{"id":2297,"date":"2022-06-13T15:17:20","date_gmt":"2022-06-13T15:17:20","guid":{"rendered":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/?p=2297"},"modified":"2025-04-16T21:33:11","modified_gmt":"2025-04-16T21:33:11","slug":"la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/","title":{"rendered":"La privation de libert\u00e9 de mouvements des justiciables de la Cour de cassation avant leur condamnation\u00a0: entre l\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement et la pertinence de la qualit\u00e9 officielle"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/ijssass.com\/index.php\/ijssass\/index\">International Journal of Social Sciences and Scientific Studies (2022) <\/a><\/p>\n<p>Listes de contenus disponibles sur:<a href=\"https:\/\/scholar.google.com\/scholar?hl=en&amp;as_sdt=0%2C5&amp;q=Ijssass&amp;btnG=\"> S<\/a>cholar<\/p>\n<p>La privation de libert\u00e9 de mouvements des justiciables de la Cour de cassation avant leur condamnation\u00a0: entre l\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement et la pertinence de la qualit\u00e9 officielle<\/p>\n<p>Journal homepage: ijssass.com\/index.php\/ijssass<\/p>\n<p><a id=\"post-2297-Do women ask the same questions as men i\"><\/a> LA PRIVATION DE LIBERT\u00c9 DE MOUVEMENTS DES JUSTICIABLES DE LA COUR DE CASSATION AVANT LEUR CONDAMNATION\u00a0: ENTRE L\u2019\u00c9GALIT\u00c9 DE TRAITEMENT ET LA PERTINENCE DE LA QUALIT\u00c9 OFFICIELLE\u2606<\/p>\n<p>Didier-Pierre NDANGI BAZEBANZIA <a href=\"#post-2297-_bookmark0\">a,<\/a><a href=\"#post-2297-_bookmark2\">*<\/a><\/p>\n<p><a id=\"post-2297-_bookmark0\"><\/a><a id=\"post-2297-_bookmark1\"><\/a><em>a.Doctorant en Droit p\u00e9nal et Criminologie Assistant \u00e0 la Facult\u00e9 de Droit \u2013 Universit\u00e9 de Kinshasa Avocat au Barreau de Kinshasa\/Matete Ancien Conseiller Juridique du Juge Constitutionnel et du Premier Pr\u00e9sident du Conseil d\u2019Etat de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo.<\/em><\/p>\n<p>Received 3 May 2022; Accepted 18 May 2022<\/p>\n<p>Available online 5 June 2022<\/p>\n<p>2787-0146\/\u00a9  .<\/p>\n<p>A R T I C L E I N F O<\/p>\n<p><em>Keywords:<\/em><\/p>\n<p>privation<\/p>\n<p>libert\u00e9<\/p>\n<p>Traitement<\/p>\n<p>qualit\u00e9<\/p>\n<p>A B S T R A C T<\/p>\n<p>En R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo, bien que la loi fondamentale stipule que \u00ab\u00a0tous les congolais sont \u00e9gaux devant la loi et ont droit \u00e0 une \u00e9gale protection des lois\u00a0\u00bb, cette affirmation ne tient pas debout. Certains justiciables compte tenu de leur rang social b\u00e9n\u00e9ficient des privil\u00e8ges et des faveurs m\u00eame lorsqu\u2019ils ont commis d\u2019infractions. Cette situation bien que voulue par le l\u00e9gislateur, cr\u00e9e une fosse des in\u00e9galit\u00e9s entre les justiciables devant la loi et plus pr\u00e9cis\u00e9ment devant les instances judiciaires. Il n\u2019est pas bon d\u2019accorder \u00e0 une cat\u00e9gorie d\u2019individus trop de faveurs m\u00eame lorsqu\u2019ils parviennent \u00e0 enfreindre la loi p\u00e9nale et surtout, le fait de conditionner les poursuites d\u2019un pr\u00e9sum\u00e9 criminel \u00e0 des autorisations pr\u00e9alables. Il va falloir que les textes traitant de l\u2019organisation et de la comp\u00e9tence des juridictions, mais \u00e9galement de la proc\u00e9dure \u00e0 suivre soient r\u00e9vis\u00e9s dans le sens d\u2019\u00e9viter toutes ces proc\u00e9dures de faveurs qui risqueraient d\u2019asseoir l\u2019impunit\u00e9 plut\u00f4t que de lutter contre elle.<\/p>\n<h1><a id=\"post-2297-1 Introduction\"><\/a><a id=\"post-2297-1 Introduction\"><\/a>Introduction<\/h1>\n<p>La R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo est dans ses fronti\u00e8res du 30 juin 1960, un Etat de droit, ind\u00e9pendant, souverain, uni et indivisible, social, d\u00e9mocratique et la\u00efc<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-0\" href=\"#post-2297-footnote-0\">[1]<\/a><\/sup>. Dans le cadre de cette r\u00e9flexion, le regard sera plus fix\u00e9 sur l\u2019alin\u00e9a premier de l\u2019article premier de la Constitution en vigueur auquel nous faisons allusion juste pour dire que la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo est un Etat de droit et d\u00e9mocratique. En effet, un Etat de droit s\u2019appr\u00e9hende comme celui qui \u00ab\u00a0est \u00e0 la fois esclave et protecteur des libert\u00e9s, tire sa l\u00e9gitimit\u00e9 de son aptitude \u00e0 les d\u00e9velopper et \u00e0 s\u2019y soumettre\u00a0\u00bb, ou encore celui qui, \u00ab\u00a0dans ses rapports avec ses sujets et pour la garantie de leur statut individuel, se soumet lui-m\u00eame \u00e0 un r\u00e9gime de droit\u00a0\u00bb. Tandis qu\u2019un Etat d\u00e9mocratique int\u00e8gre en droit p\u00e9nal, outre l\u2019id\u00e9e de la protection des institutions d\u00e9mocratiques, la r\u00e9f\u00e9rence aux droits humains et aux libert\u00e9s fondamentales et fait corps avec l\u2019id\u00e9e d\u2019un Etat de droit d\u00e9mocratique puisque leur respect, proclame l\u2019article 60 de la Constitution, s\u2019impose aux pouvoirs publics et \u00e0 toute personne<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-1\" href=\"#post-2297-footnote-1\">[2]<\/a><\/sup>. Mais \u00e9galement, l\u2019article 12 de la Constitution qui dispose\u00a0: \u00ab\u00a0Tous les congolais sont \u00e9gaux devant la loi et ont droit \u00e0 une \u00e9gale protection des lois\u00a0\u00bb<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-2\" href=\"#post-2297-footnote-2\">[3]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Cependant, lorsque l\u2019ordre public est troubl\u00e9 par une infraction quelconque, il s\u2019impose de le r\u00e9tablir en menant l\u2019enqu\u00eate sur les \u00e9l\u00e9ments de preuve, en mettant la main si possible sur le suspect et, \u00e9ventuellement ses autres participants, en proc\u00e9dant \u00e0 l\u2019interrogatoire de ceux-ci et dans la mesure du possible, \u00e0 l\u2019audition de t\u00e9moins, en vue d\u2019aboutir \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement de la responsabilit\u00e9. Dans la mesure o\u00f9 l\u2019on consid\u00e8re que l\u2019auteur d\u2019une infraction contracte une dette envers la soci\u00e9t\u00e9, qu\u2019il doit expier. Cela r\u00e9pond \u00e0 une exigence morale partag\u00e9e par toutes les soci\u00e9t\u00e9s, et \u00e0 toutes les \u00e9poques. C\u2019est pour cette raison que les bons actes doivent \u00eatre r\u00e9compens\u00e9s et les mauvais doivent \u00eatre punis. Et le sentiment comme l\u2019expression populaire sont que \u00ab\u00a0justice est faite\u00a0\u00bb lorsque l\u2019auteur d\u2019un crime crapuleux monte \u00e0 l\u2019\u00e9chafaud<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-3\" href=\"#post-2297-footnote-3\">[4]<\/a><\/sup>. C\u2019est la raison pour laquelle au Congo, jusqu\u2019\u00e0 ce jour, le principe qui est pos\u00e9 est que seules les personnes physiques sont capables de d\u00e9linquer. Ni les choses, ni les animaux ne peuvent \u00eatre sujet de l\u2019infraction. Seuls des \u00eatres fait des chairs, dot\u00e9s de volont\u00e9 et d\u2019intelligence peuvent commettre une infraction et, de ce fait, encourir une peine. L\u2019esprit individualiste de droit p\u00e9nal fait qu\u2019on ne peut attribuer un acte coupable et appliquer une peine qu\u2019\u00e0 l\u2019individu<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-4\" href=\"#post-2297-footnote-4\">[5]<\/a><\/sup>. Qui doit \u00eatre normalement auteur de cet acte criminel.<\/p>\n<p>Malheureusement avant d\u2019en arriver \u00e0 cette responsabilit\u00e9, l\u2019on constatera que le d\u00e9linquant n\u2019est pas un citoyen ordinaire qui doit subir des mesures \u00e0 tous, pr\u00e9vus \u00e0 l\u2019avant-proc\u00e8s<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-5\" href=\"#post-2297-footnote-5\">[6]<\/a><\/sup>, qui peuvent \u00eatre l\u2019arrestation et l\u2019inculpation de celui-ci juste apr\u00e8s son audition par le magistrat instructeur. Il va falloir que celui-ci (magistrat instructeur), apr\u00e8s avoir rassembl\u00e9 les \u00e9l\u00e9ments de preuve et transform\u00e9 les soup\u00e7ons et les charges en une certitude suffisante<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-6\" href=\"#post-2297-footnote-6\">[7]<\/a><\/sup>, convaincu que le d\u00e9linquant a effectivement commis les faits lui reproch\u00e9s, il peut se d\u00e9cider de prendre des mesures restrictives, en l\u2019occurrence la d\u00e9tention pr\u00e9ventive et l\u2019arrestation provisoire. Parce qu\u2019il est de droit investi du pouvoir de d\u00e9cisions quant \u00e0 ce. Il a le pouvoir de statuer sur la d\u00e9livrance d\u2019un mandat d\u2019arr\u00eat relevant de sa juridiction. A cet effet, il conviendrait qu\u2019il soit convaincu que le d\u00e9linquant qui se trouve devant lui a effectivement commis l\u2019acte dont on lui reproche et, qu\u2019il y a des indices s\u00e9rieux de culpabilit\u00e9 qui enl\u00e8veraient tout soup\u00e7ons.<\/p>\n<p>Cependant, lorsque le parquetier se rend compte que le faiseur des actes mauvais est justiciable de la Cour de cassation et par cons\u00e9quent, b\u00e9n\u00e9ficiaire de la qualit\u00e9 officielle, mais \u00e9galement privil\u00e9gi\u00e9 des juridictions, prendra toutes les dispositions utiles qui peuvent \u00eatre\u00a0: l\u2019autorisation de poursuite par le procureur g\u00e9n\u00e9ral pr\u00e8s la Cour de cassation. C\u2019est alors qu\u2019il va appr\u00e9cier la nature des faits et prendre une d\u00e9cision responsable et non politique\u00a0; soit le mettre sous mandat d\u2019arr\u00eat provisoire qui, pour eux, est la \u00ab\u00a0r\u00e9sidence surveill\u00e9e\u00a0\u00bb, soit le laisser partir avec certaines recommandations.<\/p>\n<p>Evidemment, cette situation bien que voulue par le l\u00e9gislateur, cr\u00e9e une injustice entre les justiciables au Congo et met en p\u00e9ril en m\u00eame temps, le principe d\u2019\u00e9galit\u00e9 pr\u00e9vu par la Constitution. Etant entendu que les justiciables de la Cour de cassation continuent \u00e0 b\u00e9n\u00e9ficier des privil\u00e8ges et des faveurs, bien qu\u2019en \u00e9tant d\u00e9linquant. C\u2019est une situation qui renforce la fosse des in\u00e9galit\u00e9s entre les justiciables devant la loi et plus pr\u00e9cis\u00e9ment devant les instances judiciaires congolaises. Tant et si bien que cela cr\u00e9e une pertinence de la qualit\u00e9 officielle m\u00eame lorsqu\u2019une infraction est commise par un d\u00e9linquant, justiciable de la cour de cassation. Parce qu\u2019il va se reposer paisiblement dans sa maison ou dans un endroit s\u00fbr bien que poursuivi par la justice. Tandis que d\u2019autres d\u00e9linquants ordinaires sont arr\u00eat\u00e9s sans m\u00e9nagement et directement envoy\u00e9s en prison, comme il n\u2019y a pas des maisons d\u2019arr\u00eat.<\/p>\n<p>Eu \u00e9gard \u00e0 ce qui vient d\u2019\u00eatre soutenu, il y a lieu de chercher \u00e0 savoir quelles sont les causes de ces in\u00e9galit\u00e9s\u00a0?<\/p>\n<p>Telle est l\u2019\u00e9conomie de cette r\u00e9flexion qui convient d\u2019\u00e9tudier d\u2019une part les justiciables de la Cour de cassation avant leur condamnation\u00a0: \u00e9galit\u00e9 de traitement et pertinence de la qualit\u00e9 officielle et d\u2019autre part, la proc\u00e9dure de leur privation de libert\u00e9 avant leur condamnation.<\/p>\n<h2>A. LES JUSTICIABLES DE LA COUR DE CASSATION\u00a0: BENEFICIAIRES DE PRIVILEGES DE JURIDICTION<\/h2>\n<p>Les justiciables de la Cour de cassation sont des autorit\u00e9s voulues par le l\u00e9gislateur d\u2019\u00eatre jug\u00e9es par devers cette instance, apr\u00e8s la commission des infractions. Avant de les conna\u00eetre, il va falloir comprendre le sens du concept privil\u00e8ge.<\/p>\n<p>Le concept privil\u00e8ge a plusieurs sens selon que l\u2019on est en droit civil ou en droit p\u00e9nal. Au sens civiliste, il signifie droit que la loi reconna\u00eet \u00e0 un cr\u00e9ancier, d\u2019\u00eatre pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 aux autres cr\u00e9anciers, m\u00eame hypoth\u00e9caires, sur l\u2019ensemble des biens de son d\u00e9biteur (privil\u00e8ge g\u00e9n\u00e9ral) ou sur certains d\u2019entre eux seulement<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-7\" href=\"#post-2297-footnote-7\">[8]<\/a><\/sup>. Mais dans le cas de cette \u00e9tude, il ne sera pas examin\u00e9 les privil\u00e8ges selon le sens civiliste que nous venons de d\u00e9finir, mais plut\u00f4t selon le sens du droit de la proc\u00e9dure p\u00e9nale qui fait \u00e9tat non seulement des privil\u00e8ges tout court, mais ajoute les privil\u00e8ges de juridiction. A cet effet, il faut entendre par privil\u00e8ge de juridiction, une d\u00e9rogation aux r\u00e8gles de comp\u00e9tence mat\u00e9rielle r\u00e9pressive qui fait que certaines cat\u00e9gories des personnes puissent \u00eatre jug\u00e9es par des juridictions bien d\u00e9termin\u00e9es, \u00e0 l\u2019exclusion de toutes les autres, et ce, dans le souci d\u2019emp\u00eacher que ces personnes ne puissent influencer ces juridictions<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-8\" href=\"#post-2297-footnote-8\">[9]<\/a><\/sup>. C\u2019est une institution juridique selon laquelle une personne, compte tenu de sa personnalit\u00e9 c\u2019est-\u00e0-dire des fonctions qu\u2019elle exerce ne soit jug\u00e9e que par une juridiction d\u00e9termin\u00e9e quelle que soit l\u2019infraction commise.