{"id":2174,"date":"2022-02-17T23:10:10","date_gmt":"2022-02-17T23:10:10","guid":{"rendered":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/?p=2174"},"modified":"2025-04-16T21:33:12","modified_gmt":"2025-04-16T21:33:12","slug":"lintegration-regionale-africaine-et-ses-problemes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/lintegration-regionale-africaine-et-ses-problemes\/","title":{"rendered":"L\u2019INTEGRATION REGIONALE AFRICAINE ET SES PROBLEMES"},"content":{"rendered":"<h1><a id=\"post-2174-_Toc92459738\"><\/a><strong>\u00a0<\/strong><\/h1>\n<p>KABANDA MASHINI Justin<\/p>\n<p>Assistant \u00e0 la Facult\u00e9 de Droit au d\u00e9partement de Droit Public, Universit\u00e9 de Lubumbashi\u00a0;<\/p>\n<p><strong>MAKOLO MAKOPO C\u00e9lestin<\/strong><\/p>\n<p>Assistant \u00e0 la Facult\u00e9 de Droit au d\u00e9partement de Droit Public, Universit\u00e9 de Lubumbashi.<\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<h5><strong>Mots cl\u00e9s\u00a0:<\/strong><\/h5>\n<h5><strong>Int\u00e9gration r\u00e9gionale africaine, probl\u00e8mes <\/strong><\/h5>\n<h5><strong> R\u00e9sum\u00e9 <\/strong><\/h5>\n<p>L\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique est un facteur d\u00e9clencheur du d\u00e9veloppement des Etats membres d\u2019une communaut\u00e9 \u00e9conomique.<\/p>\n<p>Apres l\u2019ind\u00e9pendance des pays africains, la volont\u00e9 de cr\u00e9er une structure d\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale a caract\u00e9ris\u00e9, plusieurs acteurs africains parmi lesquels\u00a0; KHRAME KRUME \u2026, c\u2019est cette volont\u00e9, qui justifie la prolif\u00e9ration des organisations internationales africaines \u00e0 caract\u00e8re d\u2019int\u00e9gration. On peut citer ici\u00a0; l\u2019UEMOA, CIMA, OHADA, CEMAC\u2026, Cependant, plusieurs probl\u00e8mes bloquent l\u2019\u00e9mergence de cette int\u00e9gration \u00e9conomique, surtout au niveau r\u00e9gional. Ces probl\u00e8mes sont entre autre\u00a0; l\u2019attachement des Etats \u00e0 leurs souverainet\u00e9s, la diversit\u00e9 linguistiques, h\u00e9ritage de la colonisation. Voil\u00e0 pourquoi, dans le cadre de cette recherche nous proposons, que les Etats membres de l\u2019Union africaine puissent c\u00e9der, plusieurs attributs de leurs souverainet\u00e9s au profit d\u2019une organisation d\u2019int\u00e9gration globale comme le cas avec, l\u2019Union Europ\u00e9enne. Cette solution d\u00e9bouchera, \u00e0 l\u2019ouverture des barri\u00e8res douani\u00e8res des Etats membres, ce qui va donner lieu, \u00e0 la zone de libre-\u00e9change continentale, comme est la volont\u00e9 actuelle de l\u2019Union Africaine, Union douani\u00e8re, Union mon\u00e9taire, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019union \u00e9conomique.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h3><strong>I. Liminaires <\/strong><\/h3>\n<p>L\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale est un processus qui consiste \u00e0 surmonter, d\u2019un commun accord, les obstacles politiques, physiques, \u00e9conomiques et sociaux inter-\u00e9tatiques, et \u00e0 collaborer dans la gestion de ressources partag\u00e9es et de biens communs r\u00e9gionaux. Elle est aussi d\u00e9finie comme un processus qui consiste \u00e0 rapprocher les nations entre elles afin de supprimer toutes les entraves \u00e0 la libert\u00e9 de circulation des biens, des services, des capitaux et des facteurs de production et favoriser ainsi les \u00e9changes<sup><a id=\"post-2174-footnote-ref-1\" href=\"#post-2174-footnote-1\">[1]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Au regard de ces d\u00e9finitions, nous pouvons ajouter encore en disant que sur base des r\u00e9alit\u00e9s socio-\u00e9conomiques et culturelles actuelles, les Etats sont appel\u00e9s donc \u00e0 s\u2019int\u00e9grer. C\u2019est pour cela que nous voyons les diff\u00e9rents Etats signer les accords bilat\u00e9raux et multilat\u00e9raux en vue de mettre sur pied quelques instruments juridiques servant de soubassement dans leur int\u00e9gration r\u00e9gionale et dans la gestion commune des ressources.<\/p>\n<p>L\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale poursuit \u00e0 cet effet trois principaux objectifs\u00a0: La stabilit\u00e9 politique, le d\u00e9veloppement \u00e9conomique, les biens publics r\u00e9gionaux. Au regard de ces trois principaux objectifs, nous pensons qu\u2019il y a d\u2019\u00e9normes d\u00e9fis \u00e0 relever pour l\u2019ensemble des r\u00e9gions\u00a0: Souverainet\u00e9, manque d\u2019appropriation et de capacit\u00e9s institutionnelles au niveau r\u00e9gional et national, la n\u00e9cessit\u00e9 de surmonter la fragmentation des march\u00e9s r\u00e9gionaux, la diversification \u00e9conomique insuffisante, les interconnexions inefficaces des infrastructures, la n\u00e9cessit\u00e9 de politiques r\u00e9gionales plus efficaces pour relever les d\u00e9fis communs \u00e0 l\u2019appui du d\u00e9veloppement durable. Nul n\u2019ignore que bon nombre de nos pays africains ne poss\u00e8dent pas d\u2019infrastructures ad\u00e9quates pour l\u2019interconnexion des Etats d\u2019une m\u00eame r\u00e9gion<sup><a id=\"post-2174-footnote-ref-2\" href=\"#post-2174-footnote-2\">[2]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Il faut noter aussi que les exportations africaines restent trop fortement ax\u00e9es sur les produits de base et la part du continent dans les \u00e9changes mondiaux reste faible, malgr\u00e9 l\u2019existence de nombreuses communaut\u00e9s \u00e9conomiques r\u00e9gionales et la lib\u00e9ralisation des march\u00e9s nationaux. Les \u00e9changes intra-africains sont particuli\u00e8rement limit\u00e9s. Nous remarquons aussi une administration frontali\u00e8re lourde et opaque, en particulier pour les proc\u00e9dures d\u2019import-export, l\u2019utilisation limit\u00e9e de Nouvelles Technologies de l\u2019Information et de la Communication (NTIC) ainsi que des d\u00e9ficits persistants en mati\u00e8re d\u2019infrastructures comme \u00e9tant les principaux obstacles \u00e0 des niveaux d\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale plus pouss\u00e9s. Et donc, nous pouvons qualifier cette \u00e9conomie d\u2019une \u00e9conomie enclav\u00e9e.<\/p>\n<h3><a id=\"post-2174-_Toc92459739\"><\/a><strong>II. Notion d\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique r\u00e9gionale<\/strong><\/h3>\n<h3><a id=\"post-2174-_Toc92459740\"><\/a><strong>II.1. Les objectifs d\u2019int\u00e9gration<\/strong><\/h3>\n<ol>\n<li>La paix et la s\u00e9curit\u00e9 des personnes et leurs biens faute de quoi rien ne pourrait \u00eatre fait. Ensuite\u00a0;<\/li>\n<li>A ses articles 2, 3 et 4 de la Convention de la CEPGL, les Etats ont montr\u00e9 leur besoin manifeste de promouvoir le d\u00e9veloppement des activit\u00e9s d\u2019int\u00e9r\u00eats communs\u00a0;<\/li>\n<li>D\u2019intensifier la libre circulation des personnes et de leurs biens\u00a0;<\/li>\n<li>De promouvoir la coop\u00e9ration sociale, \u00e9conomique, commerciale, scientifique, culturelle\u00a0;<\/li>\n<li>La coop\u00e9ration politique, militaire et technologique dans tous les domaines, etc.<\/li>\n<\/ol>\n<p>La liste des objectifs que les Etats s\u2019assignent n\u2019est pas exhaustive\u00a0; car, nous devons savoir que tous les domaines de la vie avaient \u00e9t\u00e9 touch\u00e9s par cette Convention. L\u2019ambition \u00e9tant de rendre l\u2019int\u00e9gration effective selon l\u2019esprit de cet instrument juridique, m\u00eame le domaine de la sant\u00e9, de l\u2019\u00e9nergie, de transport et ainsi de suite, avant \u00e9t\u00e9 \u00e9pingl\u00e9 dans ladite Convention<sup><a id=\"post-2174-footnote-ref-3\" href=\"#post-2174-footnote-3\">[3]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Mais, il est tout de m\u00eame paradoxal de voir ces trois Etats de la CEPGL qui n\u2019ont pas tous les m\u00eames dimensions g\u00e9ographiques, ni moins encore les m\u00eames potentialit\u00e9s, les m\u00eames ressources humaines et naturelles chercher \u00e0 s\u2019int\u00e9grer alors que dans l\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique, nous trouvons un \u00e9change des biens et services entre les Etats d\u2019une m\u00eame r\u00e9gion qui poss\u00e8dent les ressources communes ou diff\u00e9rentes. Avoir une vision commune ne suffirait pas pour une bonne int\u00e9gration. Il faut donc plusieurs \u00e9l\u00e9ments mis ensemble, comme nous allons devoir l\u2019analyser au cours de notre \u00e9tude.