9l\u00e8vement<\/strong><\/td>\n<td><strong>Pourcentage<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td rowspan=\"2\">Commune de Nzadi<\/td>\n<td>Puela<\/td>\n<td>5<\/td>\n<td>10<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Fisher<\/td>\n<td>5<\/td>\n<td>10<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td rowspan=\"3\">Commune de Kalamu<\/td>\n<td>Dinalo<\/td>\n<td>10<\/td>\n<td>20<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Rond-point<\/td>\n<td>10<\/td>\n<td>20<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Dumbi<\/td>\n<td>15<\/td>\n<td>30<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Secteur Borna Bungu<\/td>\n<td>Lufu<\/td>\n<td>5<\/td>\n<td>10<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td colspan=\"2\">Total<\/td>\n<td>50<\/td>\n<td>100<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le march\u00e9 Dumbi a un taux \u00e9lev\u00e9 de 30% suivi de Dinalo, Rond-point 20%, enfin Puela, Fisher et Lufu 10%.<\/p>\n<p><strong>Tableau II : Pr\u00e9sentation des r\u00e9sultats des produits biologiques analys\u00e9s selon le site de pr\u00e9l\u00e8vement<\/strong><\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td colspan=\"3\" rowspan=\"2\"><strong>Sites de pr\u00e9l\u00e8vement<\/strong><\/td>\n<td rowspan=\"2\"><strong>Total<\/strong><\/td>\n<td colspan=\"4\"><strong>R\u00e9sultats<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>N\u00e9gatif<\/strong><\/td>\n<td><strong>%<\/strong><\/td>\n<td><strong>Positif<\/strong><\/td>\n<td><strong>%<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td rowspan=\"2\">Commune de Nzadi<\/td>\n<td>Puela<\/td>\n<td colspan=\"2\">5<\/td>\n<td>2<\/td>\n<td>40<\/td>\n<td>3<\/td>\n<td>60<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Fisher<\/td>\n<td colspan=\"2\">5<\/td>\n<td>3<\/td>\n<td>60<\/td>\n<td>2<\/td>\n<td>40<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td rowspan=\"3\">Commune de Kalamu<\/td>\n<td>Dinalo<\/td>\n<td colspan=\"2\">10<\/td>\n<td>2<\/td>\n<td>20<\/td>\n<td>8<\/td>\n<td>80<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Rond-point<\/td>\n<td colspan=\"2\">10<\/td>\n<td>1<\/td>\n<td>10<\/td>\n<td>9<\/td>\n<td>90<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Dumbi<\/td>\n<td colspan=\"2\">15<\/td>\n<td>5<\/td>\n<td>33,3<\/td>\n<td>10<\/td>\n<td>66,7<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Secteur de Boma Bungu<\/td>\n<td>Lufu<\/td>\n<td colspan=\"2\">5<\/td>\n<td>2<\/td>\n<td>40<\/td>\n<td>3<\/td>\n<td>60<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td colspan=\"3\">Total<\/td>\n<td>50<\/td>\n<td>15<\/td>\n<td>30<\/td>\n<td>35<\/td>\n<td>70<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Dans les diff\u00e9rents sites de pr\u00e9l\u00e8vement le taux des germes le plus \u00e9lev\u00e9 se retrouve dans la commune de Kalamu plus pr\u00e9cis\u00e9ment au march\u00e9 Rond &#8211; Point 90%.<\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td rowspan=\"2\"><strong>Milieu de culture<\/strong><\/td>\n<td rowspan=\"2\"><strong>Echantillon<\/strong><\/td>\n<td rowspan=\"2\"><strong>Total<\/strong><\/td>\n<td colspan=\"4\"><strong>R\u00e9sultats<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>N\u00e9gatif<\/strong><\/td>\n<td><strong>%<\/strong><\/td>\n<td><strong>Positif<\/strong><\/td>\n<td><strong>%<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>G.S + Chlor<\/td>\n<td>Huitres<\/td>\n<td>30<\/td>\n<td>12<\/td>\n<td>40<\/td>\n<td>18<\/td>\n<td>60<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>G.S + Chlor + Actidione<\/td>\n<td>Huitres<\/td>\n<td>20<\/td>\n<td>11<\/td>\n<td>55<\/td>\n<td>9<\/td>\n<td>45<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><strong>Tableau II.1 : R\u00e9partition des r\u00e9sultats selon les milieux de culture<\/strong><\/p>\n<p>Ce tableau montre que les germes ont plus pouss\u00e9 dans la G.S + Chloramph\u00e9nicol 60%<\/p>\n<p><strong>Tableau 1V : r\u00e9sultats de la coloration de Gram selon le produit biologique<\/strong><\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td rowspan=\"2\"><strong>Echantillon<\/strong><\/td>\n<td rowspan=\"2\"><strong>Total<\/strong><\/td>\n<td colspan=\"4\"><strong>R\u00e9sultat<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>L.G +<\/strong><\/td>\n<td><strong>%<\/strong><\/td>\n<td><strong>LG-<\/strong><\/td>\n<td><strong>%<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Hu\u00eetres<\/td>\n<td>50<\/td>\n<td>28<\/td>\n<td>58<\/td>\n<td>22<\/td>\n<td>44<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Ce tableau nous montre que 56% des levures sont Gram +, Colonies pr\u00e9lev\u00e9es sur G.S + Chloramph\u00e9nicol et 44% des levures Gram -, Colonies pr\u00e9lev\u00e9es sur G.S + Chloramph\u00e9nicol + Actidione.