<\/p>\n<p>Cependant, abondant dans le m\u00eame sens, RUBBENS \u00e9crit\u00a0: \u00ab\u00a0Les privil\u00e8ges de juridiction que conna\u00eet le droit congolais renvoyant certains justiciables devant la juridiction sup\u00e9rieure \u00e0 celles que leur d\u00e9signe le droit commun, n\u2019a pas pour but de m\u00e9nager leurs int\u00e9r\u00eats, ni m\u00eame le prestige de leur fonction. Les privil\u00e8ges ne sont toutefois pas accord\u00e9s comme faveurs, mais visent plut\u00f4t \u00e0 \u00e9viter que les magistrats ne soient pas amen\u00e9s \u00e0 assurer les responsabilit\u00e9s excessives au jugement respectivement des dignitaires dont le rang et le prestige pourraient les influencer\u00a0\u00bb<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-9\" href=\"#post-2297-footnote-9\">[10]<\/a><\/sup>. Les privil\u00e8ges de juridictions sont un avantage, une faveur que la loi accorde \u00e0 certains dignitaires d\u2019\u00eatre justiciables non devant les juges inf\u00e9rieurs, mais devant les hauts juges qu\u2019ils ne peuvent pas facilement influencer. Etant donn\u00e9 que ces b\u00e9n\u00e9ficiaires sont des autorit\u00e9s qui peuvent facilement emballer des petits magistrats compte tenu de l\u2019influence qu\u2019elles peuvent exercer.<\/p>\n<p>En effet, les privil\u00e8ges de juridictions trouvent leur fondement dans le souci de voir m\u00eame des personnes jouissant d\u2019un rang social \u00e9lev\u00e9, r\u00e9pondre de leurs actes r\u00e9pr\u00e9hensibles sur le plan p\u00e9nal. Etant donn\u00e9 qu\u2019il est admis dans des textes nationaux que certaines personnes vis-\u00e0-vis des fonctions, des rangs qu\u2019elles occupent dans la soci\u00e9t\u00e9 puissent b\u00e9n\u00e9ficier de certaines faveurs, sous entendues des privil\u00e8ges et immunit\u00e9s qui pourraient \u00eatre un obstacle \u00e0 leur poursuite\u00a0; \u00e9ventuellement, \u00e0 leur r\u00e9pression en cas d\u2019infraction. N\u00e9anmoins, pour \u00e9viter que ces protections n\u2019assurent leur impunit\u00e9, le l\u00e9gislateur a con\u00e7u un proc\u00e9d\u00e9 pouvant rendre possible la poursuite et la sanction de ces dignitaires. Ceux-ci sont soumis d\u00e9sormais \u00e0 un juge sup\u00e9rieur par rapport au juge naturel de toute personne ordinaire<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-10\" href=\"#post-2297-footnote-10\">[11]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>C\u2019est pour cette raison, b\u00e9n\u00e9ficier de privil\u00e8ges de juridiction n\u2019est pas tellement avantageux. Car en effet, ces justiciables sont priv\u00e9s du b\u00e9n\u00e9fice de double degr\u00e9 de juridiction, qui est un principe constitutionnel<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-11\" href=\"#post-2297-footnote-11\">[12]<\/a><\/sup>, qui garantit le droit pour toute affaire soumise aux Cours et tribunaux de faire l\u2019objet d\u2019examen quant au fond \u00e0 deux niveaux\u00a0: au premier degr\u00e9 et en appel<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-12\" href=\"#post-2297-footnote-12\">[13]<\/a><\/sup>. C\u2019est pour veiller \u00e0 ce que les d\u00e9cisions des tribunaux, qui peuvent \u00eatre entach\u00e9es d\u2019insuffisances ou d\u2019erreurs, voire d\u2019injustice, fassent l\u2019objet d\u2019un second examen.<\/p>\n<p>R\u00e9ellement, qui sont-ils les justiciables de la Cour de cassation\u00a0? Ce sont les autorit\u00e9s d\u00e9linquantes qui peuvent commettre des infractions et que la Cour les juge en premier et dernier ressort. Il s\u2019agit entre autres\u00a0: des membres de l\u2019Assembl\u00e9e nationale et du S\u00e9nat, les membres du gouvernement autres que le Premier ministre\u00a0; les membres de la Cour constitutionnelle et ceux du parquet pr\u00e8s cette Cour\u00a0; les membres de la cour de cassation et ceux du parquet pr\u00e8s cette Cour\u00a0; les membres du Conseil d\u2019Etat et ceux du parquet pr\u00e8s ce Conseil\u00a0; les membres de la Cour de comptes et ceux du parquet pr\u00e8s cette cour\u00a0; les premiers pr\u00e9sidents des Cours d\u2019appel et des cours administratives d\u2019appel ainsi que les procureurs g\u00e9n\u00e9raux pr\u00e8s ces Cours\u00a0; les gouverneurs, les vice-gouverneurs de provinces et les ministres provinciaux ainsi que les pr\u00e9sidents des Assembl\u00e9es provinciales<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-13\" href=\"#post-2297-footnote-13\">[14]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Il convient de pr\u00e9ciser que tous ces justiciables que nous venons de citer b\u00e9n\u00e9ficient de privil\u00e8ges de juridiction, mais \u00e9galement parmi eux seuls les membres du parlement b\u00e9n\u00e9ficient outre des privil\u00e8ges de juridiction, des immunit\u00e9s et inviolabilit\u00e9. Tandis que les membres du gouvernement ne sont pas immunis\u00e9s, mais b\u00e9n\u00e9ficient plut\u00f4t de l\u2019inviolabilit\u00e9 et les restes, ne sont b\u00e9n\u00e9ficiaires que des privil\u00e8ges de juridiction. Voil\u00e0 pourquoi, il serait souhaitable d\u2019abord d\u2019\u00e9tudier les membres du parlement\u00a0: pouvoir l\u00e9gislatif pour conna\u00eetre leur statut et ensuite, les membres du gouvernement\u00a0: pouvoir ex\u00e9cutif et enfin, les membres du pouvoir judiciaire et autres autorit\u00e9s politiques.<\/p>\n<h2>1. Les membres du parlement\u00a0: Pouvoir l\u00e9gislatif<\/h2>\n<p>Le pouvoir l\u00e9gislatif congolais est exerc\u00e9 par un parlement compos\u00e9 de deux chambres\u00a0: l\u2019Assembl\u00e9e nationale et le S\u00e9nat\u00a0; votent des lois, contr\u00f4lent le gouvernement, les entreprises publiques ainsi que les \u00e9tablissements publics. Chacune de chambre jouit de l\u2019autonomie administrative et financi\u00e8re et dispose d\u2019une dotation propre<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-14\" href=\"#post-2297-footnote-14\">[15]<\/a><\/sup>. Il convient de pr\u00e9ciser que ceux de l\u2019Assembl\u00e9e nationale sont appel\u00e9s d\u00e9put\u00e9s tandis que ceux du S\u00e9nat sont des s\u00e9nateurs. Ils sont tous \u00e9lus pour un mandat de cinq ans.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir pass\u00e9 en revue les membres du parlement\u00a0: pouvoir l\u00e9gislatif, il convient d\u2019examiner les membres du gouvernement\u00a0: pouvoir ex\u00e9cutif.<\/p>\n<h2>2. Les membres du gouvernement\u00a0: Pouvoir ex\u00e9cutif<\/h2>\n<p>Les membres du gouvernement sont appel\u00e9s des ministres. Le gouvernement est compos\u00e9 du Premier ministre<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-15\" href=\"#post-2297-footnote-15\">[16]<\/a><\/sup>, des ministres, de vice-ministres et, le cas \u00e9ch\u00e9ant de vice-premier ministre, de ministre d\u2019Etat et des ministres d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-16\" href=\"#post-2297-footnote-16\">[17]<\/a><\/sup>. Il est dirig\u00e9 par le Premier ministre Chef du gouvernement. Malheureusement celui-ci n\u2019est pas justiciable de la Cour de cassation, il rel\u00e8ve de la cour constitutionnelle<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-17\" href=\"#post-2297-footnote-17\">[18]<\/a><\/sup>. En effet, chaque membre du gouvernement est appel\u00e9 ministre et il est responsable de son d\u00e9partement minist\u00e9riel. Il est investi d\u2019un pouvoir prestigieux parce qu\u2019il engage son minist\u00e8re. Il dispose d\u2019un pouvoir r\u00e9glementaire pour assurer le bon fonctionnement de services plac\u00e9s sous son autorit\u00e9<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-18\" href=\"#post-2297-footnote-18\">[19]<\/a><\/sup>. Il nomme les fonctionnaires relevant de son minist\u00e8re et par cons\u00e9quent, b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019un grand respect. Il applique le programme du gouvernement dans son minist\u00e8re. Il statue par voie d\u2019arr\u00eat\u00e9<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-19\" href=\"#post-2297-footnote-19\">[20]<\/a><\/sup>. Il est l\u2019ordonnateur des d\u00e9penses de son d\u00e9partement, il signe les contrats pour le compte de son d\u00e9partement<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-20\" href=\"#post-2297-footnote-20\">[21]<\/a><\/sup>. Dans le cadre de l\u2019exercice de ses fonctions, il peut \u00eatre second\u00e9 par un vice-ministre qui exerce sous son autorit\u00e9 les attributions leur confi\u00e9es par l\u2019ordonnance portant organisation et fonctionnement du gouvernement. Il assume l\u2019int\u00e9rim du ministre en cas d\u2019absence ou d\u2019emp\u00eachement<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-21\" href=\"#post-2297-footnote-21\">[22]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Cependant, comme nous l\u2019avions soutenu que ces autorit\u00e9s n\u2019ont pas d\u2019immunit\u00e9 comme les membres du parlement dans l\u2019exercice de leurs fonctions. Ils b\u00e9n\u00e9ficient simplement de l\u2019inviolabilit\u00e9 qui prohibe toute atteinte \u00e0 leur int\u00e9grit\u00e9 corporelle, sauf n\u00e9cessit\u00e9 m\u00e9dicale pour la personne et le consentement pr\u00e9alable de l\u2019int\u00e9ress\u00e9.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir fini l\u2019examen des membres du gouvernement, il va falloir \u00e9tudier les membres du pouvoir judiciaire et autres autorit\u00e9s politiques.<\/p>\n<h2>3. Les membres du pouvoir judiciaire et autres autorit\u00e9s politiques<\/h2>\n<p>Dans ce point, il sera trait\u00e9 d\u2019une part tous les membres du pouvoir judiciaire justiciables de la Cour de cassation et d\u2019autre part, les autres autorit\u00e9s politiques.<\/p>\n<h2><em>a) Les membres du pouvoir judiciaire<\/em><\/h2>\n<p>Ici, nous \u00e9tudierons les diff\u00e9rentes cat\u00e9gories des magistrats qui sont justiciables de la Cour de cassation et qui si\u00e8gent dans des Cours et tribunaux de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo. Il s\u2019agit de\u00a0: membres de la Cour constitutionnelle et ceux du paquet pr\u00e8s cette Cour, les membres de la Cour de cassation et ceux du parquet pr\u00e8s cette Cour, les membres du Conseil d\u2019Etat et ceux du parquet pr\u00e8s ce Conseil, les membres de la Cour des comptes et ceux du parquet pr\u00e8s cette Cour, les membres des Cours d\u2019appel et ceux des parquets pr\u00e8s ces Cours et enfin, les membres de Cours administratives d\u2019appel et ceux des parquets pr\u00e8s ces Cours. A cet effet, il va falloir passer en revue chacune de cat\u00e9gorie de ces magistrats.<\/p>\n<h2><em>1. Les membres de la Cour constitutionnelle et ceux du parquet pr\u00e8s cette Cour<\/em><\/h2>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, la cour constitutionnelle est une juridiction cr\u00e9\u00e9e en vue de r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019option de la Constitution de 2006, de s\u00e9parer les contentieux constitutionnels du contentieux administratif et judiciaire\u00a0; mais aussi \u00e0 renforcer l\u2019ind\u00e9pendance du pouvoir judiciaire face aux pouvoirs l\u00e9gislatif et ex\u00e9cutif, comme il est dit dans l\u2019expos\u00e9 des motifs de la loi organique n\u00b0 13\/026 du 15 octobre 2013 portant organisation et fonctionnement de la cour constitutionnelle.<\/p>\n<p>En effet, la Cour constitutionnelle comprend neuf membres nomm\u00e9s par le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique dont trois sur sa propre initiative, trois d\u00e9sign\u00e9s par le parlement r\u00e9uni en congr\u00e8s et trois autres d\u00e9sign\u00e9s par le conseil sup\u00e9rieur de la magistrature. Les deux tiers des membres de la Cour constitutionnelle doivent \u00eatre des juristes provenant de la magistrature, du barreau ou de l\u2019enseignement universitaire. Le mandat des membres de la cour constitutionnelle est de neuf ans renouvelable. La Cour constitutionnelle est renouvel\u00e9e par tiers tous les trois ans. Toutefois, lors de chaque renouvellement, il sera proc\u00e9d\u00e9 au tirage au sort d\u2019un membre par groupe\u2026 Malheureusement, nous aurions d\u00fb voir s\u2019accomplir cette disposition constitutionnelle pour la premi\u00e8re fois en 2018, h\u00e9las\u00a0! au lieu qu\u2019il y ait tirage, nous avions plut\u00f4t assist\u00e9 \u00e0 des d\u00e9missions de certains membres et aussi, la mort d\u2019un autre juge<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-22\" href=\"#post-2297-footnote-22\">[23]<\/a><\/sup>. Arriv\u00e9e en 2020, deux ans apr\u00e8s, en date du 17 juillet 2020, nous avons assist\u00e9 pour la deuxi\u00e8me fois \u00e0 des nominations des nouveaux juges Constitutionnels et des r\u00e9vocations d\u2019autres en violation de la loi fondamentale, pourtant, nous pr\u00e9tendons croire dire que nous sommes dans un Etat de droit.