<\/p>\n<h3><a id=\"post-2174-_Toc92459741\"><\/a><strong>II.2. Les principes et piliers de base d\u2019une int\u00e9gration r\u00e9gionale effective<\/strong><\/h3>\n<p>L\u2019int\u00e9gration est un processus qui consiste \u00e0 surmonter, d\u2019un commun accord, les obstacles politiques, physiques, \u00e9conomiques et sociaux inter-\u00e9tatiques, et \u00e0 collaborer dans la gestion de ressources partag\u00e9es et de biens communs r\u00e9gionaux. Nous d\u00e9gageons ici les diff\u00e9rents principes et piliers qui peuvent permettre aux Etats d\u2019une m\u00eame r\u00e9gion et qui sont \u00e0 la qu\u00eate de l\u2019int\u00e9gration \u00e0 arriver \u00e0 une r\u00e9ussite.<\/p>\n<p>Selon l\u2019esprit et la vision de l\u2019UA, il s\u2019agit l\u00e0 tout d\u2019abord de monter une strat\u00e9gie globale de d\u00e9veloppement du continent africains qui repose sur l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale, telle qu\u2019adopt\u00e9e et poursuivie par le sommet de l\u2019Union Africaine. En 1991, les Chefs d\u2019Etat et de Gouvernement africains ont sign\u00e9 le Trait\u00e9 instituant la Communaut\u00e9 Economique Africaine (Trait\u00e9 d\u2019Abuja), d\u00e9finissant les principes directeurs et les objectifs, ainsi que le cadre r\u00e9gional visant \u00e0 renforcer le programme d\u2019int\u00e9gration. La vision continentale est de cr\u00e9er une Communaut\u00e9 Economique Africaine au terme de six \u00e9tapes successives. La segmentation en six \u00e9tapes est motiv\u00e9e par la volont\u00e9 de commencer par une forte int\u00e9gration au niveau r\u00e9gional gr\u00e2ce \u00e0 la cr\u00e9ation et au renforcement des communaut\u00e9s \u00e9conomiques r\u00e9gionales, qui seront int\u00e9gr\u00e9es \u00e0 la Communaut\u00e9 Economique Africaine<sup><a id=\"post-2174-footnote-ref-4\" href=\"#post-2174-footnote-4\">[4]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<h3><a id=\"post-2174-_Toc92459742\"><\/a><strong>II.2.1. Les principes de l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale<\/strong><\/h3>\n<p>Les Etats sont appel\u00e9s \u00e0 travailler pour une int\u00e9gration r\u00e9gionale en se basant sur ces principes\u00a0:<\/p>\n<ol>\n<li>Renforcement d\u2019une communaut\u00e9 \u00e9conomique r\u00e9gionale existante\u00a0; puis cr\u00e9ation d\u2019une nouvelle communaut\u00e9 \u00e9conomique r\u00e9gionale au cas o\u00f9 il n\u2019en existe pas. Stabilisation des barri\u00e8res tarifaires et non-tarifaires, des droits de douane et des taxes int\u00e9rieures de chaque pays membre d\u2019une r\u00e9gion\u00a0;<\/li>\n<li>L\u2019\u00e9tablissement d\u2019un calendrier de la suppression des barri\u00e8res harmonisation des droits de douane, renforcement de l\u2019int\u00e9gration sectorielle, coordination r\u00e9gionale. Enfin, la cr\u00e9ation d\u2019une zone de libre-\u00e9change et la mise en place d\u2019une union douani\u00e8re dans chaque communaut\u00e9 \u00e9conomique r\u00e9gionale\u00a0;<\/li>\n<li>Coordination et harmonisation des syst\u00e8mes tarifaires et non-tarifaires au sein des communaut\u00e9s \u00e9conomiques r\u00e9gionales pour parvenir \u00e0 une union douani\u00e8re r\u00e9gionale. La mise en place d\u2019une politique sectorielle commune au sein de la r\u00e9gion. Et puis, harmoniser la politique mon\u00e9taire, financi\u00e8re et budg\u00e9taire des Etats de la r\u00e9gion\u00a0;<\/li>\n<li>La libre circulation des personnes et de leurs biens, des droits de r\u00e9sidence et l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un march\u00e9 commun au niveau de la r\u00e9gion. Enfin, cr\u00e9er une monnaie unique pour les pays de la r\u00e9gion.<\/li>\n<\/ol>\n<h3><a id=\"post-2174-_Toc92459743\"><\/a><strong>II.3. Le mod\u00e8le d\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale des pays de la CEPGL<\/strong><\/h3>\n<p>Selon diff\u00e9rents chercheurs, il n\u2019existe pas un mod\u00e8le uniforme pour l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale. Chaque r\u00e9gion avec les Etats qui la composent, peut se choisir un type ou un mod\u00e8le d\u2019int\u00e9gration conform\u00e9ment \u00e0 leur vision commune. Certains pays prennent un seul mod\u00e8le qui leur permet d\u2019\u00e9voluer et d\u2019atteindre les objectifs qu\u2019ils se sont assign\u00e9s. Pour ce qui concerne des communaut\u00e9s \u00e9conomiques africaines, elles avaient opt\u00e9 pour cinq types ou mod\u00e8les d\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale, il s\u2019agit de\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>La Constitution d\u2019une zone de libre-\u00e9change (Z.L.E)\u00a0;<\/li>\n<li>Le march\u00e9 commun\u00a0;<\/li>\n<li>L\u2019Union Economique\u00a0;<\/li>\n<li>L\u2019Union Economique et Mon\u00e9taire (U.E.M)\u00a0;<\/li>\n<li>L\u2019Union Politique.<\/li>\n<\/ul>\n<h3><a id=\"post-2174-_Toc92459744\"><\/a><strong>II.3.1. La Constitution d\u2019une zone de libre-\u00e9change<\/strong><\/h3>\n<p>Le premier niveau d\u2019une int\u00e9gration \u00e9conomique r\u00e9gionale est la Zone de libre-\u00e9change. Dans ce cas, les pays d\u00e9cident, et c\u2019est uniquement pour les pays membres, les droits de douane et toutes les restrictions commerciales. Mais chaque pays conserve la possibilit\u00e9 de fixer des droits de douane et les quotas vis-\u00e0-vis des pays non membres de la zone de libre-\u00e9change. Et donc, le but poursuivi par ces Etats est celui de rendre une t\u00e2che facile \u00e0 leurs populations dans la circulation libre et les \u00e9changes commerciaux afin de permettre un d\u00e9veloppement rapide de leurs pays.<\/p>\n<p>A ce stade d\u2019int\u00e9gration, d\u2019aucun ignore que les pays africains ont r\u00e9ussi partiellement l\u2019int\u00e9gration en ce sens que la libre circulation des personnes n\u2019est pas effective permettant ainsi aux personnes d\u00e9tentrices de ce dernier de circuler librement sans aucune inqui\u00e9tude pour une dur\u00e9e de plus ou moins un an. Mais, quant \u00e0 ce qui concerne les biens et services, jusqu\u2019\u00e0 ce jour, chaque pays fixe le prix de d\u00e9douanement et cela ne facilite plus une bonne int\u00e9gration au vrai sens du terme et c\u2019est conform\u00e9ment aux objectifs que ces Etats s\u2019\u00e9taient assign\u00e9s.<\/p>\n<h3><a id=\"post-2174-_Toc92459745\"><\/a><strong>II.3.2. Le march\u00e9 commun<\/strong><\/h3>\n<p>Le march\u00e9 commun est une autre \u00e9tape de l\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique r\u00e9gionale qui est aussi l\u2019union douani\u00e8re o\u00f9 vient s\u2019ajouter la circulation des facteurs de production c\u2019est-\u00e0-dire, la libert\u00e9 de circulation des capitaux, des hommes ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment la population active<sup><a id=\"post-2174-footnote-ref-5\" href=\"#post-2174-footnote-5\">[5]<\/a><\/sup>. Rappelons ici que conform\u00e9ment aux objectifs et aux mod\u00e8les d\u2019int\u00e9gration que certaines communaut\u00e9s avaient choisis, il y est inclus aussi le march\u00e9 commun. Cependant, comme nous venions de l\u2019\u00e9pingler dans notre paragraphe pr\u00e9c\u00e9dent, la circulation libre des facteurs de productions sans une taxe douani\u00e8re est rest\u00e9e et reste jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent une lettre morte par le fait que toute la population de pays membres de l\u2019U.A. paye les taxes douani\u00e8res qui ne sont m\u00eame pas uniformes. Chaque Etat a son propre tarif douanier qu\u2019il fixe sans consid\u00e9rer l\u2019int\u00e9r\u00eat r\u00e9gional commun.