<\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td colspan=\"2\"><strong>Sites<\/strong><\/td>\n<td><strong>Effectif<\/strong><\/td>\n<td><strong>Levures bourgeonnantes<\/strong><\/td>\n<td><strong>Levures non bourgeonnantes<\/strong><\/td>\n<td><strong>Pseudo myc\u00e9lium<\/strong><\/td>\n<td><strong>N\u00e9gatif<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td rowspan=\"2\">Commune de Nzadi<\/td>\n<td>Puela<\/td>\n<td>5 (10%)<\/td>\n<td>2 (4%)<\/td>\n<td>1 (2%)<\/td>\n<td>1 (2%)<\/td>\n<td>1<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Fisher<\/td>\n<td>5 (10%)<\/td>\n<td>2 (4%)<\/td>\n<td>1(2%)<\/td>\n<td>1 (2%)<\/td>\n<td>1<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td rowspan=\"2\">Commune de Kalarnu<\/td>\n<td>Dinalo<\/td>\n<td>10 (20%)<\/td>\n<td>3 (6%)<\/td>\n<td>2 (4%)<\/td>\n<td>2 (4%)<\/td>\n<td>3<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Rond- point<\/td>\n<td>10(20%)<\/td>\n<td>3 (6%)<\/td>\n<td>2 (4%)<\/td>\n<td>1 (2%)<\/td>\n<td>4<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td rowspan=\"2\">Secteur Boma Bungu<\/td>\n<td>Dumbi<\/td>\n<td>15 (30%)<\/td>\n<td>4 (8%)<\/td>\n<td>2 (4%)<\/td>\n<td>4(8%)<\/td>\n<td>5<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Lufu<\/td>\n<td>5 (10%)<\/td>\n<td>2 (4%)<\/td>\n<td>1 (2%)<\/td>\n<td>1 (2%)<\/td>\n<td>1<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td colspan=\"2\">TOTAL<\/td>\n<td>50 (100%)<\/td>\n<td>16 (32%)<\/td>\n<td>9 (18%)<\/td>\n<td>10 (20%)<\/td>\n<td>15<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><strong>Tableau V : R\u00e9partition de levures selon les sites de pr\u00e9l\u00e8vement<\/strong><\/p>\n<p>Ce tableau montre que le site de Dumbi occupe la premi\u00e8re position en ce qui concerne les levures bourgeonnantes, soit 8% suivi de Wenzedinalo, concernant les levures bourgeonnantes 6% enfin Puela, Fisher, Rond- point et Lufu pour les levures bourgeonnantes, non bourgeonnantes et les pseudomyceliums (2%]. Sur un \u00e9chantillon total de 50 hu\u00eetres, 35 soit 70% ont \u00e9t\u00e9 contamin\u00e9s par les levures bourgeonnantes (16, soit 32%) et non bourgeonnantes (9, soit 18%). Nous avons aussi not\u00e9 la pr\u00e9sence des pseudomyc\u00e9liums (10, soit 20%).III<\/p>\n<p><strong>III. DISCUSSION<\/strong><\/p>\n<p>Notre \u00e9tude exp\u00e9rimentale a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e sur un \u00e9chantillon des 50 huitres dans deux communes de la ville de Borna et un secteur pr\u00e9cis avec les sites choisis dans chaque commune.<\/p>\n<p>Tenant compte de l&#8217;hypoth\u00e8se de notre travail, les huitres vendues \u00e0 Borna pourraient \u00eatre pathog\u00e8nes pour la consommation humaine et un risque et\/ou un danger pour la population.<\/p>\n<p>Nos r\u00e9sultats sont pr\u00e9sent\u00e9s de la mani\u00e8re suivante :<\/p>\n<p>En dehors de l&#8217;autoconsommation dans les zones de production, les hu\u00eetres r\u00e9colt\u00e9es sont vendus \u00e0 une client\u00e8le essentiellement constitu\u00e9e d&#8217;\u00e9trangers. Comme la production, la vente des hu\u00eetres fra\u00eeches varie en fonction de la saison (novembre-mai). La demande est forte pendant les f\u00eates de fin d&#8217;ann\u00e9e o\u00f9 les ruptures de stocks sont fr\u00e9quentes. En Casamance, les hu\u00eetres fra\u00eeches sont commercialis\u00e9es sans d\u00e9gorgement pr\u00e9alable. C&#8217;est la raison pour laquelle les professionnels de la restauration sont favorables \u00e0 l&#8217;\u00e9tablissement d&#8217;une station d&#8217;\u00e9puration des hu\u00eetres pour l&#8217;obtention d&#8217;hu\u00eetres de bonne qualit\u00e9 commerciale et bact\u00e9riologique (Goudiaby, 1989).<\/p>\n<p>De par leur pouvoir de filtration, d&#8217;absorption et d&#8217;accumulation des micro-organismes, les hu\u00eetres sont le reflet de la contamination microbienne du milieu marin. C&#8217;est pourquoi il est important de d\u00e9terminer la nature des agents de contamination avant d&#8217;\u00e9valuer les diff\u00e9rentes sources de cette contamination. La contamination des coquillages peut \u00eatre due \u00e0 plusieurs cat\u00e9gories d&#8217;agents pathog\u00e8nes ou d&#8217;alt\u00e9rations dont les Virus et les Bact\u00e9ries.<\/p>\n<p>Les principaux virus isol\u00e9s des fruits de mer et en particulier des hu\u00eetres sont des virus intestinaux qui proviennent des f\u00e8ces de l&#8217;homme. Ce groupe renferme\u00a0: les virus de poliomy\u00e9lite qui provoquent une infection marqu\u00e9e par des c\u00e9phal\u00e9es, des troubles gastro-intestinaux suivis d&#8217;une paralysie flasque d&#8217;apparition brutale\u00a0; les Virus de l&#8217;h\u00e9patite A qui est couramment signal\u00e9 comme transmis par les coquillages et due \u00e0 un\u00a0Picornavirus. Ils engendrent chez l&#8217;homme une infection caract\u00e9ris\u00e9e par deux phases cliniques dont: une phase pr\u00e9- ict\u00e9rique, avec de la fi\u00e8vre, naus\u00e9e, et l&#8217;anorexie, associ\u00e9es \u00e0 des douleurs musculaires et articulaires\u00a0 et une phase ict\u00e9rique, avec une d\u00e9coloration des f\u00e8ces, une oligurie, un prurit, une h\u00e9patom\u00e9galie et une spl\u00e9nom\u00e9galie.(DIEDIHOU M.,2008).<\/p>\n<p>Dans leur \u00e9tude, CORNILLOTE E, SAINT-JOANIS., DAUBE G., ( 2018) ps\u00e9cifient qu\u2019en dehors des Virus pr\u00e9cit\u00e9s,\u00a0l&#8217;Enteric\u00a0Cytopathic\u00a0Human Orphan\u00a0Virus (E.C.H.O.V) et les Virus\u00a0Coxsackies\u00a0de type A et B ont \u00e9t\u00e9 \u00e9galement isol\u00e9s des fruits de mer. Ils sont respectivement \u00e0 l&#8217;origine des paralysies flasques, spasmodiques, et diarrh\u00e9es chez l&#8217;homme.