<\/p>\n<p>Cependant \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la Cour constitutionnelle, il est institu\u00e9 un parquet g\u00e9n\u00e9ral pr\u00e8s cette cour. Le parquet g\u00e9n\u00e9ral exerce les attributions qui lui sont d\u00e9volues par la pr\u00e9sente loi organique. Il est plac\u00e9 sous l\u2019autorit\u00e9 du procureur g\u00e9n\u00e9ral pr\u00e8s cette cour. Le procureur g\u00e9n\u00e9ral est assist\u00e9 d\u2019un ou de plusieurs premiers avocats g\u00e9n\u00e9raux et d\u2019un ou de plusieurs avocats g\u00e9n\u00e9raux. Ils sont nomm\u00e9s conform\u00e9ment au statut des magistrats, par le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique pour un mandat de trois ans renouvelable une seule fois, parmi les magistrats de l\u2019ordre judiciaire ou administratif ayant au moins quinze ans d\u2019exp\u00e9rience, sur proposition du conseil sup\u00e9rieur de la magistrature. Ils sont soumis au statut de la cour. Le procureur g\u00e9n\u00e9ral fixe l\u2019organisation int\u00e9rieure du parquet. En mati\u00e8re p\u00e9nale, il recherche et constate les infractions relevant de la comp\u00e9tence de la cour, soutient l\u2019accusation et requiert les peines. Dans les autres mati\u00e8res de la comp\u00e9tence de la Cour, il \u00e9met des avis motiv\u00e9s. Il assiste \u00e0 toutes les audiences de la Cour. Il peut y pr\u00e9senter des observations. Il ne prend pas part au d\u00e9lib\u00e9r\u00e9<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-23\" href=\"#post-2297-footnote-23\">[24]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<h2><em>2. Les membres de la Cour de cassation et ceux du parquet pr\u00e8s cette Cour<\/em><\/h2>\n<p>Conform\u00e9ment \u00e0 la loi, sont magistrats\u00a0: le premier pr\u00e9sident, les pr\u00e9sidents et les conseillers de la cour de cassation. Le procureur g\u00e9n\u00e9ral, les premiers avocats g\u00e9n\u00e9raux et les avocats g\u00e9n\u00e9raux pr\u00e8s la cour de cassation<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-24\" href=\"#post-2297-footnote-24\">[25]<\/a><\/sup>. Devant la Cour de cassation donc, nous avons d\u2019un c\u00f4t\u00e9 les juges qui sont cens\u00e9s dire le droit et de l\u2019autre, les parquetiers qui sont cens\u00e9s requ\u00e9rir les accusations et les peines.<\/p>\n<p>Les magistrats du parquet sont coiff\u00e9s par le procureur g\u00e9n\u00e9ral pr\u00e8s la cour de cassation. Il est le premier de tous les magistrats du parquet g\u00e9n\u00e9ral pr\u00e8s la Cour de cassation. Il exerce pr\u00e8s cette juridiction les fonctions du minist\u00e8re public, en ce compris l\u2019action publique. Il peut cependant, sur injonction du ministre de la justice, initier ou continuer toute instruction pr\u00e9paratoire portant sur des faits infractionnels qui ne ressortent pas de la comp\u00e9tence de la cour de cassation. Il peut \u00e9galement, sur injonction du m\u00eame ministre ou d\u2019office et par l\u2019ex\u00e9cution des m\u00eames devoirs, faire injonction aux procureurs g\u00e9n\u00e9raux pr\u00e8s la Cour d\u2019appel. De m\u00eame, le procureur g\u00e9n\u00e9ral pr\u00e8s la cour de cassation peut, sur injonction du ministre de la justice, requ\u00e9rir et soutenir l\u2019action publique devant tous les cours et tribunaux \u00e0 tous les niveaux<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-25\" href=\"#post-2297-footnote-25\">[26]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>En principe, c\u2019est le minist\u00e8re public pr\u00e8s la Cour de cassation qui recherche les infractions aux actes l\u00e9gislatifs et r\u00e9glementaires qui sont commises sur tout le territoire de la R\u00e9publique. Il dispose d\u2019un pouvoir proactif qui lui permet d\u2019exercer d\u2019office la mission de rechercher des infractions. Il ouvre un dossier r\u00e9pressif d\u2019instruction pr\u00e9paratoire (RMP). Il instruit au parquet g\u00e9n\u00e9ral et, chaque fois qu\u2019il est convaincu de l\u2019infraction, il saisit le juge comp\u00e9tent pour soutenir l\u2019accusation. Il d\u00e9tient de la loi le droit d\u2019exercer \u00e0 tout moment l\u2019action publique d\u00e8s l\u2019instant o\u00f9 une infraction a \u00e9t\u00e9 commise. L\u2019absence de la plainte de la victime ou de d\u00e9nonciation d\u2019un tiers ne peut, sauf cas exceptionnel (adult\u00e8re, griv\u00e8lerie, harc\u00e8lement sexuel, etc.) pas l\u2019emp\u00eacher d\u2019aller \u00e0 la recherche des infractions<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-26\" href=\"#post-2297-footnote-26\">[27]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Entre temps,, il convient de signaler que les Etats ont contenu dans leurs l\u00e9gislations internes respectives de dispositions susceptibles d\u2019assurer la protection des animateurs de leurs organes. Cette protection est fond\u00e9e sur la conception purement politique selon laquelle, les personnes rev\u00eatues d\u2019une autorit\u00e9 publique sont souvent expos\u00e9es. C\u2019est ainsi qu\u2019elles se voient attribu\u00e9es \u00e0 des proc\u00e9dures tr\u00e8s particuli\u00e8res quant \u00e0 leurs poursuites pour qu\u2019elles ne soient pas inqui\u00e9t\u00e9es \u00e0 tout moment. Cela \u00e9tant, examinons les membres du Conseil d\u2019Etat.<\/p>\n<h2><em>3. Les membres du Conseil d\u2019Etat et ceux du parquet pr\u00e8s ce Conseil<\/em><\/h2>\n<p>Selon les dispositions l\u00e9gales, sont magistrats de l\u2019ordre administratif\u00a0: le premier pr\u00e9sident, les pr\u00e9sidents et les conseillers du conseil d\u2019Etat\u00a0; le procureur g\u00e9n\u00e9ral, les premiers avocats g\u00e9n\u00e9raux, et les avocats g\u00e9n\u00e9raux pr\u00e8s le conseil d\u2019Etat. Tous sont r\u00e9gis par le statut des magistrats<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-27\" href=\"#post-2297-footnote-27\">[28]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Il convient de pr\u00e9ciser que le premier pr\u00e9sident est le patron du Conseil d\u2019Etat. Il veille au bon fonctionnement des services de sa juridiction. Il communique directement avec les chefs des autres juridictions, avec ceux de juridictions de l\u2019ordre judiciaire ou avec ceux de la cour constitutionnelle pour les questions concernant sa juridiction. Il communique avec les autorit\u00e9s administratives que pour les m\u00eames questions et sous le m\u00eame couvert<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-28\" href=\"#post-2297-footnote-28\">[29]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>A c\u00f4t\u00e9 du conseil d\u2019Etat, il y a un parquet g\u00e9n\u00e9ral. Le procureur g\u00e9n\u00e9ral pr\u00e8s le Conseil d\u2019Etat exerce les fonctions du minist\u00e8re public pr\u00e8s cette juridiction. Il dispose du droit de surveillance et d\u2019inspection sur les parquets g\u00e9n\u00e9raux pr\u00e8s les cours administratives d\u2019appel et sur les parquets pr\u00e8s les tribunaux administratifs. Il prononce une mercuriale \u00e0 l\u2019audience solennelle de rentr\u00e9e du conseil d\u2019Etat. Les premiers avocats g\u00e9n\u00e9raux et les avocats g\u00e9n\u00e9raux exercent les fonctions du minist\u00e8re public sous sa surveillance. Il r\u00e8gle l\u2019ordre int\u00e9rieur ainsi que la tenue des registres du parquet pr\u00e8s le conseil d\u2019Etat<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-29\" href=\"#post-2297-footnote-29\">[30]<\/a><\/sup>. Il intervient par voie d\u2019avis. Il intervient par voie d\u2019action dans les cas de renvoi pour cause de s\u00fbret\u00e9 publique, de r\u00e9vision et de pourvoi dans l\u2019int\u00e9r\u00eat de la loi<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-30\" href=\"#post-2297-footnote-30\">[31]<\/a><\/sup>. Cela \u00e9tant, passons en revue les membres de la cour des comptes.<\/p>\n<h2><em>4. Les membres de la Cour des comptes et ceux du parquet pr\u00e8s cette Cour<\/em><\/h2>\n<p>Il est institu\u00e9 en R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo une Cour des comptes<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-31\" href=\"#post-2297-footnote-31\">[32]<\/a><\/sup>. En vertu de l\u2019article 173 de la constitution, la cour des comptes, en tant qu\u2019administration sp\u00e9cialis\u00e9e au service du parlement, donne chaque ann\u00e9e, avec ses observations, ses avis sur le compte g\u00e9n\u00e9ral de la R\u00e9publique<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-32\" href=\"#post-2297-footnote-32\">[33]<\/a><\/sup>. En g\u00e9n\u00e9ral, l\u2019ensemble des attributions d\u00e9volues \u00e0 une Cour des comptes est divis\u00e9 en cinq principales t\u00e2ches. Dans une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e une ann\u00e9e seulement apr\u00e8s la cr\u00e9ation de la cour des comptes de la R\u00e9publique du Za\u00efre, Quertainmont et Mambole Osongo Esalakalunga d\u00e9crivent les attributions de la cour des comptes de la mani\u00e8re que voici\u00a0: \u00ab<\/p>\n<ul>\n<li>Le contr\u00f4le de la gestion des finances et des biens publics, ainsi que du bon emploi des cr\u00e9dits, fonds et valeurs g\u00e9r\u00e9s par les services de l\u2019Etat et de tout autre organisme public soumis \u00e0 son contr\u00f4le\u00a0;<\/li>\n<li>Le contr\u00f4le de la r\u00e9gularit\u00e9 et de la l\u00e9galit\u00e9 des d\u00e9penses d\u00e9crites dans les comptabilit\u00e9s publiques\u00a0;<\/li>\n<li>La v\u00e9rification des comptes et de la gestion financi\u00e8re et comptable des entreprises et des \u00e9tablissements publics\u00a0;<\/li>\n<li>Le jugement des comptes des comptables publics\u00a0;<\/li>\n<li>La sanction des fautes de gestion commises par les ordonnateurs d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s dans l\u2019ex\u00e9cution des d\u00e9penses publiques<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-33\" href=\"#post-2297-footnote-33\">[34]<\/a><\/sup>\u00a0\u00bb.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les membres de la Cour des comptes et ceux du parquet pr\u00e8s cette Cour, ont rang des magistrats de la cour de cassation et par cons\u00e9quent, justiciables devant cette Cour. Ils ont les m\u00eames avantages. Ils sont nomm\u00e9s, relev\u00e9s de leurs fonctions et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, r\u00e9voqu\u00e9s par le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, apr\u00e8s avis de l\u2019Assembl\u00e9e nationale. A c\u00f4t\u00e9 des membres de la Cour des comptes, il existe un parquet g\u00e9n\u00e9ral dirig\u00e9 par un procureur g\u00e9n\u00e9ral second\u00e9 par un ou plusieurs premiers avocats g\u00e9n\u00e9raux, mais \u00e9galement un ou plusieurs avocats g\u00e9n\u00e9raux. Ils exercent tous les fonctions du minist\u00e8re public pr\u00e8s cette Cour conform\u00e9ment \u00e0 la loi. Cela \u00e9tant, \u00e9tudions les membres des Cours d\u2019appel.<\/p>\n<h2><em>5. Les membres des Cours d\u2019appel et ceux des parquets pr\u00e8s ces Cours<\/em><\/h2>\n<p>Par la volont\u00e9 du constituant de 2006, relay\u00e9e par le l\u00e9gislateur de 2013, a fait de la Cour d\u2019appel une juridiction de l\u2019ordre judiciaire<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-34\" href=\"#post-2297-footnote-34\">[35]<\/a><\/sup>, implant\u00e9e dans chaque province du pays (une cour pour chaque province et deux pour la ville de Kinshasa) en vue de conna\u00eetre l\u2019appel form\u00e9 contre les jugements rendus par les tribunaux de grande instance et les tribunaux de commerce<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-35\" href=\"#post-2297-footnote-35\">[36]<\/a><\/sup>, mais \u00e9galement les tribunaux de travail. La Cour d\u2019appel dispose d\u2019une comp\u00e9tence ratione personae, mais aussi d\u2019une comp\u00e9tence mat\u00e9rielle au premier degr\u00e9, celle consistant \u00e0 juger le g\u00e9nocide, les crimes de guerre et les crimes contre l\u2019humanit\u00e9 commis par les personnes qui rel\u00e8vent de sa comp\u00e9tence personnelle et celle du tribunal de grande instance<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-36\" href=\"#post-2297-footnote-36\">[37]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Par ailleurs, pr\u00e8s chaque Cour d\u2019appel est institu\u00e9 un parquet g\u00e9n\u00e9ral qui forme le corps du minist\u00e8re public et c\u2018est le procureur g\u00e9n\u00e9ral qui en est le ma\u00eetre de l\u2019action publique. Cependant, dans le cadre de cette \u00e9tude, seuls les premiers pr\u00e9sidents et les procureurs g\u00e9n\u00e9raux pr\u00e8s les cours d\u2019appel sont justiciables de la cour de cassation, lorsqu\u2019ils sont soup\u00e7onn\u00e9s d\u2019avoir commis les infractions.