<\/p>\n<h3><a id=\"post-2174-_Toc92459746\"><\/a><strong>II.3.3. L\u2019Union Economique<\/strong><\/h3>\n<p>A ce niveau de l\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique r\u00e9gionale, c\u2019est la cr\u00e9ation de l\u2019Union Economique qui est aussi le march\u00e9 commun avec harmonisation des politiques via des politiques communes consistant \u00e0 mettre en place des politiques fiscales, sociales, sectorielles, mon\u00e9taires, agricoles communes. Ici on met aussi des politiques de concurrences et de s\u00e9curit\u00e9s communes comme le cas de l\u2019espace Schengen en Europe<sup><a id=\"post-2174-footnote-ref-6\" href=\"#post-2174-footnote-6\">[6]<\/a><\/sup>. Visiblement, on croirait qu\u2019une telle politique commune n\u2019existe pas encore au sein de l\u2019U.A. pour telle ou telle autre raison. Toutefois, nous notons tout de m\u00eame qu\u2019au niveau des textes ce plan existe d\u00e9j\u00e0, mais le probl\u00e8me se pose au niveau de l\u2019effectivit\u00e9.<\/p>\n<h4><strong>II.3.4. L\u2019Union Economique et Mon\u00e9taire (UEM)<\/strong><\/h4>\n<p>A cette quatri\u00e8me \u00e9tape de l\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique r\u00e9gionale, c\u2019est la Constitution de l\u2019Union Economique et Mon\u00e9taire qui est la suite de deux \u00e9tapes pr\u00e9c\u00e9dentes dont le march\u00e9 commun et l\u2019Union Economique o\u00f9 l\u2019on ajoute une zone mon\u00e9taire commune entre les pays membres de la r\u00e9gion. Les pays membres c\u00e8dent \u00e0 leurs souverainet\u00e9s mon\u00e9taires. Plus question de la monnaie nationale. C\u2019est le cas de pays de l\u2019Ouest qui ont le Franc CFA. Fort malheureusement, les autres pays de l\u2019Afrique, n\u2019y sont pas encore arriv\u00e9s. D\u2019ailleurs, \u00e0 ce titre par exemple, tous les francs (Francs Congolais, Francs Rwandais et les Francs Burundais) ne peuvent pas se convertir les uns des autres. C\u2019est ce qui fait que, pour bien circuler dans ces pays, il faut avoir la monnaie \u00e9trang\u00e8re telle que les dollars am\u00e9ricains.<\/p>\n<h3><a id=\"post-2174-_Toc92459747\"><\/a><strong>II.3.5. L\u2019Union Politique<\/strong><\/h3>\n<p>Et cette sixi\u00e8me \u00e9tape de l\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique r\u00e9gionale c\u2019est la cr\u00e9ation de l\u2019union politique des pays membres de la r\u00e9gion. A ce niveau, c\u2019est l\u2019ultime stade de l\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique r\u00e9gionale qui consiste \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une structure supranationale en plus de l\u2019UEM, d\u2019une politique fiscale et conjoncturelle. Il doit y avoir aussi un Gouvernement propre \u00e0 l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale<sup><a id=\"post-2174-footnote-ref-7\" href=\"#post-2174-footnote-7\">[7]<\/a><\/sup>. Nous pourrons dire \u00e0 ce niveau que ceci a \u00e9t\u00e9 \u00e0 la base m\u00eame de la cr\u00e9ation par exemple de la CEPGL, par les trois pr\u00e9sidents\u00a0: Le Za\u00efrois Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wazabanga, le Rwandais le G\u00e9n\u00e9ral Juv\u00e9nal Habyarimana et le Burundais le Lieutenant G\u00e9n\u00e9ral Michel Micombero pour leur protection contre les diff\u00e9rents groupes rebelles qui pourraient menacer leurs pouvoirs. Malheureusement encore, cette phase d\u2019int\u00e9gration n\u2019a presque pas vue le jour pour plusieurs causes non encore connues.<\/p>\n<p>Par ailleurs, nous constatons qu\u2019au regard de ces diff\u00e9rents mod\u00e8les d\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale, beaucoup d\u2019Etats dans le monde entier ont essay\u00e9 \u00e0 s\u2019int\u00e9grer les uns les autres, mais ils se sont heurt\u00e9s \u00e0 certains niveaux de ces \u00e9tapes pour plusieurs raisons que nous ne saurons pas peut \u00eatre d\u2019ambl\u00e9e \u00e9pingler \u00e0 ce niveau de notre travail.<\/p>\n<h4><strong>II.3.6. La vision de l\u2019Union Africaine sur l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale<\/strong><\/h4>\n<p>En lisant la Charte de l\u2019UA, et selon la lettre et l\u2019esprit de cette derni\u00e8re, les Etats membres ne pourront pas arriver \u00e0 s\u2019int\u00e9grer effectivement tant qu\u2019ils ne seront pas capable d\u2019assoir la D\u00e9mocratie et ses principes ainsi que la bonne gouvernance au sein de leurs pays respectifs. Car, une vraie int\u00e9gration requiert un certain nombre d\u2019exigences et conditions en vue d\u2019atteindre les objectifs qu\u2019on s\u2019est assign\u00e9s. Pour ce faire, au regard des diff\u00e9rents articles et clauses que regorge la Charte de l\u2019UA, si lesquels s\u2019ils \u00e9taient respect\u00e9s par les Etats signatures, ils apporteraient une solution durable aux int\u00e9grations r\u00e9gionales. C\u2019est notamment\u00a0:<\/p>\n<ol>\n<li>Promouvoir l\u2019adh\u00e9sion de chaque Etat partie aux valeurs et principes universels de la d\u00e9mocratie et le respect des droits de l\u2019homme\u00a0;<\/li>\n<li>Promouvoir et renforcer l\u2019adh\u00e9sion au principe de l\u2019Etat de droit fond\u00e9 sur le respect et la supr\u00e9matie de la Constitution et de l\u2019ordre constitutionnel dans l\u2019organisation politique des Etats parties\u00a0;<\/li>\n<li>Promouvoir la tenue r\u00e9guli\u00e8re d\u2019\u00e9lections transparentes, libres et justes afin d\u2019institutionnaliser une autorit\u00e9 et un Gouvernement l\u00e9gitimes ainsi que les changements d\u00e9mocratiques de Gouvernement\u00a0;<\/li>\n<li>Interdire, rejeter et condamner tout changement anticonstitutionnel de Gouvernement dans tout Etat membre comme \u00e9tant une menace grave \u00e0 la stabilit\u00e9, \u00e0 la paix, \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 et au d\u00e9veloppement\u00a0;<\/li>\n<li>Promouvoir et prot\u00e9ger l\u2019ind\u00e9pendance de la justice\u00a0;<\/li>\n<li>Instaurer, renforcer, et consolider la bonne gouvernance par l\u2019\u00e9dification et le renforcement des institutions de gouvernance et l\u2019inculcation du pluralisme et de la tol\u00e9rance politique\u00a0;<\/li>\n<li>Encourager la coordination effective et l\u2019harmonisation des politiques de gouvernance entre les Etats parties, dans le but de promouvoir l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale et continentale\u00a0;<\/li>\n<li>Promouvoir le d\u00e9veloppement durable des Etats parties et la s\u00e9curit\u00e9 humaine\u00a0;<\/li>\n<li>Promouvoir la pr\u00e9vention et la lutte contre la corruption conform\u00e9ment aux stipulations de la Convention de l\u2019Union Africaine sur la pr\u00e9vention et la lutte contre la corruption adopt\u00e9e \u00e0 Maputo, Mozambique, en Juillet 2003\u00a0;<\/li>\n<li>Promouvoir la cr\u00e9ation des conditions n\u00e9cessaires pour faciliter la participation des citoyens, la transparence, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information, la libert\u00e9 de presse et l\u2019obligation de rendre compte de la gestion des affaires publiques\u00a0;<\/li>\n<li>Promouvoir l\u2019\u00e9quilibre entre homme et femme ainsi que l\u2019\u00e9galit\u00e9 dans les processus de gouvernance et de d\u00e9veloppement\u00a0;<\/li>\n<li>Renforcer la coop\u00e9ration entre l\u2019Union, les Communaut\u00e9s \u00e9conomiques r\u00e9gionales et la communaut\u00e9 internationale en mati\u00e8re de d\u00e9mocratie, d\u2019\u00e9lections et de gouvernance\u00a0;<\/li>\n<li>Promouvoir les meilleures pratiques dans l\u2019organisation des \u00e9lections aux fins de stabilit\u00e9 politique et de bonne gouvernance<sup><a id=\"post-2174-footnote-ref-8\" href=\"#post-2174-footnote-8\">[8]<\/a><\/sup>.