<\/p>\n<p>Par contre, Les bact\u00e9ries signal\u00e9es avec les hu\u00eetres se r\u00e9partissent entre la flore saprophyte et la flore pathog\u00e8ne. Elle comprend les germes d\u00e9pourvus de tout pouvoir pathog\u00e8ne vis-\u00e0-vis des consommateurs. Les germes sont des bacilles \u00e0 Gram-\u00a0et des coques \u00e0 Gram+. Elles appartiennent au groupe des a\u00e9ro-ana\u00e9robies facultatifs, renfermant les germes lactose+ ou Coliformes. Ce sont des b\u00e2tonnets non sporulant, capables de fermenter le lactose avec production de l&#8217;acide et de gaz \u00e0 36 et 44\u00b0C en moins de 24 heures, dont\u00a0:\u00a0Escherichia coli,\u00a0Klebsiella,\u00a0Citrobacter,\u00a0Ent\u00e9robacter\u00a0et les bact\u00e9ries lactose- ou non Coliformes, avec le genre\u00a0Proteus, responsable de la putr\u00e9faction des produits halieutiques,\u00a0Morganella,\u00a0Yersinia\u00a0etc. Toutes ces bact\u00e9ries appartiennent \u00e0 la famille des\u00a0Ent\u00e9robact\u00e9riaceae. Elles habitent g\u00e9n\u00e9ralement le tube digestif de l&#8217;homme et des animaux, mais aussi le milieu ext\u00e9rieur.<\/p>\n<p>Les coques \u00e0 Gram+ saprophytes rencontr\u00e9es sur les coquillages appartiennent aux genres\u00a0Micrococcus\u00a0(a\u00e9robies strictes),\u00a0Streptococcus\u00a0(a\u00e9robies ou ana\u00e9robies facultatifs) avec\u00a0Streptococcus\u00a0D\u00a0ou ent\u00e9rocoques. Ces bact\u00e9ries sont des h\u00f4tes normaux du tube digestif et de l&#8217;appareille respiratoire de l&#8217;homme et des animaux.<\/p>\n<p>La flore pathog\u00e8ne constitue l&#8217;ensemble des germes susceptibles d&#8217;engendrer des maladies chez le consommateur. Les maladies transmises \u00e0 l&#8217;homme \u00e0 la suite de la consommation d&#8217;hu\u00eetres sont dues \u00e0 des coques et \u00e0 des bacilles.<\/p>\n<p>Les cocci pathog\u00e8nes signal\u00e9s chez les mollusques bivalves sont des Staphylocoques (Staphylococcus\u00a0aureus) qui sont des cellules sph\u00e9riques de 0.5 \u00e0 25\u00a0um g\u00e9n\u00e9ralement regroup\u00e9s en amas, ils sont immobiles et ne forment pas de spores. Ils sont a\u00e9robies ou ana\u00e9robies facultatifs, \u00e0 Gram (+), catalase (+) et fermentent les sucres en produisant de l&#8217;acide lactique. Ces derniers sont \u00e0 l&#8217;origine d&#8217;une intoxication staphylococcique qui survient 2 \u00e0 3 heures apr\u00e8s la prise de l&#8217;aliment. Les signes cliniques sont\u00a0 la diarrh\u00e9e intense, les douleurs abdominales (coliques), les naus\u00e9es et les vomissements en \u00ab\u00a0fus\u00e9e\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Par ailleurs,\u00a0S. aureus\u00a0est responsable d&#8217;infections cutan\u00e9es ou suppurations diverses (angine, rhinite, et furoncle.). Ce sont en effet, des germes a\u00e9robies ou a\u00e9ro-ana\u00e9robies facultatifs, dont l&#8217;habitat naturel correspond aux muqueuses de l&#8217;homme et des animaux.<\/p>\n<p>Les bacilles rencontr\u00e9s sur ou dans les coquillages sont des bacilles \u00e0 Gram-\u00a0et des bacilles \u00e0 Gram+. Les hu\u00eetres sont parfois contamin\u00e9es par les bacilles \u00e0 Gram- de la famille des Ent\u00e9robact\u00e9riaceae et celle de la famille des Vibrionaceae.<\/p>\n<p>La famille des Ent\u00e9robact\u00e9riaceae renferme plusieurs germes, dont seul le genre\u00a0Salmonella\u00a0est un contaminant des coquillages. Celui-ci provoque\u00a0des infections (fi\u00e8vre typho\u00efde et paratypho\u00efde) dues \u00e0\u00a0Salmonella typhi\u00a0et\u00a0Salmonella paratyphi\u00a0A, B et des toxi-infections (Salmonellose) dues \u00e0 de tr\u00e8s nombreuses salmonelles dont\u00a0Salmonella typhimurium\u00a0(s\u00e9rotypes ubiquistes),\u00a0Salmonella enteridis,\u00a0etc.<\/p>\n<p>A l\u2019issue d\u2019une \u00e9tude men\u00e9e par DIEDHIOU M.,(2008), Les r\u00e9sultats obtenus apr\u00e8s l&#8217;analyse bact\u00e9riologique sont compar\u00e9s d&#8217;une part avec les crit\u00e8res microbiologiques de r\u00e9f\u00e9rence\u00a0(arr\u00eat\u00e9 minist\u00e9riel fran\u00e7ais du 21 d\u00e9cembre 1979 abrog\u00e9 en 2004), et d&#8217;autre part entre l&#8217;eau et les hu\u00eetres et entre les hu\u00eetres vivantes non trait\u00e9es et celle des hu\u00eetres vivantes trait\u00e9es avec de l&#8217;eau de javel. Ces comparaisons portent sur la flore d&#8217;alt\u00e9ration, la flore de contamination f\u00e9cale et sur la flore pathog\u00e8ne. Elles permettent d&#8217;appr\u00e9cier la qualit\u00e9 de l&#8217;eau, ainsi que celle des hu\u00eetres vivantes d\u00e9gorg\u00e9es \u00e0 Katacalousse. L&#8217;appr\u00e9ciation des \u00e9chantillons est interpr\u00e9t\u00e9e selon un plan \u00e0 trois classes \u00e0 l&#8217;exception des Staphylocoques Salmonelles\u00a0:les r\u00e9sultats inf\u00e9rieurs \u00e0 la norme microbiologique traduisent un r\u00e9sultat satisfaisant\u00a0; les r\u00e9sultats inf\u00e9rieurs ou \u00e9gaux \u00e0 la norme microbiologique mettent en \u00e9vidence un produit acceptable\u00a0; les r\u00e9sultats largement sup\u00e9rieurs \u00e0 la norme microbiologique correspondent \u00e0 des hu\u00eetres non satisfaisantes.