<\/p>\n<h2><em>6. Les membres des Cours administratives d\u2019appel et ceux du parquet pr\u00e8s ces Cours<\/em><\/h2>\n<p>Selon la loi, la Cour administrative d\u2019appel est compos\u00e9e d\u2019un premier pr\u00e9sident, d\u2019un ou de plusieurs pr\u00e9sidents et des conseillers. Les procureurs g\u00e9n\u00e9raux, les avocats g\u00e9n\u00e9raux et les substituts du procureur g\u00e9n\u00e9ral pr\u00e8s les cours administratives d\u2019appel. Ils sont tous r\u00e9gis par le statut des magistrats<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-37\" href=\"#post-2297-footnote-37\">[38]<\/a><\/sup>. Mais, dans le cas d\u2019esp\u00e8ce, seuls les premiers pr\u00e9sidents et les procureurs g\u00e9n\u00e9raux sont justiciables de la cour de cassation\u00a0; lorsqu\u2019ils sont soup\u00e7onn\u00e9s d\u2019avoir commis les actes contraires \u00e0 la loi p\u00e9nale.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir fini l\u2019examen des membres du pouvoir judiciaire et justiciables de la Cour de cassation, il va falloir \u00e9tudier les autres autorit\u00e9s politiques qui comparaissent \u00e9galement devant cette Cour.<\/p>\n<h2><em>b) Les autres autorit\u00e9s politiques justiciables de la Cour de cassation<\/em><\/h2>\n<p>Dans ce point, il sera question d\u2019\u00e9tudier d\u2019abord les pr\u00e9sidents des assembl\u00e9es provinciales, ensuite les gouverneurs et les vice-gouverneurs des provinces et enfin, les membres du gouvernement provincial.<\/p>\n<h2><em>1. Le pr\u00e9sident des assembl\u00e9es provinciales<\/em><\/h2>\n<p>Avant de parler du pr\u00e9sident de l\u2019assembl\u00e9e provinciale, il convient avant toute chose d\u2019expliquer qu\u2019est-ce qu\u2019une assembl\u00e9e provinciale. En effet, l\u2019assembl\u00e9e provinciale est l\u2019organise d\u00e9lib\u00e9rant de la province. Elle d\u00e9lib\u00e8re dans le domaine des comp\u00e9tences r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 la province et contr\u00f4le le gouvernement provincial ainsi que les services publics provinciaux et locaux<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-38\" href=\"#post-2297-footnote-38\">[39]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>En tant qu\u2019organe l\u00e9gislatif, l\u2019assembl\u00e9e provinciale l\u00e9gif\u00e8re par voie d\u2019\u00e9dit et comme organe de contr\u00f4le notamment sur les activit\u00e9s du gouvernement provincial, d\u00e9tient le pouvoir de voter une motion de censure contre tout le gouvernement provincial ou une motion de d\u00e9fiance contre un membre de celui-ci<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-39\" href=\"#post-2297-footnote-39\">[40]<\/a><\/sup>. Elle est form\u00e9e des membres qui portent le titre des d\u00e9put\u00e9s provinciaux. Elle est majoritairement compos\u00e9e des d\u00e9put\u00e9s provinciaux \u00e9lus au suffrage universel direct, et d\u2019autres sont coopt\u00e9s parmi les chefs coutumiers et notables. Elle est dirig\u00e9e par un bureau compos\u00e9 d\u2019un pr\u00e9sident, d\u2019un vice-pr\u00e9sident, d\u2019un rapporteur, d\u2019un rapporteur adjoint et d\u2019un questeur \u00e9lus dans les conditions fix\u00e9es par son r\u00e8glement int\u00e9rieur.<\/p>\n<p>R\u00e9ellement, apr\u00e8s son \u00e9lection par ses pairs que celui-ci devient de droit le pr\u00e9sident du bureau de l\u2019assembl\u00e9e provinciale. Il a le pouvoir d\u2019engager cette institution. Il est justiciable de la Cour de cassation<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-40\" href=\"#post-2297-footnote-40\">[41]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<h2><em>2. Les gouverneurs et les vice-gouverneurs de provinces<\/em><\/h2>\n<p>Le gouvernement provincial est l\u2019organe ex\u00e9cutif de la province. Il dispose des services publics provinciaux. Le gouvernement provincial est constitu\u00e9 d\u2019un gouverneur, d\u2019un vice-gouverneur et des ministres provinciaux. Le gouverneur et le vice-gouverneur sont \u00e9lus sur une m\u00eame liste, au suffrage indirect et au scrutin majoritaire \u00e0 deux tours, par les d\u00e9put\u00e9s provinciaux au sein ou en dehors de l\u2019assembl\u00e9e provinciale. Leur mandat est de cinq ans. Apr\u00e8s \u00e9lection, le gouverneur et le vice-gouverneur sont investis par ordonnance du Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique. Mais avant d\u2019entrer en fonction, le gouverneur pr\u00e9sente \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e provinciale le programme de son gouvernement<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-41\" href=\"#post-2297-footnote-41\">[42]<\/a><\/sup>. Les gouverneurs des provinces, les vice-gouverneurs et les ministres provinciaux sont justiciables de la Cour de cassation<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-42\" href=\"#post-2297-footnote-42\">[43]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Le gouverneur est le chef de l\u2019ex\u00e9cutif provincial, il repr\u00e9sente la province en justice et aupr\u00e8s des tiers. Il nomme, rel\u00e8ve de leurs fonctions et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, r\u00e9voque les ministres provinciaux. Il dispose de l\u2019administration publique ne province. A ce titre, tous les services publics provinciaux et nationaux en province sont plac\u00e9s sous son autorit\u00e9. Il promulgue les \u00e9dits dans les quinze jours de leur transmission. Il dispose d\u2019un cabinet dont le nombre des membres ne peut d\u00e9passer dix.<\/p>\n<h2><em>3. Les ministres provinciaux<\/em><\/h2>\n<p>Le ministre provincial est responsable de son d\u00e9partement minist\u00e9riel. Il applique le programme du gouvernement provincial dans son minist\u00e8re, sous la coordination et l\u2019autorit\u00e9 du gouverneur de province. Il exerce le pouvoir r\u00e9glementaire dans son secteur par voie d\u2019arr\u00eat\u00e9 du ministre provincial<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-43\" href=\"#post-2297-footnote-43\">[44]<\/a><\/sup>. Il dispose d\u2019un cabinet dont le nombre de membres ne peut d\u00e9passer quatre. Il est justiciable de la cour de cassation<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-44\" href=\"#post-2297-footnote-44\">[45]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s voir fini l\u2019examen des autres autorit\u00e9s politiques justiciables de la Cour de cassation, il convient d\u2019\u00e9tudier la proc\u00e9dure de leur privation de libert\u00e9 avant leur condamnation.<\/p>\n<h2>B. PROCEDURE DE LEUR PRIVATION DE LIBERTE AVANT LEUR CONDAMNATION<\/h2>\n<p>Selon le l\u00e9gislateur, toutes les autorit\u00e9s justiciables de la Cour de cassation ne sont pas trait\u00e9es comme tous les autres citoyens m\u00eame si elles commettaient une infraction. Pour qu\u2019elles soient arr\u00eat\u00e9es sans condition, il doit s\u2019agir d\u2019une infraction intentionnelle flagrante\u00a0; sans cela, il faudrait au pr\u00e9alable que les autorisations soient accord\u00e9es. Pour les unes, qu\u2019avec l\u2019autorisation de l\u2019assembl\u00e9e nationale ou du s\u00e9nat mais aussi des assembl\u00e9es provinciales pendant la session ou par le bureau en dehors de la session, selon les cas<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-45\" href=\"#post-2297-footnote-45\">[46]<\/a><\/sup>. Pour les autres, elles ne peuvent \u00eatre poursuivies que sur l\u2019autorisation du bureau du conseil sup\u00e9rieur de la magistrature<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-46\" href=\"#post-2297-footnote-46\">[47]<\/a><\/sup>. Pour dire que, ces justiciables b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019une faveur m\u00eame s\u2019ils ont commis une infraction qui obligerait que la proc\u00e9dure soit respect\u00e9e avant la mise en mouvement de l\u2019action publique par le procureur g\u00e9n\u00e9ral pr\u00e8s la Cour de cassation \u00e0 leur encontre. Mais \u00e9galement, toute personne accus\u00e9e, d\u2019une infraction est pr\u00e9sum\u00e9e innocente jusqu\u2019\u00e0 ce que sa culpabilit\u00e9 ait \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie par un jugement d\u00e9finitif.<\/p>\n<p>A cet effet, il va falloir \u00e9tudier d\u2019un c\u00f4t\u00e9 la proc\u00e9dure de leur privation de libert\u00e9 et de l\u2019autre, l\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement et pertinence de la qualit\u00e9 officielle.<\/p>\n<h2>1. Proc\u00e9dure de leur privation de libert\u00e9<\/h2>\n<p>D\u2019apr\u00e8s la loi fondamentale, tous les congolais sont \u00e9gaux devant la loi et ont droit \u00e0 une \u00e9gale protection des lois, c\u2019est-\u00e0-dire que les m\u00eames organes charg\u00e9s par la loi de poursuivre tout citoyen congolais serait les m\u00eames pour le m\u00eame manquement. Au fait, cette disposition constitutionnelle vise dans son applicabilit\u00e9 l\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement en tout et pour tout devant les instances judiciaires. Donc, on ne peut pas se pr\u00e9valoir d\u2019une quelconque qualit\u00e9, rang social pour chercher \u00e0 se soustraire des organes institu\u00e9s par l\u2019Etat pour poursuivre tous les citoyens lorsqu\u2019ils parviennent \u00e0 commettre les m\u00eames actes infractionnels<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-47\" href=\"#post-2297-footnote-47\">[48]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Malheureusement, cette \u00e9galit\u00e9 conna\u00eet des limites de droit et des faits<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-48\" href=\"#post-2297-footnote-48\">[49]<\/a><\/sup>. N\u00e9anmoins, le principe d\u2019\u00e9galit\u00e9 ne s\u2019oppose ni \u00e0 ce que le l\u00e9gislateur r\u00e8gle de fa\u00e7ons diff\u00e9rentes des situations diff\u00e9rentes, ni qu\u2019il d\u00e9roge \u00e0 l\u2019\u00e9galit\u00e9 pour des raisons d\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral, pourvu que, dans l\u2019un et l\u2019autre cas, la diff\u00e9rence de traitement qui en r\u00e9sulte soit en rapport direct avec l\u2019objet de la loi qui l\u2019\u00e9tablit<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-49\" href=\"#post-2297-footnote-49\">[50]<\/a><\/sup>. C\u2019est la raison d\u2019\u00eatre des immunit\u00e9s ou des privil\u00e8ges de juridictions en proc\u00e9dure p\u00e9nale. Mais en r\u00e9alit\u00e9, cela cr\u00e9e une injustice dans le chef des justiciables.<\/p>\n<p>Normalement, lorsqu\u2019une personne commet une infraction, elle devient d\u00e9linquante\u00a0; peu importe son rang. Apr\u00e8s les d\u00e9nonciations ou les plaintes \u00e0 sa charge que le magistrat du parquet pourra ouvrir un dossier RMP si les \u00e9l\u00e9ments constitutifs de l\u2019infraction sont clairs ou un dossier RI (registre d\u2019information) qu\u2019il pourra peut \u00eatre le transformer en un RMP. Il peut lancer l\u2019invitation ou le mandat d\u2019amener selon que les faits sont graves. Apr\u00e8s qu\u2019il y ait r\u00e9pondu \u00e0 l\u2019invitation ou amen\u00e9 de force, il proc\u00e8dera aux actes d\u2019instruction en l\u2019identifiant, en l\u2019interrogeant et m\u00eame en l\u2019amenant \u00e0 la confrontation pour se rassurer de la v\u00e9racit\u00e9 des faits. Convaincu de l\u2019existence d\u2019une infraction, il va l\u2019inculper tout en appr\u00e9ciant librement l\u2019opportunit\u00e9 \u00e0 la loi. Il peut le placer sous le lieu du mandat d\u2019arr\u00eat provisoire lorsqu\u2019il y a r\u00e9union des conditions<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-50\" href=\"#post-2297-footnote-50\">[51]<\/a><\/sup> de la mise en \u00e9tat de la d\u00e9tention pr\u00e9ventive.<\/p>\n<p>A cet effet, le mandat d\u2019arr\u00eat provisoire est d\u00e9livr\u00e9 pour une p\u00e9riode de validit\u00e9 de cinq jours. Ce d\u00e9lai est augment\u00e9 du temps strictement n\u00e9cessaire pour effectuer un voyage, sauf le cas de force majeure ou celui du retard rendu n\u00e9cessaire par les devoirs de l\u2019instruction. Entretemps, la personne inculp\u00e9e sera conduite \u00e0 la prison, comme nous n\u2019avons pas des maisons d\u2019arr\u00eat, en attendant l\u2019issu de la proc\u00e9dure.