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Disons ici que nous avons pris quelques articles comme \u00e9chantillon pour ce qui est du soubassement du d\u00e9veloppement des Etats africains. Malheureusement, tous ces beaux textes restent dans les tiroirs des gouvernants et pourtant ce sont ces textes inspiratifs qui pouvaient donner une solution pour le d\u00e9veloppement durable bas\u00e9 bien s\u00fbr sur une int\u00e9gration totale ou partielle. Car, les pays membres d\u2019une r\u00e9gion, peuvent tracer un plan d\u2019int\u00e9gration sur quelques mod\u00e8les selon leur vision ou aspiration.<\/p>\n<h3><a id=\"post-2174-_Toc92459748\"><\/a><strong>II.3. LES ENJEUX ET PERSPECTIVES ECONOMIQUES DE LA RD CONGO DANS SES RELATIONS INTERAFRICAINES<\/strong><\/h3>\n<p>Dans sa politique \u00e9trang\u00e8re, les questions \u00e9conomiques occupent \u00e9galement une place importante sur l\u2019agenda\u00a0 de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo dans ses rencontres avec d\u2019autres \u00c9tats membres des diff\u00e9rentes organisations r\u00e9gionales. Ces questions touchent plusieurs domaines notamment l\u2019\u00e9nergie, le commerce transfrontalier notamment la circulation des personnes et des biens, l\u2019exploitation et l\u2019exportation de mati\u00e8res premi\u00e8res, la promotion du climat des affaires, la gestion et l\u2019exploitation des ressources transfrontali\u00e8res communes, etc. Pour y arriver, la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo a adopt\u00e9 une politique \u00e9trang\u00e8re au niveau bilat\u00e9ral et multilat\u00e9ral avec ses voisins et autres\u00a0 pays africains afin d\u2019assurer son d\u00e9veloppement et le bien-\u00eatre de sa population.<\/p>\n<h3><a id=\"post-2174-_Toc443839794\"><\/a><a id=\"post-2174-_Toc92459749\"><\/a><strong>II.3.1. Au niveau bilat\u00e9ral<\/strong><\/h3>\n<p>Dans le cadre de sa politique \u00e9trang\u00e8re et dans le souci de mat\u00e9rialiser sa vision ou sa vocation africaine, la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo et beaucoup d\u2019autres pays africains d\u00e9veloppent une politique dans la mise en place des commissions bilat\u00e9rales mixtes visant \u00e0 faciliter la coop\u00e9ration \u00e9conomique entre eux. Dans le secteur de l\u2019\u00e9nergie, il existe une grande structure appel\u00e9e CINELAC, une organisation tripartite charg\u00e9e de la gestion et de la production de l\u2019\u00e9nergie entre les trois pays membres de CEPGL. Cette organisation sp\u00e9cialis\u00e9e reste encore parmi les rares structures qui tiennent encore l\u2019existence de la CEPGL apr\u00e8s la quasi inexistence de plusieurs autres qui fonctionnaient \u00e0 l\u2019\u00e9poque comme la BDEGL, l\u2019IRAZ, etc.<\/p>\n<p>Les diff\u00e9rents experts de cette organisation traitent la question de l\u2019\u00e9nergie tout en insistant sur l\u2019exploitation commune du gaz m\u00e9thane dans le lac Kivu, mais aussi de la protection de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me du lac Kivu et du lac Tanganyika (Notre entretien avec certains cadres de la CINELAC qui ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 garder l\u2019anonymat). Aussi entre la RD Congo et l\u2019Angola, il existe une commission qui \u00e9tudie les possibilit\u00e9s de l\u2019exploitation du p\u00e9trole entre les deux pays dans la zone d\u2019int\u00e9r\u00eat commun. Cette zone se trouve dans le plateau continental de l\u2019enclave de Cabinda. Entre la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo et le Burundi, des \u00e9changes sont intenses dans le domaine commercial \u00e0 travers le poste frontalier de Gatumba et le lac Tanganyika. Il existe \u00e9galement une intense coop\u00e9ration en mati\u00e8re \u00e9conomique, s\u00e9curitaire, d\u2019\u00e9nergie, de bonne gouvernance et de d\u00e9veloppement entre la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo et la R\u00e9publique sud-africaine comme nous le constatons avec les diff\u00e9rents travaux des grandes commissions qui existent entre les deux pays. \u00c0 travers cette coop\u00e9ration,\u00a0 les relations se sont renforc\u00e9es \u00e0 la suite de la signature d\u2019une vingtaine d\u2019accords de coop\u00e9ration dans plusieurs domaines entre les deux pays. Il existe \u00e9galement une grande commission entre la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo et la R\u00e9publique sud-africaine qui a \u00e9t\u00e9 mise sur pied depuis janvier 2004 et gr\u00e2ce \u00e0 ses travaux, vingt-huit accords ont \u00e9t\u00e9 sign\u00e9s dans les diff\u00e9rents domaines comme l\u2019\u00e9nergie, l\u2019\u00e9ducation, les infrastructures, les mines, l\u2019agriculture, la s\u00e9curit\u00e9, les flux migratoires et les hydrocarbures<sup><a id=\"post-2174-footnote-ref-9\" href=\"#post-2174-footnote-9\">[9]<\/a><\/sup><\/p>\n<p>Dans le domaine de l\u2019\u00e9nergie, la R\u00e9publique sud-africaine tient beaucoup \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 produite par le barrage d\u2019Inga pour alimenter ses entreprises et leur permettre de tourner convenablement.\u00a0 C\u2019est dans ce sens que la R\u00e9publique sud-africaine cherche \u00e0 r\u00e9habiliter une partie des turbines de ce barrage. La finalisation de ces travaux pourra permettre aux deux centrales r\u00e9habilit\u00e9es de disposer d\u2019un potentiel de production de plus de 40 000 m\u00e9gawatts, capables de fournir l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 toute la r\u00e9gion de l\u2019Afrique Australe. Ce qui pourra permettre \u00e0 la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo d\u2019\u00eatre \u00e9galement un partenaire incontournable, mais aussi strat\u00e9gique pour tous les pays de la SADC<sup><a id=\"post-2174-footnote-ref-10\" href=\"#post-2174-footnote-10\">[10]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>\u00c0 cet \u00e9gard, la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo ne doit plus seulement se contenter de la signature des accords, moins encore des travaux mixtes qui s\u2019organisent au sommet ou entre minist\u00e8res, mais elle doit pouvoir analyser concr\u00e8tement quels sont les avantages visibles et perceptibles dont elle tire b\u00e9n\u00e9fice pour sa population. Pour le cas de la RD Congo, nous sommes d\u2019accord et convaincu que des commissions existent, mais il convient de noter \u00e0 ce stade que les r\u00e9sultats ne sont pas encore tr\u00e8s visibles sur le terrain. L\u2019essentiel des activit\u00e9s de ces commissions reste encore limit\u00e9 \u00e0 la seule dimension bureaucratique au lieu de mettre en place et d&#8217;adopter un m\u00e9canisme efficace de suivi et d&#8217;\u00e9valuation des diff\u00e9rents travaux comme c\u2019est le cas pour les autres pays.<\/p>\n<p>\u00c0 part l\u2019Afrique du Sud, la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo entretient des rapports \u00e9conomiques avec le Nigeria qui est aussi une puissance r\u00e9gionale surtout \u00e0 cause de son \u00e9conomie et de ses ressources p\u00e9troli\u00e8res \u00e7a n\u2019a pas fait longtemps que le Pr\u00e9sident Felix Antoine Tshisekedi a re\u00e7u dans son cabinet, une s\u00e9rie d\u2019investisseurs nig\u00e9rians. Entre la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo et le Nigeria, il existe aussi une grande commission mixte comme c\u2019est le cas pour d\u2019autres pays. Les probl\u00e8mes discut\u00e9s \u00e0 travers les diff\u00e9rentes sessions de cette grande commission concernent la coop\u00e9ration dans le secteur \u00e9nerg\u00e9tique et les livraisons de p\u00e9trole brut. Concernant la coop\u00e9ration \u00e9nerg\u00e9tique, il est pr\u00e9vu les projets de connexion entre le barrage d\u2019Inga et un autre grand barrage au Nigeria. Cette connexion pourrait servir pour le transport de l\u2019\u00e9nergie \u00e9lectrique dans beaucoup d\u2019autres pays de la r\u00e9gion comme le Gabon, le Cameroun, etc. Mais il convient de souligner que les travaux de cette commission n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 tenus, ce qui ne profite pas aux diff\u00e9rentes parties.