<\/p>\n<p>Il convient de noter \u00e9galement que l&#8217;\u00e9chantillon analys\u00e9 (eau) est non satisfaisant du fait de la pr\u00e9sence de Staphylocoques qui s&#8217;\u00e9l\u00e8vent \u00e0 30 par rapport \u00e0 la norme microbiologique qui indique une absence\/100ml, et un nombre ASR (&gt;1\/20) sup\u00e9rieur \u00e0 la norme microbiologique qui pr\u00e9conise 1\/20\/ml. Le tableau 7 montre que le r\u00e9sultat des hu\u00eetres non trait\u00e9es est non satisfaisant du fait des valeurs sup\u00e9rieures (8.103\u00a0pour Staphylocoques et 1,2.102\u00a0pour ASR) \u00e0 la norme microbiologique 102\/g pour la premi\u00e8re valeur et 10\/g pour la derni\u00e8re valeur. Le tableau 8 montre un r\u00e9sultat non satisfaisant des hu\u00eetres trait\u00e9es avec l&#8217;eau de javel<\/p>\n<p>Comparaison entre les r\u00e9sultats de l&#8217;eau et les hu\u00eetres\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; la flore d&#8217;alt\u00e9ration<\/p>\n<p>Elle correspond \u00e0 la flore m\u00e9sophile a\u00e9robie totale \u00e0 30\u00b0C. La flore m\u00e9sophile a\u00e9robie totale (FMAT) est utilis\u00e9e comme un indicateur de pollution global. Elle englobe l&#8217;ensemble de microorganismes capables de se multiplier \u00e0 l&#8217;air aux temp\u00e9ratures moyennes, surtout \u00e0 une temp\u00e9rature optimale de croissance situ\u00e9e entre 25 et 40\u00b0C. Sa pr\u00e9sence dans les \u00e9chantillons traduit toute la gamme de germes non sp\u00e9cifiques contenus dans les produits. Le nombre de bact\u00e9ries m\u00e9sophiles a\u00e9robies totales est sup\u00e9rieur dans les hu\u00eetres trait\u00e9es et non trait\u00e9es (14,4.104\u00a0cumule) par rapport \u00e0 l&#8217;eau de Katacalousse (84\/20\/ml, 85\/102\/ml), ce cumule est largement sup\u00e9rieur \u00e0 la normale et inf\u00e9rieur \u00e0 celui des r\u00e9sultats pr\u00e9c\u00e9dents (Oc\u00e9anium 2008) ce qui indique donc une charge importante de flore totale dans les hu\u00eetres dont l&#8217;origine est \u00e0 chercher dans l&#8217;eau du milieu de d\u00e9gorgement, car cette pollution peut \u00eatre li\u00e9e aux rejets d&#8217;eaux us\u00e9es sans traitement de l&#8217;h\u00f4tel non loin des tables de d\u00e9gorgement, mais aussi aux zones de productions. Les r\u00e9sultats de notre \u00e9tude confirment ceux de deux auteurs ci-haut cit\u00e9s.<\/p>\n<p>&#8211; La flore de contamination f\u00e9cale<\/p>\n<p>La flore de contamination f\u00e9cale recherch\u00e9e au cours de l&#8217;\u00e9tude, correspond aux coliformes f\u00e9caux (Escherichia\u00a0coli,\u00a0Klebsiella,\u00a0Citrobacter,\u00a0Hafnia, et\u00a0Ent\u00e9robacter). Leur r\u00e9sistance dans le milieu ext\u00e9rieur a permis \u00e0 Berrada SUNI d&#8217;affirmer qu&#8217;ils peuvent contaminer les aliments ind\u00e9pendamment de la souillure f\u00e9cale. Leur pr\u00e9sence en nombre \u00e9lev\u00e9 peut se relever tr\u00e8s dangereuse, notamment\u00a0E. coli. Ces r\u00e9sultats s\u2019\u00e9cartent vraiment de nos r\u00e9sultats car, la r\u00e9partition de nos r\u00e9sultats montre qu&#8217;il s&#8217;agit de Candida albicans ou monilia. La moniliase ou Candidose est une maladie aigu\u00e9 ou chronique caus\u00e9e par les levures du genre Candida.<\/p>\n<p>En comparant les r\u00e9sultats des hu\u00eetres par rapport \u00e0 l&#8217;eau, on note une absence des coliformes dans l&#8217;eau de Katacalousse qui peut \u00eatre li\u00e9e \u00e0 la dur\u00e9e de vie tr\u00e8s courte dans l&#8217;eau de mer, mais aussi de l&#8217;auto-\u00e9puration de l&#8217;eau de mer. Donc, la pr\u00e9sence dans le produit (hu\u00eetres) de coliformes peut \u00eatre li\u00e9e aux zones de productions.<\/p>\n<p>&#8211; La flore pathog\u00e8ne<\/p>\n<p>La flore pathog\u00e8ne consid\u00e9r\u00e9e durant l&#8217;\u00e9tude de la qualit\u00e9 bact\u00e9riologique est compos\u00e9e de Staphylocoques, d&#8217;Ana\u00e9robies Sulfito-R\u00e9ducteurs, de Salmonelle et de\u00a0Vibrio.<\/p>\n<p>L&#8217;existence de Staphylocoques 8.103\u00a0dans les hu\u00eetres peut \u00eatre expliqu\u00e9e par la pr\u00e9sence de Staphylocoques 30 dans l&#8217;eau du milieu o\u00f9 la normale est l&#8217;absence dans l&#8217;eau, ce qui explique la pollution du milieu de d\u00e9gorgement par ces bact\u00e9ries pathog\u00e8nes.<\/p>\n<p>La pr\u00e9sence des ASR dans l&#8217;eau qui est sup\u00e9rieure \u00e0 1\/20\/ml d\u00e9passant la normale, d\u00e9termine leur d\u00e9tection dans les produits (hu\u00eetres) avec 1, 2.102. Cette charge importante peut \u00eatre expliqu\u00e9e par l&#8217;activit\u00e9 de l&#8217;h\u00f4tel, mais aussi des rejets d&#8217;eaux us\u00e9es du village (Ourong) qui, malgr\u00e9 son \u00e9loignement peut \u00eatre source de pollution dans cette zone li\u00e9e au ph\u00e9nom\u00e8ne de la mar\u00e9e.