<\/p>\n<p>Mais cela n\u2019est pas le cas pour les justiciables de la Cour de cassation. Pour les membres du parlement, ils ne peuvent \u00eatre poursuivis, recherch\u00e9s, arr\u00eat\u00e9s, d\u00e9tenus ou jug\u00e9s en raison des opinions ou votes \u00e9mis par eux dans l\u2019exercice de leurs fonctions\u00a0; ils ne peuvent, en cours de session \u00eatre poursuivis ou arr\u00eat\u00e9s sauf en cas de flagrant d\u00e9lit qu\u2019avec l\u2019autorisation de l\u2019assembl\u00e9e nationale ou du s\u00e9nat selon le cas. En dehors de sessions, aucun parlementaire ne peut \u00eatre arr\u00eat\u00e9 qu\u2019avec l\u2019autorisation du bureau de l\u2019assembl\u00e9e nationale ou du bureau du s\u00e9nat, sauf en cas de flagrant d\u00e9lit, de poursuites autoris\u00e9es ou de condamnation d\u00e9finitive<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-51\" href=\"#post-2297-footnote-51\">[52]<\/a><\/sup> . En r\u00e9alit\u00e9, tout ce qui est pr\u00e9vu par la Constitution n\u2019est pas respect\u00e9 en R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo. Nous vivons l\u2019arbitraire dans le sens que, les D\u00e9put\u00e9s sont arr\u00eat\u00e9s sens respect des textes l\u00e9gaux en vigueur. T\u00e9l fut le cas de l\u2019Honorable Jean Jacques Mamba qui fut arr\u00eat\u00e9 et amen\u00e9 en audience \u00e0 la Cour de Cassation. Ce sont les choses odieuses dans un Etat de droit.<\/p>\n<p>Pour les membres du gouvernement, s\u2019ils parviennent \u00e0 commettre une infraction, ils ne peuvent pas directement faire l\u2019objet d\u2019arrestation sauf, en cas de flagrant d\u00e9lit, ou tout le monde compara\u00eet comme tout citoyen ordinaire. Mais, bien avant qu\u2019ils arrivent au parquet g\u00e9n\u00e9ral pr\u00e8s la cour de cassation pour r\u00e9pondre de leurs actes infractionnels, il faudra \u00e0 ce que la d\u00e9cision de poursuites ainsi que la mise en accusation desdits membres du gouvernement que nous appelons \u00ab\u00a0Ministres\u00a0\u00bb soit vot\u00e9 \u00e0 la majorit\u00e9 absolue des membres composant l\u2019assembl\u00e9e nationale, suivant la proc\u00e9dure pr\u00e9vue par le r\u00e8glement int\u00e9rieur<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-52\" href=\"#post-2297-footnote-52\">[53]<\/a><\/sup>. Comme ils n\u2019ont pas d\u2019immunit\u00e9, et qu\u2019ils b\u00e9n\u00e9ficient de l\u2019inviolabilit\u00e9, pendant qu\u2019ils sont en fonction, il faudrait que les d\u00e9put\u00e9s l\u2019autorisent\u00a0; dans le cas contraire rien ne sera d\u00e9clench\u00e9 \u00e0 leur \u00e9gard. Cela n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 le cas pour l\u2019ex \u2013 ministre de la Justice C\u00e9lestin Tunda ya Kasenda. Il fut arr\u00eat\u00e9 et amen\u00e9 au parquet G\u00e9n\u00e9ral pr\u00e8s la Cour de cassation pendant qu\u2019il \u00e9tait en fonction. Nous estimons que cette mani\u00e8re de faire, de laisser l\u2019appr\u00e9ciation de poursuites d\u2019un d\u00e9linquant \u00e0 des autorisations pr\u00e9alables n\u2019est pas bon.<\/p>\n<p>Pour les membres du pouvoir judiciaire, la proc\u00e9dure est organis\u00e9e par la loi et voudrait \u00e0 ce que les membres de cette institution sans pr\u00e9judice de la proc\u00e9dure en mati\u00e8re d\u2019infractions intentionnelles flagrantes, ne peuvent \u00eatre poursuivis que sur autorisation du bureau du conseil sup\u00e9rieur de la magistrature<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-53\" href=\"#post-2297-footnote-53\">[54]<\/a><\/sup>. Ce n\u2019est qu\u2019apr\u00e8s cette autorisation que tous les membres du pouvoir judiciaire, auteurs des actes infractionnels peuvent compara\u00eetre devant leurs coll\u00e8gues du parquet g\u00e9n\u00e9ral pr\u00e8s la cour de cassation pour y \u00eatre entendu des faits \u00e0 leur charge. Exception faite aux membres de la cour des comptes. Pour eux, sans pr\u00e9judice de la proc\u00e9dure en mati\u00e8re d\u2019infractions intentionnelles flagrantes, ils ne peuvent \u00eatre poursuivis et mis en accusation que par l\u2019assembl\u00e9e nationale, statuant au scrutin secret et \u00e0 la majorit\u00e9 absolue des suffrages exprim\u00e9s et ce, \u00e0 la requ\u00eate du procureur g\u00e9n\u00e9ral<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-54\" href=\"#post-2297-footnote-54\">[55]<\/a><\/sup>. Pour dire, si l\u2019assembl\u00e9e nationale n\u2019autorise pas les poursuites, le procureur g\u00e9n\u00e9ral pr\u00e8s la cour de cassation ne va pas s\u2019en saisir du d\u00e9linquant membre de la cour des comptes. Il restera donc impuni faute d\u2019autorisation.<\/p>\n<h2>2. La r\u00e9sidence surveill\u00e9e pour ces justiciables<\/h2>\n<p>Apr\u00e8s que le procureur g\u00e9n\u00e9ral ou l\u2019autre magistrat du parquet g\u00e9n\u00e9ral pr\u00e8s la cour de cassation qu\u2019aurait d\u00e9sign\u00e9 le procureur g\u00e9n\u00e9ral pour poser les actes d\u2019enqu\u00eates et d\u2019instruction \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019un des justiciables de cette cour auteurs des actes ignobles qualifi\u00e9s d\u2019infraction, convaincu que le d\u00e9linquant a effectivement commis l\u2019acte lui reproch\u00e9, et que par cons\u00e9quent sa d\u00e9tention peut se justifier du fait de la r\u00e9union des conditions pr\u00e9vues par la loi<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-55\" href=\"#post-2297-footnote-55\">[56]<\/a><\/sup> quant \u00e0 ce, il peut se d\u00e9cider de lui placer sous mandat d\u2019arr\u00eat provisoire. Comme ces justiciables b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019une faveur de par la loi m\u00eame s\u2019ils commettent des infractions, au lieu de les envoyer \u00e0 la maison d\u2019arr\u00eat ou \u00e0 la prison, comme on le fait \u00e0 tous les citoyens ordinaires, ceux-ci ne peuvent pas subir des actes de violences, et surtout que les uns sont inviolables, ils seront envoy\u00e9s dans un endroit s\u00fbr<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-56\" href=\"#post-2297-footnote-56\">[57]<\/a><\/sup>, autre que sa r\u00e9sidence ou carr\u00e9ment lui assign\u00e9 dans sa r\u00e9sidence. Mais l\u00e0, il y aura certaines conditions qui seront appr\u00e9ci\u00e9es par les magistrats, pr\u00e9cis\u00e9ment les juges. Pour \u00e9tayer ce que nous avons soutenu, la mani\u00e8re de traiter les justiciables au Congo cr\u00e9e une certaine injustice bien que voulu par le l\u00e9gislateur. Au moment o\u00f9 les citoyens ordinaires sont violent\u00e9s, frapp\u00e9s et parfois m\u00eame tortur\u00e9s, ceux-ci ne sont pas inqui\u00e9t\u00e9s, vivent en paix comme si de rien \u00e9tait en faisant tous ceux qu\u2019ils peuvent\u00a0; ce n\u2019est pas juste. Cela \u00e9tant, il convient d\u2019examiner l\u2019\u00e9galit\u00e9 du traitement et pertinence de la qualit\u00e9 officielle.<\/p>\n<h2>3. L\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement et pertinence de la qualit\u00e9 officielle<\/h2>\n<p>L\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement voudrait tout simplement dire que tous les congolais devaient \u00eatre trait\u00e9s de mani\u00e8re \u00e9gale devant les instances judiciaires apr\u00e8s qu\u2019il y ait commission d\u2019infraction ou de crime. Tandis que la pertinence de la qualit\u00e9 officielle signifie que son b\u00e9n\u00e9ficiaire, bien qu\u2019ayant commis une infraction ou un crime, continue \u00e0 se faire pr\u00e9valoir du titre par lequel il est d\u00e9sign\u00e9 dans la soci\u00e9t\u00e9, tout en ayant les m\u00eames faveurs et avantages comme s\u2019il \u00e9tait encore en fonction et se comportant en bon monsieur. Cela \u00e9tant, il va falloir d\u2019une part analyser le principe d\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement et son exception et d\u2019autre part, faire une analyse critique et donner les perspectives d\u2019avenir.<\/p>\n<h2><em>a) Le principe et l\u2019exception<\/em><\/h2>\n<p>Le principe dont il est question ici est celui de traitement \u00e9galitaire de tous les citoyens devant les instances judiciaires, c\u2019est-\u00e0-dire que, lorsqu\u2019ils commettent les infractions, ils doivent normalement r\u00e9pondre devant les m\u00eames organes institu\u00e9s par la loi pour poursuivre tout le monde ayant commis le m\u00eame manquement. Mais, il se fait que les b\u00e9n\u00e9ficiaires de la qualit\u00e9 officielle, par ricochet les justiciables de la cour de cassation, ne sont pas soumis \u00e0 cette logique qui voudrait que tous les citoyens soient trait\u00e9s de mani\u00e8re \u00e9gale devant les instances judiciaires. Ils sont exempt\u00e9s de la proc\u00e9dure ordinaire que doit subir tout citoyen ordinaire apr\u00e8s avoir commis un acte qualifi\u00e9 d\u2019infraction par un texte ou une norme. Il peut s\u2019agir d\u2019une loi au sens strict du terme, mais aussi de toute autre norme<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-57\" href=\"#post-2297-footnote-57\">[58]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Nous estimons qu\u2019il n\u2019est pas bon de confier \u00e0 une certaine cat\u00e9gorie d\u2019individus trop de faveurs m\u00eame lorsqu\u2019ils parviennent d\u2019enfreindre la loi. Parce que sous d\u2019autres cieux, m\u00eame le Chef d\u2019Etat ne b\u00e9n\u00e9ficie pas de ces faveurs<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-58\" href=\"#post-2297-footnote-58\">[59]<\/a><\/sup>, a fortiori certaines autorit\u00e9s\u00a0? Nous sommes contre toutes ces faveurs qui peuvent \u00eatre des immunit\u00e9s, des inviolabilit\u00e9s, des privil\u00e8ges de juridictions et surtout, le fait de conditionner les poursuites d\u2019un criminel \u00e0 des autorisations pr\u00e9alables. Cela \u00e9tant, il convient de faire une analyse critique et donner les perspectives d\u2019avenir.<\/p>\n<h2><em>b) Analyse critique et perspectives d\u2019avenir<\/em><\/h2>\n<p>Comme nous l\u2019avions soutenu, les justiciables de la Cour de cassation par ricochet, les b\u00e9n\u00e9ficiaires de la qualit\u00e9 officielle et les privil\u00e9gi\u00e9s de juridiction sont, selon la volont\u00e9 du l\u00e9gislateur, ne peuvent pas \u00eatre poursuivis par les m\u00eames organes ordinaires institu\u00e9s par l\u2019Etat, cens\u00e9s poursuivre tous les citoyens lorsqu\u2019ils sont soup\u00e7onn\u00e9s d\u2019avoir commis un acte qualifi\u00e9 par la loi ou par un texte d\u2019infraction. Normalement, on ne peut pas se pr\u00e9valoir d\u2019une quelconque qualit\u00e9, rang social pour chercher \u00e0 se soustraire des organes institu\u00e9s pour poursuivre tous les citoyens lorsqu\u2019ils parviennent \u00e0 commettre les m\u00eames actes infractionnels<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-59\" href=\"#post-2297-footnote-59\">[60]<\/a><\/sup>. D\u2019ailleurs, il serait tr\u00e8s honteux de voir une haute autorit\u00e9 de ces genres, commettre une infraction et se faire pr\u00e9valoir de son rang, titre ou qualit\u00e9. Nous aurions pens\u00e9 que cela se fasse comme dans le statut de Rome que nous avons ratifi\u00e9, qui fait \u00e9tat du d\u00e9faut de pertinence de la qualit\u00e9 officielle<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-60\" href=\"#post-2297-footnote-60\">[61]<\/a><\/sup>, qui entra\u00eenerait pour incidence, l\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement. Mais \u00e9galement, le faire comme en mati\u00e8re de divorce ou tous les citoyens comparaissent devant le juge de pays compris les b\u00e9n\u00e9ficiaires de la qualit\u00e9 officielle, et les privil\u00e9gi\u00e9s de juridiction.<\/p>\n<p>A cet effet, tous les b\u00e9n\u00e9ficiaires de la qualit\u00e9 officielle, par ricochet, les justiciables de la Cour de cassation seraient comme toute personne, traduites devant les m\u00eames organes comp\u00e9tents, en tenant compte de leurs comp\u00e9tences mat\u00e9rielles et\/ou spatiales. Bien plus, le principe du d\u00e9faut de pertinence de la qualit\u00e9 officielle est aussi consacr\u00e9 dans notre l\u00e9gislation p\u00e9nale en le particularisant aux violences sexuelles<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-61\" href=\"#post-2297-footnote-61\">[62]<\/a><\/sup>. Mais aussi dans la loi n\u00b0 024\/2002 du 18 novembre 2002 portant code p\u00e9nal militaire<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-62\" href=\"#post-2297-footnote-62\">[63]<\/a><\/sup>. Cela pourrait alors rassurer tout le monde.<\/p>\n<p>Pour clore, la protection que le droit assure aux repr\u00e9sentants de l\u2019Etat ne saurait s\u2019appliquer \u00e0 des actes criminels. Les auteurs de ces actes ne peuvent invoquer leur qualit\u00e9 officielle pour se soustraire \u00e0 la proc\u00e9dure normale et se mettre \u00e0 l\u2019abri du ch\u00e2timent<sup><a id=\"post-2297-footnote-ref-63\" href=\"#post-2297-footnote-63\">[64]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<h1>CONCLUSION<\/h1>\n<p>Fondamentalement, la pr\u00e9sente r\u00e9flexion a port\u00e9 sur la privation de libert\u00e9 de mouvements des justiciables de la Cour de cassation avant leur condamnation\u00a0: \u00e9galit\u00e9 de traitement et pertinence de la qualit\u00e9 officielle.