<\/p>\n<p>Pendant la Deuxi\u00e8me r\u00e9publique, il existait \u00e9galement des relations particuli\u00e8res entre la RD Congo, alors Za\u00efre et le Maroc ainsi que l\u2019\u00c9gypte. Ces relations \u00e9taient fond\u00e9es sur l\u2019amiti\u00e9 entre le Pr\u00e9sident Mobutu et le Roi HASSAN II \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Mais aussi dans l\u2019histoire de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo, lors de l\u2019agression du Za\u00efre, Shaba I<sup><a id=\"post-2174-footnote-ref-11\" href=\"#post-2174-footnote-11\">[11]<\/a><\/sup> et Shaba II en\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1978\">1978<\/a>\u00a0dans la guerre de Kolwezi<sup><a id=\"post-2174-footnote-ref-12\" href=\"#post-2174-footnote-12\">[12]<\/a><\/sup><\/p>\n<p>\u00c0 cette \u00e9poque, le\u00a0 Maroc a envoy\u00e9 des troupes au Za\u00efre pour soutenir le r\u00e9gime de Mobutu dont les militaires \u00e9taient incapables de mettre fin \u00e0 l\u2019offensive des ennemis. C\u2019est au cours de cette m\u00eame p\u00e9riode que l\u2019\u00c9gypte\u00a0avait fourni une cinquantaine de pilotes et techniciens pour renforcer de mani\u00e8re cons\u00e9quente la force a\u00e9rienne za\u00efroise<sup><a id=\"post-2174-footnote-ref-13\" href=\"#post-2174-footnote-13\">[13]<\/a><\/sup>.\u00a0 En faisant une comparaison, l\u2019on constate qu\u2019actuellement il n\u2019existe plus de relations tr\u00e8s particuli\u00e8res entre ces diff\u00e9rents pays \u00e9tant donn\u00e9 que leur rapprochement \u00e9tait beaucoup plus justifi\u00e9 et motiv\u00e9 par des relations amicales particuli\u00e8res qui existaient entre les diff\u00e9rents leaders \u00e0 l\u2019\u00e9poque. La compr\u00e9hension des enjeux bilat\u00e9raux nous conduit \u00e0 faire une analyse sur les enjeux multilat\u00e9raux.<\/p>\n<h3><a id=\"post-2174-_Toc443839795\"><\/a><a id=\"post-2174-_Toc92459750\"><\/a><strong>II.3.2. Au niveau multilat\u00e9ral<\/strong><\/h3>\n<p>Lorsqu\u2019on veut faire une \u00e9tude ou une analyse sur les enjeux multilat\u00e9raux de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo dans ses relations avec les organisations africaines, il faut bien comprendre et montrer quels sont les avantages que celle-ci peut tirer ou a d\u00e9j\u00e0 gagn\u00e9 depuis qu\u2019elle a adh\u00e9r\u00e9 \u00e0 telle ou telle autre organisation, mais aussi les motivations profondes. Ces aspects sont d\u00e9velopp\u00e9s suffisamment dans les pages suivantes.\u00a0 Par ailleurs, la cr\u00e9ation de l\u2019OUA en 1963 a permis d\u2019obtenir un cadre multilat\u00e9ral de r\u00e9gulation des relations interafricaines. En devenant membre de l\u2019OUA, on peut supposer que l\u2019enjeu principal pour\u00a0 la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo \u00e9tait de jouer un r\u00f4le important pour soutenir l\u2019accomplissement des diff\u00e9rents objectifs de l\u2019Unit\u00e9 africaine mais aussi ses propres objectifs conform\u00e9ment \u00e0 sa politique \u00e9trang\u00e8re comme nous pouvons le comprendre.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 d\u2019autres organisations r\u00e9gionales \u00e0 part l\u2019Union Africaine qui est l\u2019organisation continentale, la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo est membre de la CEEAC, du COMESA, de la SADC, de la CEPGL, de\u00a0la CIRGL, de l\u2019ALT et de l\u2019IBN.\u00a0 Concr\u00e8tement, cette appartenance multiple se justifie par un enjeu g\u00e9opolitique majeur li\u00e9 surtout \u00e0 l\u2019immensit\u00e9 du territoire national. Ceci fait qu\u2019il y a des provinces qui sont plus connect\u00e9es \u00e0 une organisation r\u00e9gionale qu\u2019\u00e0 une autre et ceci dans le but de faciliter la lib\u00e9ralisation du commerce ou des \u00e9changes avec les diff\u00e9rents pays de la r\u00e9gion. En prenant le cas de l\u2019ancienne province du Katanga, l\u2019on se rend compte qu\u2019elle est beaucoup plus tourn\u00e9e vers la SADC que la CEEAC ou la CEPGL.<\/p>\n<p>Les provinces orientales du Nord-Kivu et du Sud-Kivu \u00e9voluent mieux \u00e9conomiquement dans l\u2019Afrique de l\u2019Est et sont int\u00e9gr\u00e9es dans le COMESA surtout avec les diff\u00e9rents avantages dont elles b\u00e9n\u00e9ficient dans le cadre des corridors Sud, Nord et Est. Le Bas-Congo, la capitale Kinshasa, le Bandundu et la Province de l\u2019\u00c9quateur sont mieux connect\u00e9s \u00e0 la CEEAC que le reste du territoire national. \u00c0 partir de ces diff\u00e9rentes d\u00e9monstrations, nous devons bien comprendre que les enjeux et perspectives \u00e9conomiques de l\u2019appartenance multiple de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo visent non seulement \u00e0 faciliter le bien-\u00eatre et le d\u00e9veloppement du peuple congolais mais aussi \u00e0 diversifier les partenaires et \u00e0 d\u00e9senclaver le pays partant de sa superficie. \u00c0 travers les multiples exp\u00e9riences dans les diff\u00e9rentes structures r\u00e9gionales consid\u00e9r\u00e9es comme des micro-cultures, la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo a beaucoup plus de chance d\u2019assurer son \u00e9mergence qu\u2019\u00e0 perdre.<\/p>\n<h3><a id=\"post-2174-_Toc92459751\"><\/a><strong>II.3.3. Observations g\u00e9n\u00e9rales et recommandations \u00a0<\/strong><\/h3>\n<p>Un constat g\u00e9n\u00e9ral se d\u00e9gage sur base des observations que nous avons faites qui montrent qu\u2019en Afrique, il existe aujourd\u2019hui environs dix-sept organisations r\u00e9gionales. \u00c0 part l\u2019Afrique du Nord qui fait une exception, l\u2019on peut d\u00e9nombrer dans chaque sous-r\u00e9gion au minimum deux ou trois regroupements r\u00e9gionaux ayant presque les m\u00eames objectifs et les m\u00eames pays membres. Ces organisations\u00a0 sont souvent incapables de jouer ou de coordonner leurs actions ensemble et les \u00c9tats jadis consid\u00e9r\u00e9s comme locomotives au niveau des diff\u00e9rentes r\u00e9gions, sont devenus aujourd\u2019hui de simples observateurs ou se sont tourn\u00e9s beaucoup plus vers d\u2019autres nouvelles communaut\u00e9s \u00e9conomiques r\u00e9cemment cr\u00e9\u00e9es qu\u2019ils estiment mieux favorables et adapt\u00e9es aux r\u00e9alit\u00e9s de la mondialisation par rapport aux premi\u00e8res m\u00eame si la r\u00e9alit\u00e9 ne semble pas \u00eatre la m\u00eame sur le terrain. La zone COMESA est aussi couverte par d\u2019autres regroupements \u00e9conomiques comme la Communaut\u00e9 de l\u2019Afrique de l\u2019Est (CAE), l\u2019Autorit\u00e9 Intergouvernementale pour le D\u00e9veloppement (IGAD), la Commission de l\u2019Oc\u00e9an Indien (COI), et la Communaut\u00e9 de D\u00e9veloppement de l\u2019Afrique Australe (SADC). L\u2019autre probl\u00e8me majeur est que les diff\u00e9rents \u00c9tats membres de chacune de ces organisations doivent aussi r\u00e9pondre \u00e0 leurs multiples engagements ou imp\u00e9ratifs dans les diff\u00e9rentes organisations.<\/p>\n<p>Sur base de ce constat, nous pensons que l\u2019appartenance multiple de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo doit mettre l\u2019accent en premier lieu sur la cr\u00e9ation d\u2019un march\u00e9 national int\u00e9gr\u00e9 et le d\u00e9veloppement des petites et moyennes entreprises pouvant permettre aux Congolais d\u2019envahir les diff\u00e9rents march\u00e9s des pays voisins au lieu de privil\u00e9gier les \u00e9changes \u00e0 sens unique comme c\u2019est le cas actuellement avec les pays frontaliers. C\u2019est possible \u00e0 travers la mise \u00e0 contribution et la capitalisation des gigantesques potentialit\u00e9s hydriques, agricoles, touristiques, agropastorales,\u2026 qui peuvent faire de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo, un moteur de l\u2019int\u00e9gration et en m\u00eame temps un boom \u00e9conomique au niveau du continent africain. Sur le plan s\u00e9curitaire, la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo a besoin de faire asseoir son autorit\u00e9 sur toute l\u2019\u00e9tendue du territoire national dans le but de d\u00e9senclaver le territoire national au niveau interne afin de faciliter la connexion et les \u00e9changes entre les diff\u00e9rentes parties du pays en premier lieu, et de l\u2019ext\u00e9rieur du pays en deuxi\u00e8me lieu.