<\/p>\n<p>Mais, on note une absence des Salmonelles et des Coliformes f\u00e9caux dans tous les \u00e9chantillons trait\u00e9s qui peut \u00eatre expliqu\u00e9e par un mauvais choix du moment de l&#8217;\u00e9chantillonnage, puisque les collectes sont r\u00e9alis\u00e9es lorsque les conditions climatiques sont favorables. Alors que d&#8217;autres travaux tels que ceux de Bosch (1995),\u00a0ont montr\u00e9 que la diminution de la temp\u00e9rature d&#8217;eau entra\u00eene la diminution de l&#8217;activit\u00e9 biologique des coquillages.<\/p>\n<p>&#8211; Comparaison entre hu\u00eetres trait\u00e9es et non trait\u00e9es\u00a0:<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats des analyses bact\u00e9riologiques sur les hu\u00eetres ont permis d&#8217;observer l&#8217;efficacit\u00e9 du chlore (javel) utilis\u00e9e pour le traitement des hu\u00eetres.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9sultats montrent qu&#8217;au cours du d\u00e9gorgement on note une r\u00e9duction de la flore totale de 8,4.104\u00a0des hu\u00eetres non trait\u00e9es \u00e0 6.104\u00a0pour les hu\u00eetres trait\u00e9es\u00a0; de la flore pathog\u00e8ne de 8.103\u00a0hu\u00eetres non trait\u00e9es \u00e0 4.102\u00a0hu\u00eetres trait\u00e9es,\u00a0des ASR de 1,2.102\u00a0hu\u00eetres non trait\u00e9es \u00e0 102\u00a0hu\u00eetres trait\u00e9es. Ces r\u00e9sultats sont sup\u00e9rieurs \u00e0 ceux de Dram\u00e9 (1994) pour une \u00e9tude similaire sur les hu\u00eetres de Joal. La flore f\u00e9cale quant \u00e0 elle reste invariable malgr\u00e9 le traitement effectu\u00e9. Ceci peut \u00eatre expliqu\u00e9 par la r\u00e9sistance des spores.<\/p>\n<p>Cette r\u00e9duction est li\u00e9e \u00e0 l&#8217;efficacit\u00e9 du chlore (javel) dans le traitement. Mais malgr\u00e9 le traitement, on d\u00e9note toujours une contamination des hu\u00eetres qui conduit \u00e0 d\u00e9duire un r\u00e9sultat non satisfaisant des hu\u00eetres d\u00e9gorg\u00e9es \u00e0 en France.( CARLIER, F; COHEN-MAUREL, E; GUILLOT, D.,2005).<\/p>\n<p>En conclusion, on peut d\u00e9duire que ces r\u00e9sultats issus des analyses bact\u00e9riologiques au laboratoire d&#8217;HIDAOA ne permettent pas d&#8217;affirmer ou de confirmer la propret\u00e9 des hu\u00eetres produites dans l&#8217;AMPc du Petit Kassa et d\u00e9gorg\u00e9es \u00e0 Katacalousse. Ces r\u00e9sultats s\u2019approchent des n\u00f4tres qui justifient que les huitres vendus et consomm\u00e9s \u00e0 Boma en R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo contiennent des germes bact\u00e9riologiques et virales d\u2019ordre de 70%.<\/p>\n<p>Pour la distribution de fr\u00e9quence de diff\u00e9rents sites concern\u00e9s par notre \u00e9tude, nous constatons que le taux des germes le plus \u00e9lev\u00e9 se retrouve dans la commune de Kalamu plus pr\u00e9cis\u00e9ment au march\u00e9 Rond &#8211; Point (90%), Dinalo (80%) et Dumbi (66,7%). Le taux des germes le plus faible se retrouve dans la commune de Nzadi (Puela : 60% et Fisher : 40%).<\/p>\n<p>Le site de Dumbi occupe la premi\u00e8re position en ce qui concerne les levures bourgeonnantes, soit 8% suivi de Wenzedinalo, concernant les levures bourgeonnantes 6% enfin Puela, Fisher, Rond-point et Lufu pour les levures bourgeonnantes, non bourgeonnantes et les pseudomyceliums (2%). (tableau n\u00b06).<\/p>\n<p>En terme probabilistes, si nous prenons au hasard un \u00e9chantillon des huitres pr\u00eates \u00e0 la consommation, il y a 70% de chance qu&#8217;elles soient contamin\u00e9es.<\/p>\n<p>Le taux de contamination de 70% n&#8217;est qu&#8217;une estimation ponctuelle (estimation des param\u00e8tres de la population \u00e0 partir d&#8217;un seul chiffre). Comme il n&#8217;est pas \u00e9vident que tout autre \u00e9chantillon donnerait une valeur de 70%, il est possible de d\u00e9finir un intervalle \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur duquel la vraie valeur de la population pourrait se retrouver \u00e0 un seuil des confiances donn\u00e9es, par exemple 95% pour notre cas. Il s&#8217;agit de l&#8217;estimation par intervalle de confiance. Nous allons utiliser la formule suivante :<\/p>\n<p>o\u00f9 p est la proportion (0,70) ; Z- la valeur normale au seuil de signification ~ pour notre cas Z 1,96 et n la taille de l&#8217;\u00e9chantillon (50).<\/p>\n<p>0,70\u00b1l,96=<\/p>\n<p>0,70 \u00b1 0,127<\/p>\n<p>L&#8217;intervalle de confiance \u00e0 95% [0,573 ; 0,827]<\/p>\n<p>[57,3% ; 82,7%]<\/p>\n<p>Il ressort de ces calculs qu&#8217;il y a 95% de chance que le taux de contamination des huitres dans les diff\u00e9rents sites de pr\u00e9l\u00e8vement enqu\u00eat\u00e9s pour la population soit compris entre 57,3% et 82,7%. La r\u00e9partition de nos r\u00e9sultats montre qu&#8217;il s&#8217;agit de Candida albicans ou monilia. La moniliase ou Candidose est une maladie aigu\u00e9 ou chronique caus\u00e9e par les levures du genre Candida.<a id=\"post-3349-bookmark21\"><\/a><\/p>\n<p><strong>V. CONCLUSION<\/strong><\/p>\n<p>Notre travail avait comme but de contr\u00f4ler la qualit\u00e9 mycologique des hu\u00eetres consomm\u00e9es \u00e0 Borna pour enfin encourager ou non la consommation et mettre en \u00e9vidence les germes susceptibles d&#8217;\u00eatre rencontr\u00e9s dans cette recette et \u00e9tant \u00e0 l&#8217;origine toxine.