<\/p>\n<p>En effet, lorsqu\u2019une infraction est commise, elle d\u00e9fie l\u2019imagination la plus fertile et heurte profond\u00e9ment la conscience de la communaut\u00e9 toute enti\u00e8re\u00a0; dans la mesure o\u00f9 l\u2019infraction ou le crime qui se commet, ne laisse aucune personne normale indiff\u00e9rente. Dans le sens que l\u2019infraction trouble l\u2019ordre public et que son r\u00e9tablissement soulagerait les esprits. Il va falloir que l\u2019auteur de cet acte ignoble soit arr\u00eat\u00e9 \u00e9ventuellement avec ses autres participants pour que justice soit faite.<\/p>\n<p>En principe, c\u2019est le procureur g\u00e9n\u00e9ral pr\u00e8s la Cour de cassation qui recherche les infractions aux actes l\u00e9gislatifs et r\u00e9glementaires commises par ses justiciables sur tout le territoire de la R\u00e9publique. Il dispose d\u2019un pouvoir proactif qui lui permet d\u2019office d\u2019exercer cette mission. Mais, s\u2019il se rend compte que la loi viol\u00e9e est par le fait d\u2019un justiciable de la cour de cassation, b\u00e9n\u00e9ficiaire de la qualit\u00e9 officielle mais \u00e9galement privil\u00e9gi\u00e9 des juridictions, il a la libert\u00e9 d\u2019appr\u00e9ciation fond\u00e9e sur le principe d\u2019opportunit\u00e9 de poursuites, qui s\u2019oppose \u00e0 celui de la l\u00e9galit\u00e9 de poursuites qui lui oblige de poursuivre tout fait constitutif d\u2019infraction que la loi p\u00e9nale pr\u00e9voit et punit.<\/p>\n<p>Malheureusement en ce qui concerne ces justiciables, la loi pr\u00e9voit des proc\u00e9dures pour contourner ce principe en instituant des immunit\u00e9s et privil\u00e8ges de juridiction pour conf\u00e9rer \u00e0 ces autorit\u00e9s des proc\u00e9dures tr\u00e8s compliqu\u00e9es avant de les mettre en accusation, lorsqu\u2019elles sont soup\u00e7onn\u00e9es d\u2019avoir commis des actes illicites qualifi\u00e9s d\u2019infraction. Qui peuvent \u00eatre, les autorisations des bureaux des assembl\u00e9es parlementaires ou du bureau de conseil sup\u00e9rieur de la magistrature\u00a0; sauf en cas d\u2019infraction intentionnelles flagrantes.<\/p>\n<p>Nous pensons que laisser l\u2019appr\u00e9ciation des poursuites d\u2019un d\u00e9linquant \u00e0 des autorisations pr\u00e9alables n\u2019est pas une bonne chose. Il serait souhaitable que les textes traitant de l\u2019organisation et de la comp\u00e9tence de juridictions, mais \u00e9galement de la proc\u00e9dure \u00e0 suivre soient r\u00e9vis\u00e9s dans le sens d\u2019\u00e9viter toutes les proc\u00e9dures des faveurs qui risqueraient d\u2019asseoir l\u2019impunit\u00e9 plut\u00f4t que de lutter contre elle. Pr\u00e9cis\u00e9ment, en ce qui concerne particuli\u00e8rement les plus hautes autorit\u00e9s du pays parce que, m\u00eame sous d\u2019autres cieux, ces proc\u00e9dures ne sont pas comme chez nous car il y a la pertinence de la qualit\u00e9 officielle.<\/p>\n<p><strong>BIBLIOGRAPHIE<\/strong><\/p>\n<ol>\n<li><strong>TEXTES JURIDIQUES<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>Trait\u00e9 de Rome du 17 juillet 1998 portant statut de la Cour p\u00e9nale Internationale.<\/p>\n<ol>\n<li>Constitution de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo telle que modifi\u00e9e par la loi n\u00b0 11\/002 du 20 janvier 2011 portant r\u00e9vision de certains articles de la constitution de la RDC du 18 f\u00e9vrier 2006, in <em>JORDC<\/em>, n\u00b0 sp\u00e9cial, 52<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e.<\/li>\n<li>Loi organique n\u00b0 13\/011-B du 11avril 2013 portant organisation, fonctionnement et comp\u00e9tences des juridictions de de l\u2019ordre judiciaire.<\/li>\n<li>Loi organique n\u00b0 16\/027 du 15 octobre 2016 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle.<\/li>\n<li>Loi organique n\u00b0 16\/027 du 15 octobre 2016 portant organisation, comp\u00e9tence et fonctionnement des juridictions de l\u2019ordre administratif.<\/li>\n<li>Loi n\u00b0 08\/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs \u00e0 la libre administration des provinces.<\/li>\n<li>Loi organique n\u00b0 13\/010 du 19 f\u00e9vrier 2013 relative \u00e0 la proc\u00e9dure devant la Cour de cassation.<\/li>\n<li>Loi n\u00b0 06\/018 du 20 juillet 2006 sur les violences sexuelles modifiant et compl\u00e9tant le D\u00e9cret du 30 janvier 1940 portant code p\u00e9nal congolais.<\/li>\n<li>Loi n\u00b0 024\/2002 du 18 novembre 2002, portant code p\u00e9nal militaire congolais.<\/li>\n<li><strong>DOCTRINE<\/strong><\/li>\n<li>AKELE ADAU P., <em>R\u00e9forme du code p\u00e9nal Congolais Option axiologiques et techniques fondamentales,<\/em> Tome III, Kinshasa, Cepas, 2009.<\/li>\n<li>CASSE, A. et DELMAS \u2013 MARTY M., <em>Juridictions nationales et Crimes internationaux,<\/em> Paris, PUF.2002.<\/li>\n<li>DAVID, E., <em>El\u00e9ments de droit p\u00e9nal international et europ\u00e9en<\/em>, Bruxelles Buryllant, Paris, PUF, 2009.<\/li>\n<li>GUINCHARD, S. et DEBARD, Th. (dir.), <em>Lexique des termes juridiques<\/em>, Paris, 19<sup>\u00e8me<\/sup> \u00e9d. Dalloz, 2012.<\/li>\n<li>LUZOLO BAMBI LESSA, et BAYONA-Ba-MEYA, <em>Manuel de Proc\u00e9dure p\u00e9nale<\/em>, Kinshasa, PUC, 2011.<\/li>\n<li>MBOKO D\u2019JANDIMA, JM., <em>Droit Congolais de services publics<\/em>, Bruxelles\/ Paris, Academia\/ l\u2019Harmattan, 2015.<\/li>\n<li>NDANGI BAZEBANZIA, DP., <em>Le D\u00e9faut de pertinence de la qualit\u00e9 officielle en Droit Congolais<\/em>, M\u00e9moire de DES en Droit, Unikin, 2011 \u2013 20013.<\/li>\n<li>NYABIRUNGU mwene SONGA, <em>Trait\u00e9 de droit p\u00e9nal g\u00e9n\u00e9ral<\/em>, Kinshasa, 2<sup>\u00e8me<\/sup> EUA, 2007.<\/li>\n<li>RUBBENS, A., <em>Le droit judiciaire Congolais<\/em>, Tome I, Le pouvoir, l\u2019organisation et comp\u00e9tence judiciaire, Bruxelles, \u00e9d. Larcier, 1970.<\/li>\n<li>SALMON, J. <em>Manuel de Droit diplomatique<\/em>, Bruxelles, Buyant, 1994.<\/li>\n<li>TASOKI MANZELE, JM, <em>Proc\u00e9dure p\u00e9nale Congolaise<\/em>, Paris, L\u2019Harmattan, 2016.<\/li>\n<li>VUNDUAWE te PEMAKO, F., <em>Trait\u00e9 de droit administratif<\/em>, Bruxelles, Larcier, 2007.<\/li>\n<li>VUNDUAWE te PEMAKO, F., <em>Cours de Contentieux administratif Congolais\u00a0; <\/em>Volume I, Notions de juridiction et d\u00e9limitation du contentieux administratifs en RDC, Kinshasa, 2017.<\/li>\n<li>WANE BAMEME, B-A, <em>Cours de Droit p\u00e9nal sp\u00e9cial<\/em>, destin\u00e9 aux \u00e9tudiants de Troisi\u00e8me graduat Droit, Unikin 2015 \u2013 2016.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\u2606 <a id=\"post-2297-_bookmark2\"><\/a>La privation de libert\u00e9 de mouvements des justiciables de la Cour de cassation avant leur condamnation\u00a0: entre l\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement et la pertinence de la qualit\u00e9 officielle<\/p>\n<p>* Corresponding author at: .Doctorant en Droit p\u00e9nal et Criminologie Assistant \u00e0 la Facult\u00e9 de Droit \u2013 Universit\u00e9 de Kinshasa Avocat au Barreau de Kinshasa\/Matete Ancien Conseiller Juridique du Juge Constitutionnel et du Premier Pr\u00e9sident du Conseil d\u2019Etat de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo<\/p>\n<p><em>E-mail addresses: <\/em><a href=\"mailto:guadalupe_palacios@cieg.unam.mx\">didierpierrendangi@gmail.com<\/a> (Didier-Pierre NDANGI BAZEBANZIA)<\/p>\n<p>Received 3 May 2022; Accepted 18 May 2022<\/p>\n<p>Available online 5 June 2022<\/p>\n<p>2787-0146\/\u00a9  .<\/p>\n<ol>\n<li id=\"post-2297-footnote-0\">Art.1, al.1, Constitution de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo telle que modifie par la loi n\u00b0 11\/002 du 20 janvier 2011 portant r\u00e9vision de certains articles de la Constitution de la R.D.C du 18 f\u00e9vrier 2006, in <em>JORDC<\/em>, 52<sup>e<\/sup> ann\u00e9e, Kinshasa, n\u00b0sp\u00e9cial, du 05 f\u00e9vrier 2011. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-0\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-1\">AKELE ADAU P., <em>R\u00e9forme du code p\u00e9nal congolais, options axiologiques et techniques fondamentales<\/em>, Tome III, Kinshasa, CEPAS, 2009, pp\u00a0.31-32. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-1\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-2\">Art.12 de la Constitution de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo telle que modifi\u00e9e par la loi n\u00b0 11\/002 du 20 janvier 2011 portant r\u00e9vision de certains articles de la Constitution de la R.D.C. du 18 f\u00e9vrier 2006 in <em>JORDC<\/em>, 52<sup>e<\/sup> ann\u00e9e, Kinshasa, n\u00b0sp\u00e9cial, du 05 f\u00e9vrier 2011. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-2\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-3\">NYABIRUNGU Mwene SONGA, <em>Trait\u00e9 de droit p\u00e9nal g\u00e9n\u00e9ral<\/em>, Kinshasa, 2<sup>\u00e8me<\/sup> \u00e9d., E.U.A, 2007, p. 270. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-3\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-4\">NYABIRUNGU Mwene SONGA, <em>Trait\u00e9 de Droit P\u00e9nal G\u00e9n\u00e9ral<\/em>, <em>op.cit.<\/em>, p. 270. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-4\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-5\">TASOKI MANZELE, J.M., <em>Proc\u00e9dure p\u00e9nale congolais<\/em>, Paris, L\u2019Harmattan, 2016, pp. 85-87. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-5\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-6\">LUZOLO BAMBI LESSA et BAYONA BA MEYA, <em>Manuel de proc\u00e9dure p\u00e9nale<\/em>, Kinshasa, P.U.C, 2011, p. 61. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-6\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-7\">GUINCHARD, S. et DEBARD, Th. (dir.), <em>Lexique des termes juridiques<\/em>, Paris, 19<sup>\u00e8me<\/sup> \u00e9d., Dalloz, 2012, p. 681. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-7\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-8\">LUZOLO BAMBI LESSA et BAYONA BA MEYA, <em>Manuel de Proc\u00e9dure P\u00e9nale<\/em>, <em>op.cit.<\/em>, pp. 90-91. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-8\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-9\">RUBBENS, A., <em>Le droit judiciaire congolais. <\/em>Tome I.<em> Le pouvoir, l\u2019organisation et comp\u00e9tence judiciaire<\/em>, Bruxelles, Ed. Larcier, 1970, p. 156. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-9\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-10\">LUZOLO BAMBI LESSA et BAYONA BA MEYA, <em>Manuel de Proc\u00e9dure P\u00e9nale,<\/em> <em>op.cit.<\/em>, p. 291. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-10\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-11\">Art.21, al.2, Constitution de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo telle que modifi\u00e9e par la loi n\u00b0 11\/002 du 20 janvier 2011 portant r\u00e9vision de certains articles de la Constitution de la R.D.C du 18 f\u00e9vrier 2006, in <em>JORDC<\/em>, 52<sup>e<\/sup> ann\u00e9e Kinshasa, n\u00b0sp\u00e9cial, du 05 f\u00e9vrier 2011. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-11\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-12\">LUZOLO BAMBI LESSA et BAYONA BA MEYA, <em>Manuel de Proc\u00e9dure P\u00e9nale<\/em>, <em>op.cit.<\/em>, p. 471\u00a0; TASOKI MANZELE, J.M<em>., Proc\u00e9dure P\u00e9nale Congolaise<\/em>, <em>op.cit.<\/em>, p. 321. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-12\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-13\">TASOKI MANZELE, J.M., <em>Proc\u00e9dure P\u00e9nale, op.cit.<\/em>, pp. 409-410\u00a0; art.93, loi organique n\u00b0 13\/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et comp\u00e9tences des juridictions de l\u2019ordre judiciaire\u00a0; Art.153 al.3 de la Constitution de la R.D.C telle que modifi\u00e9e par la loi n\u00b0 11\/002 du 20 janvier 2011 portant r\u00e9vision de certaines articles de la Constitution de la R.D.C du 18 f\u00e9vrier 2006. VUNDUAWE TE PEMAKO, F., Cours de contentieux administratif congolais, Vol. 1, <em>Notions de juridiction et d\u00e9limitation du contentieux administratif en R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo,<\/em> Kinshasa, 2018. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-13\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-14\">Lire avec int\u00e9r\u00eat des articles 101, 104, Constitution de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo telle que modifi\u00e9e par la loi n\u00b011\/002 du 20 Janvier 2011 portant r\u00e9vision de certains articles de la Constitution de la RDC du 18 f\u00e9vrier 2006, in JORDC, 52<sup>e<\/sup> ann\u00e9e, Kinshasa, n\u00b0sp\u00e9cial du 05 f\u00e9vrier 2011. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-14\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-15\">VUNDUAWE TE PEMAKO, F., <em>op.cit.<\/em>, p. 9. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-15\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-16\">Art.90 al.1, Constitution de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo telle que modifi\u00e9e par la loi n\u00b011\/002 du 20 Janvier 2011 portant r\u00e9vision de certains articles de la Constitution de la RDC du 18 f\u00e9vrier 2006, in JORDC, 52<sup>e<\/sup> ann\u00e9e, Kinshasa, n\u00b0sp\u00e9cial du 05 f\u00e9vrier 2011. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-16\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-17\">Art.163, Constitution de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo telle que modifi\u00e9e par la loi n\u00b011\/002 du 20 Janvier 2011 portant r\u00e9vision de certains articles de la Constitution de la RDC du 18 f\u00e9vrier 2006, in JORDC, 52<sup>e<\/sup> ann\u00e9e, Kinshasa, n\u00b0sp\u00e9cial du 05 f\u00e9vrier 2011. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-17\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-18\">GUINCHARD, S. et DEBARD, Th., <em>Lexique des termes Juridiques<\/em>, <em>op.cit.<\/em>, p. 561. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-18\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-19\">Art.93 al.2 Constitution de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo telle que modifi\u00e9e par la loi n\u00b011\/002 du 20 Janvier 2011 portant r\u00e9vision de certains articles de la Constitution de la RDC du 18 f\u00e9vrier 2006, in JORDC, 52<sup>e<\/sup> ann\u00e9e, Kinshasa, n\u00b0sp\u00e9cial du 05 f\u00e9vrier 2011. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-19\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-20\">MBOKO DJ\u2019ANDIMA, J.M., <em>Droit congolais des services publics<\/em>, Bruxelles\/Paris, Academia\/L\u2019Harmattan, 2015, pp. 377-382. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-20\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-21\">Art.94 Constitution de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo telle que modifi\u00e9e par la loi n\u00b011\/002 du 20 Janvier 2011 portant r\u00e9vision de certains articles de la Constitution de la RDC du 18 f\u00e9vrier 2006, in JORDC, 52<sup>e<\/sup> ann\u00e9e, Kinshasa, n\u00b0sp\u00e9cial du 05 f\u00e9vrier 2011. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-21\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-22\">Allusion faite aux deux juges qui ont d\u00e9missionn\u00e9 en date du 9 avril 2018. Il s\u2019agit du juge BANYAKU LUAPE et ESAMBO KANGASHE d\u2019une part, et d\u2019autre part, la mort du juge KALONDA KIELE Yvon, \u00e0 la veille. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-22\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-23\">Art.12, 13 et 14 de la loi organique n\u00b0 13\/026 du 15 octobre 2013 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-23\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-24\">Art.2 point 1 et 2 de la loi organique n\u00b0 13\/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et comp\u00e9tences de juridictions de l\u2019ordre judiciaire. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-24\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-25\">TASOKI MANZELE, J.M., <em>Proc\u00e9dure P\u00e9nale Congolaise<\/em>, <em>op.cit.<\/em>, p. 116\u00a0; Art.72, loi organique n\u00b0 13\/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et comp\u00e9tences des juridictions de l\u2019ordre judiciaire. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-25\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-26\">NDANGI BAZEBANZIA, <em>Le d\u00e9faut de pertinence de la qualit\u00e9 officielle en droit p\u00e9nal congolais<\/em>, M\u00e9moire de D.E.S en Droit P\u00e9nal, Facult\u00e9 de Droit, UNIKIN, 2011-2013, p. 61\u00a0; RUBBENS, A., <em>Le droit judiciaire congolais, <\/em>Tome II. <em>L\u2019instruction criminelle et la proc\u00e9dure p\u00e9nale<\/em>, Bruxelles, Larcier, 1965, p. 59\u00a0; TASOKI MANZELE, J.M. <em>Proc\u00e9dure P\u00e9nale Congolaise<\/em>, <em>op.cit.<\/em>, p. 111. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-26\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-27\">Art.26 et 44, loi organique n\u00b0 16\/027 du 15 octobre 2016 portant organisation, comp\u00e9tence et fonctionnement des juridictions de l\u2019ordre administratif. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-27\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-28\">Art.15 et 16, loi organique n\u00b0 16\/027 du 15 octobre 2016 portant organisation, comp\u00e9tence et fonctionnement des juridictions de l\u2019ordre administratif. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-28\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-29\">Art.36 et 38, loi organique n\u00b0 16\/027 du 15 octobre 2016 portant organisation, comp\u00e9tence et fonctionnement des juridictions de l\u2019ordre administratif. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-29\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-30\">Art.33, loi organique n\u00b0 16\/027 du 15 octobre 2016 portant organisation, comp\u00e9tence et fonctionnement des juridictions de l\u2019ordre administratif. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-30\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-31\">Art.178 de la Constitution de la R.D.C telle que modifi\u00e9e\u2026, <em>op.cit.<\/em> <a href=\"#post-2297-footnote-ref-31\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-32\">VUNDUAWE TE PEMAKO, F., <em>Trait\u00e9 de droit administratif<\/em>, Bruxelles, Larcier, 2007, p. 449. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-32\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-33\">QUERTAINMONT et MAMBOLE OSONGO ESALAKALUNGA, <em>op.cit.<\/em>, p. 553. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-33\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-34\">Art.6, loi organique n\u00b0 13\/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et comp\u00e9tence de juridictions de l\u2019ordre judiciaire. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-34\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-35\">Art.19, loi organique n\u00b0 13\/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et comp\u00e9tence de juridiction de l\u2019ordre judiciaire. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-35\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-36\">Art.91, loi organique n\u00b0 13\/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et comp\u00e9tence de juridiction de l\u2019ordre judiciaire. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-36\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-37\">Art.61, loi organique n\u00b0 16\/027 du 15 octobre 2016 portant organisation, comp\u00e9tence et fonctionnement des juridictions de l\u2019ordre administratif. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-37\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-38\">Art.7, loi n\u00b0 08\/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs \u00e0 la libre administration des provinces. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-38\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-39\">VUNDUAWE TE PEMAKO, F., <em>Trait\u00e9 de Droit Administratif<\/em>, <em>op.cit.<\/em>, p. 497. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-39\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-40\">Art.153 de la Constitution de la R.D.C telle que modifi\u00e9e\u2026, <em>op.cit.<\/em> <a href=\"#post-2297-footnote-ref-40\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-41\">VUNDUAWE TE PEMAKO, F., <em>Trait\u00e9 de Droit Administratif, op.cit.<\/em>, p. 500\u00a0; Art.83 Constitution de la R.D.C telle que modifi\u00e9e par la loi n\u00b0 11\/002 du 20 janvier 2011 portant r\u00e9vision de certains articles de la Constitution du 18 f\u00e9vrier 2006, in JORDC, 52<sup>e<\/sup> Ann\u00e9e, Kinshasa, n\u00b0sp\u00e9cial, du 05 f\u00e9vrier 2011. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-41\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-42\">Art.153, Constitution de la R.D.C telle que modifi\u00e9e par la loi n\u00b0 11\/002 du 20 janvier 2011 portant r\u00e9vision de certains articles de la Constitution du 18 f\u00e9vrier 2006, in JORDC, 52<sup>e<\/sup> Ann\u00e9e, Kinshasa, n\u00b0sp\u00e9cial, du 05 f\u00e9vrier 2011<em>.<\/em> <a href=\"#post-2297-footnote-ref-42\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-43\">Art.29, loi n\u00b0 08\/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs \u00e0 la libre administration des provinces. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-43\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-44\">Art.30, loi n\u00b0 08\/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs \u00e0 la libre administration des provinces. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-44\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-45\">Art.107 al.2 et 3 Constitution de la R.D.C telle que modifi\u00e9e par la loi n\u00b0 11\/002 du 20 janvier 2011 portant r\u00e9vision de certains articles de la Constitution du 18 f\u00e9vrier 2006, in JORDC, 52<sup>e<\/sup> Ann\u00e9e, Kinshasa, n\u00b0sp\u00e9cial, du 05 f\u00e9vrier 2011<em>; <\/em>Art.68 al.2, loi n\u00b0 08\/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs \u00e0 la libre administration des provinces. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-45\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-46\">Art.85, loi organique n\u00b0 13\/010 du 19 f\u00e9vrier 2013 relative \u00e0 la proc\u00e9dure devant la Cour de cassation. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-46\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-47\">NDANGI BAZEBANZIA, <em>M\u00e9moire de DES<\/em>, <em>op.cit.<\/em>, pp. 61-62. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-47\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-48\">LUZOLO BAMBI LESSA et BAYONA BA MEYA, <em>Manuel de Proc\u00e9dure P\u00e9nale<\/em>, <em>op.cit.<\/em>, p. 90. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-48\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-49\">FAVOREU, L. et PHILIP, L., <em>Les grandes d\u00e9cisions du conseil constitutionnel<\/em>, Paris, 14<sup>\u00e8me<\/sup> \u00e9d., Dalloz, 2007, p. 274\u00a0; TASOKI MANZELE J.M., <em>Proc\u00e9dure P\u00e9nale Congolaise<\/em>, <em>op.cit.<\/em>, p. 59. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-49\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-50\">Art.27 et 28 du code de proc\u00e9dure p\u00e9nale\u00a0; TASOKI MANZELE, J.M., <em>Proc\u00e9dure P\u00e9nale Congolaise<\/em>, <em>op.cit.<\/em>, pp. 183-184. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-50\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-51\">Art.107 Constitution de la R.D.C telle que modifi\u00e9e par la loi n\u00b0 11\/002 du 20 janvier 2011 portant r\u00e9vision de certains articles de la Constitution du 18 f\u00e9vrier 2006, in JORDC, 52<sup>e<\/sup> Ann\u00e9e, Kinshasa, n\u00b0sp\u00e9cial, du 05 f\u00e9vrier 2011 <a href=\"#post-2297-footnote-ref-51\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-52\">Art.166 al.2 Constitution de la R.D.C telle que modifi\u00e9e par la loi n\u00b0 11\/002 du 20 janvier 2011 portant r\u00e9vision de certains articles de la Constitution du 18 f\u00e9vrier 2006, in JORDC, 52<sup>e<\/sup> Ann\u00e9e, Kinshasa, n\u00b0sp\u00e9cial, du 05 f\u00e9vrier 2011. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-52\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-53\">Art.85, loi organique n\u00b0 13\/010 du 19 f\u00e9vrier 2013 relative \u00e0 la proc\u00e9dure devant la cour de cassation. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-53\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-54\">Art.86, loi organique n\u00b0 13\/010 du 19 f\u00e9vrier 2013 relative \u00e0 la proc\u00e9dure devant la cour de cassation. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-54\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-55\">Art.27 et 28 du d\u00e9cret du 6 ao\u00fbt 1959 portant code de proc\u00e9dure p\u00e9nale. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-55\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-56\">Allusion faite \u00e0 la r\u00e9sidence surveill\u00e9e de ces d\u00e9put\u00e9s ONUSUMBA, MOHINDO NZANGI, DIOMI NDONGALA, EWANGA\u2026, lorsqu\u2019ils avaient des diff\u00e9rends avec le procureur g\u00e9n\u00e9ral de la R\u00e9publique o\u00f9 ils \u00e9taient assign\u00e9s \u00e0 l\u2019H\u00f4tel Invest \u00e0 Kinshasa en violation de la proc\u00e9dure pr\u00e9vue par la loi. Car ils \u00e9taient d\u2019abord envoy\u00e9s \u00e0 Makala et ils sont revenus \u00e0 l\u2019h\u00f4tel quelques jours plutard\u2026 <a href=\"#post-2297-footnote-ref-56\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-57\">WANE BAMEME, B.-A., <em>Cours de droit p\u00e9nal sp\u00e9cial<\/em>, destin\u00e9 aux \u00e9tudiants de Troisi\u00e8me graduat Droit, UNIKIN, 2015-2016, p. 16, in\u00e9dit. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-57\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-58\">CASSESE, A. et DELMAS-MARTY, M., <em>Juridictions nationales et crimes internationaux<\/em>, Paris, P.U.F, 2002, p. 414\u00a0: \u00ab\u00a0Malgr\u00e9 ses pouvoirs constitutionnels et l\u00e9gislatifs, le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique ne jouit pas d\u2019une immunit\u00e9\u00a0\u00bb. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-58\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-59\">NDANGI BAZEBANZIA, <em>M\u00e9moire de DES<\/em>, <em>op.cit.<\/em>, pp. 61-62. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-59\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-60\">Art.27 du Trait\u00e9 de Rome portant Statut de la Cour P\u00e9nale Internationale du 17 juillet 1998 entr\u00e9 en vigueur le 1<sup>er<\/sup> juillet 2002. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-60\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-61\">Art.42bis de la loi n\u00b0 06\/018 du 20 juillet 2006 modifiant et compl\u00e9tant le d\u00e9cret du 30 janvier 1940 portant code p\u00e9nal congolais tel que modifi\u00e9 \u00e0 ce jour. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-61\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-62\">Art.163 de la loi n\u00b0 024\/2002 du 18 novembre 2002, portant code p\u00e9nal militaire qui dispose\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019immunit\u00e9 attach\u00e9e \u00e0 la qualit\u00e9 officielle d\u2019une personne ne l\u2019exon\u00e8re pas des poursuites pour crimes de guerre ou crimes contre l\u2019humanit\u00e9\u00a0\u00bb. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-62\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2297-footnote-63\">DAVID, E., <em>El\u00e9ments de droit p\u00e9nal international et europ\u00e9en<\/em>, Bruxelles, Bruylant, 2009, pp. 114-115\u00a0; SALMON, J., <em>Manuel de droit diplomatique, <\/em>Bruxelles, Bruylant, 1994, p. 603, Tribunal Militaire International de Nuremberg, 1<sup>er<\/sup> octobre 1946. <a href=\"#post-2297-footnote-ref-63\">\u2191<\/a><\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>International Journal of Social Sciences and Scientific Studies (2022) Listes de contenus disponibles sur: Scholar La privation de libert\u00e9 de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":21,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[124],"tags":[],"class_list":["post-2297","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles","wpcat-124-id"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v25.8 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>La privation de libert\u00e9 de mouvements des justiciables de la Cour de cassation avant leur condamnation\u00a0: entre l\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement et la pertinence de la qualit\u00e9 officielle - IJSSASS Repository<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"en_US\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"La privation de libert\u00e9 de mouvements des justiciables de la Cour de cassation avant leur condamnation\u00a0: entre l\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement et la pertinence de la qualit\u00e9 officielle - IJSSASS Repository\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"International Journal of Social Sciences and Scientific Studies (2022) Listes de contenus disponibles sur: Scholar La privation de libert\u00e9 de...\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"IJSSASS Repository\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/ijssass\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2022-06-13T15:17:20+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2025-04-16T21:33:11+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/c-users-user-desktop-logo-pnglogo-2.png\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"300\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"195\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/png\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"admin\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Written by\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"admin\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"43 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/\"},\"author\":{\"name\":\"admin\",\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#\/schema\/person\/adf9bae5731958270e2140cfc1af3771\"},\"headline\":\"La privation de libert\u00e9 de mouvements des justiciables de la Cour de cassation avant leur condamnation\u00a0: entre l\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement et la pertinence de la qualit\u00e9 officielle\",\"datePublished\":\"2022-06-13T15:17:20+00:00\",\"dateModified\":\"2025-04-16T21:33:11+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/\"},\"wordCount\":10905,\"publisher\":{\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#organization\"},\"articleSection\":[\"Articles\"],\"inLanguage\":\"en-US\"},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/\",\"url\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/\",\"name\":\"La privation de libert\u00e9 de mouvements des justiciables de la Cour de cassation avant leur condamnation\u00a0: entre l\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement et la pertinence de la qualit\u00e9 officielle - IJSSASS Repository\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#website\"},\"datePublished\":\"2022-06-13T15:17:20+00:00\",\"dateModified\":\"2025-04-16T21:33:11+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"en-US\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"La privation de libert\u00e9 de mouvements des justiciables de la Cour de cassation avant leur condamnation\u00a0: entre l\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement et la pertinence de la qualit\u00e9 officielle\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#website\",\"url\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/\",\"name\":\"INTERNATIONAL JOURNAL OF SOCIAL SCIENCES AND SCIENTIFIC STUDIES\",\"description\":\"Open Access Library\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#organization\"},\"alternateName\":\"IJSSASS\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"en-US\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#organization\",\"name\":\"INTERNATIONAL JOURNAL OF SOCIAL SCIENCES AND SCIENTIFIC STUDIES\",\"alternateName\":\"IJSSASS\",\"url\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"en-US\",\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#\/schema\/logo\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/c-users-user-desktop-logo-pnglogo-3.png\",\"contentUrl\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/c-users-user-desktop-logo-pnglogo-3.png\",\"width\":300,\"height\":195,\"caption\":\"INTERNATIONAL JOURNAL OF SOCIAL SCIENCES AND SCIENTIFIC STUDIES\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#\/schema\/logo\/image\/\"},\"sameAs\":[\"https:\/\/www.facebook.com\/ijssass\"]},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#\/schema\/person\/adf9bae5731958270e2140cfc1af3771\",\"name\":\"admin\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"en-US\",\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/e2404e10f252fd74bce698fdfc0296b3cfb701b99d14951364bf9586aaa0c4a8?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/e2404e10f252fd74bce698fdfc0296b3cfb701b99d14951364bf9586aaa0c4a8?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"admin\"},\"sameAs\":[\"https:\/\/ijssass.com\/journal\"],\"url\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/author\/admin\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"La privation de libert\u00e9 de mouvements des justiciables de la Cour de cassation avant leur condamnation\u00a0: entre l\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement et la pertinence de la qualit\u00e9 officielle - IJSSASS Repository","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/","og_locale":"en_US","og_type":"article","og_title":"La privation de libert\u00e9 de mouvements des justiciables de la Cour de cassation avant leur condamnation\u00a0: entre l\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement et la pertinence de la qualit\u00e9 officielle - IJSSASS Repository","og_description":"International Journal of Social Sciences and Scientific Studies (2022) Listes de contenus disponibles sur: Scholar La privation de libert\u00e9 de...","og_url":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/","og_site_name":"IJSSASS Repository","article_publisher":"https:\/\/www.facebook.com\/ijssass","article_published_time":"2022-06-13T15:17:20+00:00","article_modified_time":"2025-04-16T21:33:11+00:00","og_image":[{"width":300,"height":195,"url":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/c-users-user-desktop-logo-pnglogo-2.png","type":"image\/png"}],"author":"admin","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Written by":"admin","Est. reading time":"43 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/"},"author":{"name":"admin","@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#\/schema\/person\/adf9bae5731958270e2140cfc1af3771"},"headline":"La privation de libert\u00e9 de mouvements des justiciables de la Cour de cassation avant leur condamnation\u00a0: entre l\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement et la pertinence de la qualit\u00e9 officielle","datePublished":"2022-06-13T15:17:20+00:00","dateModified":"2025-04-16T21:33:11+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/"},"wordCount":10905,"publisher":{"@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#organization"},"articleSection":["Articles"],"inLanguage":"en-US"},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/","url":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/","name":"La privation de libert\u00e9 de mouvements des justiciables de la Cour de cassation avant leur condamnation\u00a0: entre l\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement et la pertinence de la qualit\u00e9 officielle - IJSSASS Repository","isPartOf":{"@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#website"},"datePublished":"2022-06-13T15:17:20+00:00","dateModified":"2025-04-16T21:33:11+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/#breadcrumb"},"inLanguage":"en-US","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/la-privation-de-liberte-de-mouvements-des-justiciables-de-la-cour-de-cassation-avant-leur-condamnation-entre-legalite-de-traitement-et-la-pertinence-de-la-qualite-officielle\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"La privation de libert\u00e9 de mouvements des justiciables de la Cour de cassation avant leur condamnation\u00a0: entre l\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement et la pertinence de la qualit\u00e9 officielle"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#website","url":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/","name":"INTERNATIONAL JOURNAL OF SOCIAL SCIENCES AND SCIENTIFIC STUDIES","description":"Open Access Library","publisher":{"@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#organization"},"alternateName":"IJSSASS","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"en-US"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#organization","name":"INTERNATIONAL JOURNAL OF SOCIAL SCIENCES AND SCIENTIFIC STUDIES","alternateName":"IJSSASS","url":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"en-US","@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/c-users-user-desktop-logo-pnglogo-3.png","contentUrl":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/c-users-user-desktop-logo-pnglogo-3.png","width":300,"height":195,"caption":"INTERNATIONAL JOURNAL OF SOCIAL SCIENCES AND SCIENTIFIC STUDIES"},"image":{"@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#\/schema\/logo\/image\/"},"sameAs":["https:\/\/www.facebook.com\/ijssass"]},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#\/schema\/person\/adf9bae5731958270e2140cfc1af3771","name":"admin","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"en-US","@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/e2404e10f252fd74bce698fdfc0296b3cfb701b99d14951364bf9586aaa0c4a8?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/e2404e10f252fd74bce698fdfc0296b3cfb701b99d14951364bf9586aaa0c4a8?s=96&d=mm&r=g","caption":"admin"},"sameAs":["https:\/\/ijssass.com\/journal"],"url":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/author\/admin\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2297","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/21"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2297"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2297\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2300,"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2297\/revisions\/2300"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2297"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2297"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2297"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}