<\/p>\n<p>Dans ce cadre, la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo pourra acc\u00e9der aux diff\u00e9rents avantages venant de tous les horizons du monde et faciliter les investissements directs \u00e9trangers. Ayant d\u00e9j\u00e0 une ouverture du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019Atlantique, la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo aura en plus la facilit\u00e9 de s\u2019ouvrir et d\u00e9velopper une autre diplomatie commerciale vers l\u2019oc\u00e9an indien dans sa partie Est en tirant ainsi profit des accords qui existent d\u00e9j\u00e0 dans ce sens comme c\u2019est le cas avec les diff\u00e9rents corridors. Le d\u00e9veloppement de cette diplomatie commerciale demeure un atout consid\u00e9rable pour que la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo soit davantage active dans les march\u00e9s r\u00e9gionaux et internationaux. C\u2019est \u00e0 ce niveau qu\u2019elle pourra devenir un v\u00e9ritable acteur capable d\u2019influencer le jeu politique et \u00e9conomique au niveau r\u00e9gional et international en mettant en place une politique efficace d\u2019importation et d\u2019exportation \u00e0 travers sa population au lieu de demeurer uniquement un march\u00e9 pour les autres pays.<\/p>\n<p>A partir de ce m\u00e9moire, nous comprenons que les relations de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo se d\u00e9roulent \u00e0 travers certains cadres juridiques et diplomatiques \u00e0 travers notamment les grandes commissions mixtes et tripartites au sein des organisations internationales africaines. Quant aux facteurs explicatifs de l\u2019appartenance multiple, nous pouvons conclure sur base du tableau pr\u00e9sent\u00e9 ci-haut, que plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation des pays africains en g\u00e9n\u00e9ral et de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo en particulier. Il s\u2019agit du facteur g\u00e9ographique, historique, s\u00e9curitaire, \u00e9conomique, politique, culturel, etc. En nous r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 l\u2019histoire, ces associations ou regroupements d\u2019Etats peuvent se justifier par le vouloir agir ensemble et la tendance selon laquelle l\u2019union fait la force\u00a0; des principes phares pr\u00f4n\u00e9s par les leaders du panafricanisme depuis longtemps.<\/p>\n<p>En faisant un aper\u00e7u historique, nous pouvons admettre que l\u2019adh\u00e9sion de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo \u00e0 la CEPGL \u00e9tait surtout li\u00e9e \u00e0 l\u2019histoire commune que les pays membres de cette organisation, ont eu en commun depuis la colonisation belge. Quant \u00e0 la SADC, nous devons savoir que c\u2019est surtout li\u00e9e \u00e0 l\u2019appui militaire des pays membres aux c\u00f4t\u00e9s de la\u00a0 R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo\u00a0 pendant la guerre d\u2019agression notamment le Zimbabwe et la Namibie que les dirigeants congolais ont renforc\u00e9 leur engagement dans cette organisation.<\/p>\n<p>Pour clore, il est important de rappeler que plusieurs d\u00e9fis majeurs demeurent encore \u00e0 transcender surtout en ce qui concerne le d\u00e9senclavement du territoire national, la cr\u00e9ation des emplois pour les jeunes et la mise en place des conditions ad\u00e9quates pouvant favoriser le d\u00e9veloppement socio\u00e9conomique. A cet \u00e9gard, il revient d\u2019abord \u00e0 l\u2019Etat d\u2019assurer la s\u00e9curit\u00e9 du territoire national \u00e0 travers la formation d\u2019une arm\u00e9e nationale r\u00e9publicaine capable de faire face \u00e0 toute forme d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 provenant de l\u2019int\u00e9rieur ou de l\u2019ext\u00e9rieur afin de constituer \u00e0 son tour un march\u00e9 comme c\u2019est le cas pour les autres pays. Cela est possible \u00e0 travers une approche politique et une identification pr\u00e9alable de l\u2019ennemi pour r\u00e9soudre le probl\u00e8me de la paix en R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo et avec l\u2019ensemble des Etats voisins. A part cette dimension, il faut\u00a0\u00e9galement une dimension diplomatique r\u00e9gionale qui doit mettre un accent particulier sur la question de diff\u00e9rentes forces n\u00e9gatives op\u00e9rant sur le territoire de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo. Il s\u2019agit principalement des FDLR, des\u00a0 ADF, de la LRA,\u2026, car ces derniers constituent pour l\u2019essentiel, l\u2019\u00e9pine dorsale pour la s\u00e9curit\u00e9 de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo et le reste des pays de la r\u00e9gion.<\/p>\n<p>Cette dimension implique une coop\u00e9ration \u00e9troite, efficace et sinc\u00e8re entre les Etats visant \u00e0 satisfaire leurs int\u00e9r\u00eats respectifs. Ici, tout soutien militaire, financier, mat\u00e9riel, id\u00e9ologique,\u2026 doit \u00eatre d\u00e9courag\u00e9 entre les parties pour r\u00e9duire de fa\u00e7on significative les initiatives tendant \u00e0 contribuer \u00e0 la d\u00e9stabilisation des Etats. Il s\u2019agit \u00e9galement pour\u00a0 R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo, de construire autour d\u2019elle, une certaine identit\u00e9 et une coh\u00e9sion nationale capable de contrer toute situation bellig\u00e8ne.<\/p>\n<h3><a id=\"post-2174-_Toc92459752\"><\/a><strong>II.3.4. Les obstacles \u00e0 l&#8217;int\u00e9gration en Afrique <\/strong><\/h3>\n<p><a id=\"post-2174-toc126\"><\/a> L&#8217;approche africaine de l&#8217;int\u00e9gration telle que d\u00e9finie dans les trait\u00e9s n\u00e9s du Plan d&#8217;Action de Lagos est plurielle, parce que combinant d\u00e9veloppement du commerce, production de biens publics r\u00e9gionaux et int\u00e9gration par les r\u00e8gles ou l&#8217;encadrement normatifs<sup><a id=\"post-2174-footnote-ref-14\" href=\"#post-2174-footnote-14\">[14]<\/a><\/sup>. L&#8217;unification des march\u00e9s nationaux a pour finalit\u00e9 l&#8217;intensification des \u00e9changes commerciaux par le biais de la suppression des barri\u00e8res tarifaires et non tarifaires, une plus grande mobilit\u00e9 de facteurs et un accroissement d&#8217;opportunit\u00e9s d&#8217;investissement.<\/p>\n<p>Les trait\u00e9s instituant la CEEAC, la CEMAC, la CEPGL et les autres institutions d&#8217;int\u00e9gration et de coop\u00e9ration d&#8217;Afrique Centrale se situent aussi dans cette approche plurielle. Cependant, la revue de diff\u00e9rents programmes d&#8217;int\u00e9gration en Afrique Centrale montre dans l&#8217;ensemble les \u00e9volutions contrast\u00e9s, et de r\u00e9sultats en-de\u00e7\u00e0 des attentes formul\u00e9s. En d\u00e9pit de sa position de carrefour, de la diversit\u00e9 de ses ressources naturelles et d&#8217;un \u00e9cosyst\u00e8me tr\u00e8s favorable, l&#8217;espace \u00ab\u00a0Afrique Centrale\u00a0\u00bb reste l&#8217;un des moins int\u00e9gr\u00e9 du continent, en termes de flux commerciaux inter-Etats, des mouvements des personnes et d&#8217;interconnexion des infrastructures physiques.<\/p>\n<p>Les obstacles auxquels fait face le processus int\u00e9gration sous r\u00e9gionale en Afrique Centrale sont aussi bien nombreux que complexes. Mais, nous pouvons les condenser en quelques points saillant qui touchent l&#8217;aspect politico-diplomatique et \u00e9conomique.