<\/p>\n<p>Cette situation nous a orient\u00e9 dans notre \u00e9tude d&#8217;utiliser un \u00e9chantillon des hu\u00eetres scientifiquement appel\u00e9es Crassostrea Gigas pr\u00eates \u00e0 la consommation vendues dans nos diff\u00e9rents march\u00e9s de la ville.<\/p>\n<p>Etant donn\u00e9 que la commercialisation est justifi\u00e9e par une fr\u00e9quence de consommation \u00e9norme ou \u00e9lev\u00e9e, nous avons \u00e9t\u00e9 pr\u00e9occup\u00e9s par la pr\u00e9sence des levures dans cette recette pr\u00eate \u00e0 la consommation. Notre choix de lieu de pr\u00e9l\u00e8vement tient compte des sites de vente sur les march\u00e9s et sur les voies publiques.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s analyses mycologiques et bact\u00e9riologies, les \u00e9chantillons pr\u00e9lev\u00e9s dans la commune de Nzadi ; Kalamu et secteur Borna Bungu ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 les r\u00e9sultats suivants :<\/p>\n<p>Le site Dumbi a le taux de contamination le plus \u00e9lev\u00e9, soit 8%, suivi de Dinalo et Rond-point avec 6% et enfin les march\u00e9s Puela, Fisher et Lufu pour les levures bourgeonnantes, soit 4%. Pour les levures non bourgeonnantes, les sites Dinalo, Rond-point et Dumbi ont pr\u00e9sent\u00e9 4% chacun et les autres, 2%. Concernant les pseudomyceliums ou filaments myc\u00e9liens, le site Dumbi a un taux de 8%, suivi de Dinalo avec 4% et les autres sites, 2%. Pour la coloration de Gram, il sied de signaler sur le produit biologique (huitres), que c&#8217;est dans la G.S + chloramph\u00e9nicol soit 56% o\u00f9 on a le taux de levures \u00e9lev\u00e9s et la G.S + chloramph\u00e9nicol + actidione le taux est faible en levures soit 44%.<\/p>\n<p>Probablement, par pr\u00e9l\u00e8vement au hasard d&#8217;un \u00e9chantillon des huitres pr\u00eates \u00e0 la consommation, il y a 70% de chance qu&#8217;elles soient contamin\u00e9es par Candida albicans et autres agents pathog\u00e8nes.<\/p>\n<p>Avec ces r\u00e9sultats nous pouvons confirmer les hypoth\u00e8ses de notre \u00e9tude. La r\u00e9partition de nos r\u00e9sultats montre qu&#8217;il s&#8217;agit de Candida albicans ou monilia. La moniliase ou Candidose est une maladie aigu\u00e9 ou chronique caus\u00e9e par les levures du genre Candida.<\/p>\n<p>Pour contribuer \u00e0 l&#8217;am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 bact\u00e9riologique des hu\u00eetres, des recommandations ont \u00e9t\u00e9 apport\u00e9es dans le cadre de cette \u00e9tude\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; Mise en place imp\u00e9rative de bassins d&#8217;\u00e9puration ou de d\u00e9gorgement des hu\u00eetres\u00a0:<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9puration est un proc\u00e9d\u00e9 qui consiste \u00e0 mettre les coquillages vivants initialement contamin\u00e9s dans les conditions agr\u00e9\u00e9es et contr\u00f4l\u00e9es de fa\u00e7on \u00e0 les rendre propres \u00e0 la consommation humaine sans traitement ult\u00e9rieur.<\/p>\n<p>Cette d\u00e9finition montre que les bassins d&#8217;\u00e9puration constituent le maillon essentiel pour l&#8217;obtention de produit de qualit\u00e9. Quel que soit le degr\u00e9 de contamination initiale de ces bivalves, au niveau des sites de production ou au cours du transport, des am\u00e9liorations notables peuvent \u00eatre apport\u00e9es lorsqu&#8217;on dispose des bassins ad\u00e9quats. Ceci exige que l&#8217;on soit intransigeant en ce qui concerne leur emplacement, leur installation et leur utilisation.<\/p>\n<p>La gestion des bassins d&#8217;\u00e9puration concerne surtout une meilleure planification des approvisionnements. L&#8217;\u00e9puration doit se faire par lots successifs en \u00e9vitant de r\u00e9unir les hu\u00eetres en stockage et celles en \u00e9puration.<\/p>\n<p>&#8211; Reprendre les analyses bact\u00e9riologiques avec le m\u00eame proc\u00e9d\u00e9 de traitement, mais en augmentant la dose de chlore (javel) soit 5 ppm \u00e0 10 ppm et la dur\u00e9e de traitement de sept jours \u00e0 douze jours, car le traitement ant\u00e9rieur avec 3 ppm a eu un effet avec une r\u00e9duction de la flore m\u00e9sophile totale de 8,4.10<sup>4<\/sup>\u00a0\u00e0 6.10<sup>4<\/sup>, les Staphylocoques de 8.10<sup>3<\/sup>\u00a0\u00e0 4.10<sup>2<\/sup>, les ASR de 1,2.10<sup>2<\/sup>\u00a0\u00e0 10<sup>2<\/sup>.<\/p>\n<p>&#8211; Poursuite des analyses microbiologiques sous l&#8217;\u00e9gide des laboratoires agr\u00e9\u00e9s tels que HIDAOA, ITA, Institut Pasteur&#8230;, INRB, pour la recherche microbiologiques des productions halieutiques et en particulier de la microbiologie alimentaire des hu\u00eetres produites au en Afrique pr\u00e9cis\u00e9ment en R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo.<\/p>\n<p>&#8211; Mettre en place un programme de surveillance, de contr\u00f4le sanitaire des hu\u00eetres, de leurs zones de d\u00e9gorgement et de leurs zones de production. Pour cela un syst\u00e8me de surveillance microbiologique du milieu marin (environnement) doit \u00eatre instaur\u00e9.