<\/p>\n<p>Sur le plan politique, le plus grand probl\u00e8me qui bloque l&#8217;Afrique Centrale c&#8217;est la r\u00e9surgence des conflits arm\u00e9s, civils ou d&#8217;agression ext\u00e9rieure. A la base de ces conflits, il y a la recherche du contr\u00f4le et de l&#8217;exploitation des mati\u00e8res premi\u00e8res dont le point de d\u00e9part c&#8217;est l&#8217;Est de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo<sup><a id=\"post-2174-footnote-ref-15\" href=\"#post-2174-footnote-15\">[15]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Au plan diplomatique, le manque des strat\u00e9gies efficaces d&#8217;une diplomatie pr\u00e9ventive reste le plus grand d\u00e9fi auquel fait face la r\u00e9gion. Toutes les rencontres diplomatiques entreprises par ces Etats ont souvent \u00e9t\u00e9 des d\u00e9marches de plaisanterie. Le recours aux moyens diplomatiques de r\u00e9solution des diff\u00e9rends a souvent \u00e9t\u00e9 une mani\u00e8re d&#8217;habiller Saint Pierre et de d\u00e9shabiller Saint Paul car c&#8217;est de ces pratiques que naissent encore d&#8217;autres diff\u00e9rends.<\/p>\n<p>Au plan \u00e9conomique, les \u00e9changes inter \u00e9tatiques dans la sous-r\u00e9gion restent r\u00e9siduels. A la base, le manque des politiques \u00e9conomiques efficaces\u00a0; le blocage de diff\u00e9rents accords de libre circulation des personnes et des biens entre l&#8217;Etat\u00a0; la non application des politiques douani\u00e8re arr\u00eat\u00e9es au niveau des organisations sous r\u00e9gionales, et le manque des politique macro-\u00e9conomiques r\u00e9alit\u00e9s.<\/p>\n<p>En dehors de ces obstacles d&#8217;ordre sectoriel, il y a les d\u00e9fis d&#8217;ordre structurel ou organisationnel. En effet, la multiplicit\u00e9 d&#8217;organisations sous r\u00e9gionales dans une m\u00eame r\u00e9gion, avec des programmes qui chevauchent et la multi-appartenance des Etat aux diff\u00e9rentes organisations r\u00e9gionales ou sous r\u00e9gionales visant toutes l&#8217;int\u00e9gration fragilise leurs actions. Ces pays appartenant \u00e0 des multiples organisations deviennent insolvables \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de leurs engagements financiers. En plus la mauvaise gouvernance des Etats membres de ces organisations, avec des conflits d&#8217;accession au pouvoir, \u00e9tant donn\u00e9 que dans la plupart de ces pays, le pouvoir s&#8217;arrache par force et s&#8217;exerce au profit de la seule classe dirigeante, au m\u00e9pris des populations, et c&#8217;est un grand frein aux initiatives d&#8217;int\u00e9gration. Le rattachement le plus pouss\u00e9 au nationalisme et au souverainisme met en p\u00e9ril le processus d&#8217;int\u00e9gration au profit de la promotion de l&#8217;int\u00e9r\u00eat national.<\/p>\n<h3><a id=\"post-2174-_Toc92459753\"><\/a><strong>II.3.5. Les pistes de solutions<\/strong><\/h3>\n<p>Aux obstacles relev\u00e9s dans le blocage du processus d&#8217;int\u00e9gration sous r\u00e9gionale en Afrique Centre il faut y rem\u00e9dier en proposant certaines pistes ou voies de solutions susceptibles de refonder l&#8217;espoir ou les espoirs africains dans le combat d&#8217;\u00e9mergence \u00e0 travers ce processus. Au nombre de nos propositions de solutions \u00e0 l&#8217;int\u00e9gration nous y proc\u00e9dons par des justifications comparatives afin de d\u00e9montrer l\u00e0 o\u00f9 l&#8217;Afrique n&#8217;a pas pu mieux faire.<\/p>\n<p>Pour arriver \u00e0 mieux atteindre le mod\u00e8le n\u00e9o fonctionnaliste d&#8217;int\u00e9gration que l&#8217;Afrique vise, la strat\u00e9gie de fragmenter le continent en des r\u00e9gions ou sous-r\u00e9gions g\u00e9ographiques a \u00e9t\u00e9 la plus mauvaise parce que diviser c&#8217;est facile, mais r\u00e9unifier pour trouver la formule ou l&#8217;\u00e9l\u00e9ments du d\u00e9part c&#8217;est hypoth\u00e9tique.<\/p>\n<p>Les europ\u00e9ens ayant d\u00e9j\u00e0 compris ce danger dans leur processus d&#8217;int\u00e9gration, ils avaient proc\u00e9d\u00e9 par la mise sur pied d&#8217;organisation d&#8217;int\u00e9gration sectorielle sans limitation g\u00e9ographique. C&#8217;est le cas de la CECA (Commission Europ\u00e9enne du Cuivre et l&#8217;Acier,) m\u00e9canisme ouvert \u00e0 tous les pays exportateurs de ces min\u00e9raux\u00a0; apr\u00e8s ce fut la cr\u00e9ation de l&#8217;EURATOME et de la Communaut\u00e9 Economique Europ\u00e9enne (CEE), la cr\u00e9ation de la monnaie unique, la mise en place des m\u00e9canismes de s\u00e9curit\u00e9 collective, de diplomatie communautaire, de transport,&#8230; ces Etats n&#8217;ont pas \u00e9prouv\u00e9 beaucoup de difficult\u00e9 pour atteindre leur objectif.<\/p>\n<p>En plus, la nature humaine est trop n\u00e9gligente face aux biens acquis sans beaucoup de sacrifice. Le syst\u00e8me de conditionnalit\u00e9 est tr\u00e8s favorable \u00e0 la rigueur. En effet, le fait que l&#8217;adh\u00e9sion \u00e0 l&#8217;UA ou \u00e0 toute autre d\u00e9marche d&#8217;int\u00e9gration r\u00e9gionale ou sous r\u00e9gionale est sans condition, tous les Etats africains ne se voient pas toujours li\u00e9s par quoi que ce soit, certains m\u00eames ont adh\u00e9r\u00e9 \u00e0 ces m\u00e9canismes sous forme de complaisance ou soit pour se livrer seulement l&#8217;\u00e9tiquette de membre pour en b\u00e9n\u00e9ficier sans se sacrifier objectivement. Or, ce qui fait que l&#8217;int\u00e9gration europ\u00e9enne soit efficace c&#8217;est le fait que, pour y \u00eatre membres, les Etats ont rempli certaines conditionnalit\u00e9s ou certains crit\u00e8res d&#8217;\u00e9ligibilit\u00e9 comme par exemple la bonne gouvernance, la d\u00e9mocratie, le respect des droits de l&#8217;homme et certaines r\u00e9formes dans le secteur \u00e9conomique.<\/p>\n<p>Il faut \u00e9galement compter sur la prise de conscience des leaders africains du gain du r\u00e9gionalisme ou du communautarisme par rapport au gain national. C&#8217;est ce qui a conduit les europ\u00e9ens \u00e0 renoncer \u00e0 certaines de leurs comp\u00e9tences r\u00e9galiennes au profit de la construction europ\u00e9enne. Cela fait appel au volontarisme \u00e9tatique \u00e0 travers leurs animateurs parce que les Etats agissent par l&#8217;entremise de leurs animateurs et leurs peuples. Pour atteindre cette \u00e9tape de r\u00e9flexion, il faut commencer par d\u00e9molir l&#8217;ancienne architecture de la construction africaine et opter pour une autre voie. Parmi les m\u00e9canismes \u00e0 mettre en place dans cette \u00e9tape, il faut proc\u00e9der par la mise en place des m\u00e9canismes de convergence \u00e9conomique, politique, s\u00e9curitaire,&#8230;<\/p>\n<p>C&#8217;est par exemple cr\u00e9er la communaut\u00e9 africaine des transports et t\u00e9l\u00e9communication, avec des infrastructures de transport supra-\u00e9tatiques ou communautaires, l&#8217;Agence africaines de l&#8217;agriculture, p\u00e8che et \u00e9levage comprenant toutes les politiques agricoles convergentes \u00e0 comp\u00e9tence communautaire, une union \u00e9conomique et mon\u00e9taire africaine sans compter sur des unions \u00e9conomiques et mon\u00e9taires r\u00e9gionales ou sous r\u00e9gionales qui vont converger. Parce qu&#8217;on se demande si par exemple la CEDEAO a une monnaie unique, la CEEAC la tienne, l&#8217;UMA, la SADC, &#8230; ont chacune sa monnaie, laquelle de ces monnaie sera prise pour monnaie communautaire et lesquelles seront rejet\u00e9e\u00a0? A ce niveau du d\u00e9bat, KABENGELE Dibwe propose l&#8217;\u00a0\u00ab\u00a0AFRO\u00a0\u00bb comme monnaie unique africaine.<\/p>\n<p>D&#8217;autres strat\u00e9gies pouvant redonner une bonne posture \u00e0 l&#8217;Afrique pour sa construction sont l\u00e9gions comme une politique culturelle commune, une politique sociale africaine, une politique sanitaire commune, &#8230; qui conduiront vite \u00e0 la communautarisation de l&#8217;Afrique.<\/p>\n<h3><a id=\"post-2174-_Toc92459754\"><\/a><strong>III. La souverainet\u00e9 des Etats de l&#8217;Afrique face au processus d&#8217;int\u00e9gration<\/strong><\/h3>\n<p><a id=\"post-2174-toc127\"><\/a> Les Etats centrafricains sont plong\u00e9s tous dans une confusion sans pr\u00e9c\u00e9dent. En effet, ayant acc\u00e9d\u00e9 \u00e0 leur souverainet\u00e9 interne et internationale aux heures des ind\u00e9pendances, ces pays se sont aussit\u00f4t engag\u00e9s dans le processus d&#8217;int\u00e9gration sous r\u00e9gionale afin de se constituer en des blocs solides face aux al\u00e9as de la guerre froide et de la mondialisation. Cependant, entre souverainisme et r\u00e9gionalisme \u00e7a ne colle pas parce que le r\u00e9gionalisme enfreint au nationalisme ou souverainisme et s&#8217;y impose parce que comprenant la somme globale de souverainet\u00e9 \u00e9tatiques.