<\/p>\n<p>Les principaux points du programme devront \u00eatre\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; mise en place de normes Bact\u00e9riologiques, Mycologiques et microbiologiques de salubrit\u00e9 sp\u00e9cifiquement adapt\u00e9es au contexte congolais. L&#8217;autorit\u00e9 comp\u00e9tente doit dans ce cadre \u00e9laborer un certain nombre d&#8217;amendements relatifs \u00e0 la salubrit\u00e9 des zones de production, \u00e0 la d\u00e9termination des crit\u00e8res microbiologiques des eaux et des hu\u00eetres au niveau des zones de production et commercialisation, au transport des hu\u00eetres et \u00e0 leur commercialisation\u00a0; pour cela une r\u00e9vision du d\u00e9cret existant relatif au contr\u00f4le de salubrit\u00e9 des produits halieutiques est n\u00e9cessaire aussi, cela tiendrait compte de besoins des communaut\u00e9s et de l\u2019impact n\u00e9gatif sanitaire li\u00e9s \u00e0 la consommation des huitres en RDC particuli\u00e8rement \u00e0 BOMA.<\/p>\n<p>&#8211; le recensement et le classement de toutes les zones conchylicoles De la RDC selon les normes de microbiologie adapt\u00e9es et les \u00e9claircissement sur la sant\u00e9 de population et la consommation des huitres dans des zone hyper end\u00e9miques des diarrh\u00e9es, gastroent\u00e9rites et autres troubles virales et digestifs.<\/p>\n<p>&#8211; la sensibilisation des populations riveraines sur la relation qualit\u00e9 de l&#8217;eau et qualit\u00e9 des hu\u00eetres, mais aussi sur les Bonnes Pratiques d&#8217;hygi\u00e8nes (BPH)<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins,\u00a0<strong>les r\u00e8gles d&#8217;hygi\u00e8ne doivent \u00eatre respect\u00e9es\u00a0en cas de malade au sein du foyer :<\/strong><\/p>\n<p>\u25ba Insister sur un lavage soigneux des mains aux sorties des toilettes, avant la pr\u00e9paration et la prise des repas.<\/p>\n<p>\u25ba Laver avec soin les fruits et les l\u00e9gumes<\/p>\n<p>\u25ba Bien nettoyer puis d\u00e9sinfecter les surfaces souill\u00e9es imm\u00e9diatement apr\u00e8s un \u00e9pisode de maladie (mati\u00e8res vomies, selles diarrh\u00e9iques) en utilisant de l&#8217;eau de Javel<\/p>\n<p>\u25ba Retirer imm\u00e9diatement et nettoyer, \u00e0 l&#8217;eau chaude avec un d\u00e9tergent, les v\u00eatements, les draps ou autres tissus qui peuvent avoir \u00e9t\u00e9 contamin\u00e9s apr\u00e8s un \u00e9pisode de la maladie<\/p>\n<p>\u25ba \u00c9liminer dans la toilette les mati\u00e8res vomies ou les selles diarrh\u00e9iques et s&#8217;assurer que la zone environnante est toujours propre.<\/p>\n<p>\u25ba Les personnes infect\u00e9es\u00a0par les norovirus ne doivent pas manipuler les aliments.<\/p>\n<p>\u25ba \u00c9viter la consommation de coquillages, s&#8217;ils ne proviennent pas d&#8217;une zone d&#8217;\u00e9levage autoris\u00e9e et contr\u00f4l\u00e9e, ou alors apr\u00e8s cuisson prolong\u00e9e.<\/p>\n<p>Sources :\u00a0Site Rappel Conso.gouv \/ Fiche de l&#8217;Anses : norovirus \/\u00a0Questions et r\u00e9ponses sur les norovirus (gastro-ent\u00e9rite virale) \u00e0 l&#8217;intention des patients et des professionnels de sant\u00e9,\u00a0ARS PACA<\/p>\n<p>&#8211; Favoriser dans cette zone le d\u00e9veloppement de l&#8217;ostr\u00e9iculture\u00a0:<\/p>\n<p>Les hu\u00eetres exploit\u00e9es en Casamance proviennent en majeure partie de la cueillette. Cette technique artisanale par coupure des rhizophores garnis d&#8217;hu\u00eetres ou par blessure des rhizophores suite au d\u00e9troquage des hu\u00eetres, aggrave la d\u00e9forestation de la mangrove, d\u00e9j\u00e0 \u00e9prouv\u00e9e par l&#8217;augmentation excessive de la salinit\u00e9 li\u00e9e aux facteurs climatiques.<\/p>\n<p>Actuellement, des techniques am\u00e9lior\u00e9es \u00e0 savoir la pose de collecteurs artificiels sont en train d&#8217;\u00eatre pratiqu\u00e9es.<\/p>\n<p>&#8211; Recherche de m\u00e9thodes de collecte du naissain et de culture des hu\u00eetres adapt\u00e9es au contexte local.<\/p>\n<p>&#8211; Formation des cadres sup\u00e9rieurs sp\u00e9cialis\u00e9s dans l&#8217;ostr\u00e9iculture pour l&#8217;encadrement des groupements de femmes activant dans le secteur de l&#8217;ostr\u00e9iculture.<\/p>\n<p>&#8211; Apr\u00e8s la cueillette, les hu\u00eetres sont achemin\u00e9es vers un lieu appropri\u00e9 pour \u00eatre d\u00e9gorg\u00e9es ou \u00e9pur\u00e9es \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;une pirogue. Cette \u00e9tape ne dure que quelques heures. Elle peut ne pas entra\u00eener des modifications microbiologiques importantes.<\/p>\n<p>En effet, les hu\u00eetres sont \u00e0 sec et les contaminations se limitent \u00e0 la coquille. Il faut donc, renforcer la propret\u00e9 de tout le mat\u00e9riel rentrant en contact avec l&#8217;hu\u00eetre.<\/p>\n<p>&#8211; Am\u00e9liorer les conditions de transport par l&#8217;utilisation d&#8217;une source de froid. Les v\u00e9hicules frigorifiques sont les moyens de transport id\u00e9aux des lieux de d\u00e9gorgement vers les lieux de vente (zone touristique), mais compte tenu de leur co\u00fbt \u00e9lev\u00e9, l&#8217;utilisation de sacs en toile de jutes mouill\u00e9s recouvrant les casiers d&#8217;hu\u00eetres semble \u00eatre la proposition la plus r\u00e9aliste dans le contexte actuel dans cette zone ou en Casamance, ces sacs maintiennent les hu\u00eetres dans un environnement de fra\u00eecheur par \u00e9vaporation de l&#8217;eau.<\/p>\n<p>&#8211; Les souillures, les manipulations malpropres, l&#8217;exposition au soleil qui augmente l&#8217;impr\u00e9gnation et la prolif\u00e9ration bact\u00e9rienne sont aussi \u00e0 \u00e9viter.<\/p>\n<p>&#8211; Les proc\u00e9d\u00e9s de manutention doivent \u00eatre le moins brutal possible pour conserver les bivalves dans un bon \u00e9tat physiologique favorable \u00e0 un bon d\u00e9gorgement ou \u00e0 une bonne \u00e9puration dans les bassins.<\/p>\n<p>&#8211; Entreposer les hu\u00eetres dans des glaci\u00e8res contenant une source de froid \u00e9tanche ou dans des chambres froides \u00e0 une temp\u00e9rature d&#8217;entreposage comprise entre 12\u00b0C et +18\u00b0C.<\/p>\n<p>Cette m\u00e9thode d&#8217;entreposage \u00e0 sec permet de prolonger la dur\u00e9e de conservation des hu\u00eetres de plusieurs jours voire plusieurs semaines. Les hu\u00eetres S\u00e9n\u00e9galaise vivant dans les eaux tropicales chaudes (20 \u00e0 30\u00b0C) doivent \u00eatre conserv\u00e9es \u00e0 une temp\u00e9rature fra\u00eeche et non froide.<\/p>\n<p>&#8211; Doter les femmes des pirogues pour augmenter leur production et leur profit.<\/p>\n<p>&#8211; Soutenir les femmes en leur distribuant des mat\u00e9riels ad\u00e9quats pour mieux d\u00e9velopper la fili\u00e8re hu\u00eetre dans cette zone.<\/p>\n<p>&#8211; R\u00e9organiser la commercialisation (prix) des hu\u00eetres fra\u00eeches dans tout le S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\n<p>&#8211; Organiser des visites des installations conchylicoles et de production, et des \u00e9changes entre les diff\u00e9rents groupements de femmes productrices d&#8217;hu\u00eetres.<\/p>\n<p>L&#8217;insuffisance de cadres sup\u00e9rieurs dans l&#8217;ostr\u00e9iculture, et la raret\u00e9 du financement des programmes de recherches nationaux et de l&#8217;\u00e9quipement technique des productrices sont en r\u00e9alit\u00e9 les vrais facteurs limitant de la production des hu\u00eetres.<\/p>\n<p>Les hu\u00eetres prolif\u00e8rent sur la petite c\u00f4te et dans les r\u00e9gions de Fatick et de Ziguinchor, situ\u00e9es au sud de Dakar, les gisements naturels se d\u00e9veloppent dans les immenses bras de mer abritant de vastes \u00e9tendues de for\u00eat des pal\u00e9tuviers.<\/p>\n<p>En dehors de ces zones de productions o\u00f9 elles sont bien consomm\u00e9es, la place des hu\u00eetres dans nos habitudes alimentaires et culinaires demeure modeste.<\/p>\n<p>Cependant, leur go\u00fbt tr\u00e8s appr\u00e9ciable attire particuli\u00e8rement les touristes. Elles constituent ainsi une source importante de revenus pour les femmes cueilleuses. Ces derni\u00e8res parviennent \u00e0 les \u00e9couler au niveau des h\u00f4tels, et des sites \u00e0 forte influence touristique.<\/p>\n<p>Malheureusement, les hu\u00eetres comme tous les autres bivalves v\u00e9hiculent plus facilement les germes pathog\u00e8nes de l&#8217;environnement marin.<\/p>\n<p>Jusque-l\u00e0, tr\u00e8s peu de travaux sur la bact\u00e9riologie de ces fruits de mer. Et c&#8217;est pour combler ce vide que cette recherche a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e. Elle a mis l&#8217;accent sur l&#8217;\u00e9tude de la flore pathog\u00e8ne (Salmonelles,\u00a0<em>Vibrio<\/em>, Staphylocoques&#8230;), la flore f\u00e9cale (Coliformes f\u00e9caux).<\/p>\n<p>Les analyses bact\u00e9riologiques effectu\u00e9es sur les hu\u00eetres et l&#8217;eau ont montr\u00e9 une contamination \u00e0 70% des \u00e9chantillons pr\u00e9lev\u00e9s \u00e0 BOMA par les bact\u00e9ries pathog\u00e8nes responsables des maladies gastro-ent\u00e9riques chez l&#8217;homme apr\u00e8s consommation des coquillages particuli\u00e8rement les hu\u00eetres.<\/p>\n<p><a id=\"post-3349-bookmark23\"><\/a><strong>REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES<\/strong><\/p>\n<ol>\n<li><strong>ADONSON, A. 1758\u00a0:\u00a0<\/strong>Histoire naturelle du S\u00e9n\u00e9gal &#8220;Coquillages&#8221;.Correspondant de l&#8217;acad\u00e9mie Royale des sciences. 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La contamination bact\u00e9rienne des coquillages. In coquillages et sant\u00e9 publique du risque \u00e0 la pr\u00e9vention. Rennes : ENSP Editeur, chapitre 4,51-78.<\/li>\n<li>RONVEAU X 0., VOS D.# BOS MAN A., BRANDWIJK K., VINJE K., KOOPMANS M., REINTJES R. Epidemie de gastroent\u00e9rite \u00e0 virus deNorovirus dans un h\u00f4pital de long et moyen s\u00e9jour \u00e0 Rotterdam. Eurosurveisllance, 2000, 5, 54-57<\/li>\n<li><strong>ROZIER, J; CARLIER, V; BOLNOT, F. 1985\u00a0:\u00a0<\/strong>Base microbiologique de l&#8217;hygi\u00e8ne des aliments: r\u00f4le des micro-organismes comestibles. Paris, \u00e9dition SEPAIC, 95-122.<\/li>\n<li><strong>THIAM, M. 2000\u00a0:\u00a0<\/strong>Les amas et tumulus coquilliers s\u00e9n\u00e9gambiens : un patrimoine en sursis.<strong>\u00a0<\/strong>D\u00e9partement d&#8217;Histoire, Facult\u00e9 des Lettres et Sciences Humaines &#8211; UCAD, 7 pages.<\/li>\n<li>Thomas A, Le Saux J-C, Olivier J et al. 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