<\/p>\n<h3><a id=\"post-2174-_Toc92459755\"><\/a><strong>III.1. La souverainet\u00e9 \u00e9tatique face au r\u00e9gionalisme<\/strong><\/h3>\n<p>L&#8217;\u00e9closion des nouvelles mutations observ\u00e9es dans le processus de l&#8217;int\u00e9gration mondiale plac\u00e9e sous l&#8217;\u00e9gide de la d\u00e9r\u00e9gulation mais aussi men\u00e9es sous l&#8217;impulsion des NTIC a eu un impact en Afrique Centrale aux niveaux socioculturel, politique et \u00e9conomique. Elle a conduit \u00e0 l&#8217;\u00e9mergence d&#8217;une vision commune et largement partag\u00e9e sur l&#8217;int\u00e9gration r\u00e9gionale. Dans cette vision, l&#8217;int\u00e9gration r\u00e9gionale est consid\u00e9r\u00e9e comme le v\u00e9ritable moteur du d\u00e9veloppement au niveau des pays, pris individuellement, et comme un puissant ressort pour absorber au niveau national tous les chocs, affronter toutes les sources de p\u00e9ril et probl\u00e8me, et r\u00e9aliser toutes les opportunit\u00e9s tout en profitant de tous les avantages de la mondialisation.<\/p>\n<p>Cependant, un paradoxe existe en Afrique Centrale, sur la cohabitation de deux mod\u00e8les qui sont naturellement contradictoire et oppos\u00e9s. En effet, la souverainet\u00e9 est le gage de la puissance d&#8217;un Etat. C&#8217;est elle qui est la confirmation de la supr\u00e9matie d&#8217;un Etat sur ses sujets et de son \u00e9galit\u00e9 vis-\u00e0-vis d&#8217;autre Etats. Un Etat-nation \u00e0 l&#8217;\u00e8re actuelle sans souverainet\u00e9 est comme une personne sans conscience.<\/p>\n<p>Certes, dans le contexte actuel de la r\u00e9volution techno-industrielle et les mutations dues \u00e0 la mondialisation, le simple cadre \u00e9tatique, surtout dans le tiers-monde n&#8217;est pas tr\u00e8s comp\u00e9titif, c&#8217;est alors la n\u00e9cessit\u00e9 pour les Etats de renoncer \u00e0 certains de leurs comp\u00e9tences souverainiste au profit des regroupements r\u00e9gionaux afin de constituer ainsi, une force dynamique \u00e0 m\u00eame d&#8217;int\u00e9grer l&#8217;actuel syst\u00e8me \u00e9conomique international et y prendre part. D\u00e8s lors, le r\u00e9gionalisme parait \u00eatre un outil ayant pour but la mise en commun des exp\u00e9riences, des atouts et des ressources de l&#8217;Afrique Centre r\u00e9put\u00e9e `&#8217; immens\u00e9ment riche en ressources mini\u00e8res, r\u00e9guli\u00e8rement arros\u00e9e par l&#8217;eau de pluie et pourvue d&#8217;une hydrographie scandaleuse&#8221;<sup><a id=\"post-2174-footnote-ref-16\" href=\"#post-2174-footnote-16\">[16]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>De cette comparaison entre les avantages offerts par la souverainet\u00e9 et le r\u00e9gionalisme\u00a0; et face \u00e0 une Afrique balkanis\u00e9e et aux contraintes \u00e9conomiques du monde moderne, l&#8217;unit\u00e9 (le r\u00e9gionalisme) apparait comme une imp\u00e9rieuse n\u00e9cessit\u00e9, parce que prenant en compte l&#8217;harmonisation de plusieurs souverainet\u00e9s \u00e9tatiques en une unique souverainet\u00e9 globale supranationale. La n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;une Afrique forte et unie repose sur l&#8217;id\u00e9e que l&#8217;int\u00e9gration renforce la synergie \u00e9conomique, car les avantages \u00e9conomiques de l&#8217;ensemble d&#8217;une communaut\u00e9 r\u00e9gionale sont plus substantiels que les avantages additionn\u00e9s de ses Etats membres pris individuellement<sup><a id=\"post-2174-footnote-ref-17\" href=\"#post-2174-footnote-17\">[17]<\/a><\/sup>. C&#8217;est dans ce contexte que les CER ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es et l\u00e9gitim\u00e9es comme des instruments quasi irrempla\u00e7ables d&#8217;une insertion maitris\u00e9e et b\u00e9n\u00e9fique de l&#8217;Afrique dans le monde politique et \u00e9conomique globale.<\/p>\n<h3><a id=\"post-2174-_Toc92459756\"><\/a><strong>III.2. Le nombrilisme politique comme blocage au processus d&#8217;int\u00e9gration<\/strong><\/h3>\n<p><a id=\"post-2174-toc128\"><\/a> Engag\u00e9s depuis les premi\u00e8res heures des ind\u00e9pendances africaines dans le processus d&#8217;int\u00e9gration r\u00e9gionale afin de confirmer leur identit\u00e9 \u00e9conomique et politique commune, les pays centrafricains sont toujours rest\u00e9s attach\u00e9s au nombrilisme politique, c&#8217;est-\u00e0-dire \u00e0 l&#8217;\u00e9go\u00efsme ou \u00e0 l&#8217;\u00e9gocentrisme politique. Cette attitude a \u00e9t\u00e9 souvent \u00e0 la base du blocage du processus d&#8217;int\u00e9gration r\u00e9gionale dans lequel ils se sont engag\u00e9s.<\/p>\n<p>Cela se justifie du fait qu&#8217;en dehors des contraintes r\u00e9gionales auxquelles ils doivent faire face dans leur synergie, il y a des contraintes d&#8217;ordre national li\u00e9es \u00e0 la gouvernance politique, au social de leurs populations respectives et \u00e0 l&#8217;int\u00e9r\u00eat national. Face \u00e0 une situation pareille les dirigeants africains accordent beaucoup d&#8217;importance \u00e0 leurs int\u00e9r\u00eats \u00e9go\u00efstes, surtout qu&#8217;ils sont presque tous dictateurs et autocrates. Ils perdent beaucoup de temps \u00e0 consolider leurs caisses de r\u00e9sonnance politique afin de mater leurs populations et ainsi s&#8217;\u00e9terniser au pouvoir. Cet \u00e9tat de chose les conduit souvent \u00e0 n\u00e9gliger le fait r\u00e9gional, et l&#8217;int\u00e9r\u00eat national pour la prosp\u00e9rit\u00e9 de leurs nations, et adopter des strat\u00e9gies purement \u00e9gocentristes pour se chercher des parrains politiques internationaux.<\/p>\n<p>Face aux Etat avec lesquels ils sont dans la r\u00e9gion ou dans l&#8217;organisation, ils adoptent une attitude d&#8217;hostilit\u00e9 car ils se consid\u00e8rent tous comme ennemis les uns des autres. C&#8217;est le cas de la situation actuelle entre Rwanda et le Burundi. En effet, le Burundi accuse le Rwanda d&#8217;avoir log\u00e9 et de former les rebelles burundais sur son territoire afin de les larguer au Burundi pour renverser le r\u00e9gime de Nkurunzinza. Ces m\u00eames accusations sont port\u00e9es m\u00eame contre la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo. Or ces Etats sont tous membres de la CEPGL. Donc nous vivons les vell\u00e9it\u00e9s de la fameuse expression `&#8217;l&#8217;homme est un loup pour l&#8217;homme&#8221;, au m\u00eame moment qu&#8217;ils ont d\u00fb renoncer \u00e0 ces \u00e9gards pour penser l&#8217;int\u00e9gration de la sous-r\u00e9gion.<\/p>\n<h3><a id=\"post-2174-toc129\"><\/a><a id=\"post-2174-_Toc92459757\"><\/a><strong>III.3. Les avantages de l&#8217;int\u00e9gration et les limites du souverainisme<\/strong><\/h3>\n<p>Les Etats, dans la qu\u00eate de leur prosp\u00e9rit\u00e9 mettent sur pied des m\u00e9canismes susceptibles \u00e0 cette fin et adoptent des options multiples pouvant leur faciliter cette t\u00e2che. En Afrique centrale, tous les Etats sont souverains, mais tous engag\u00e9s dans la recherche du bonheur national, cela par le biais du processus d&#8217;int\u00e9gration r\u00e9gional ou sous r\u00e9gional. Pour justifier ce choix du r\u00e9gionalisme au d\u00e9triment de leurs souverainet\u00e9s respectives, ces Etats ont compris les opportunit\u00e9s qu&#8217;offrent les processus d&#8217;int\u00e9gration face aux limites de leurs souverainet\u00e9s singuli\u00e8res.<\/p>\n<p>En effet, l&#8217;int\u00e9gration pr\u00e9sente des multiples opportunit\u00e9s pour ceux qui s&#8217;y engagent. Face \u00e0 la mont\u00e9e vertigineuse du processus de mondialisation et les mutations op\u00e9r\u00e9es dans les relations \u00e9conomiques internationales marqu\u00e9es par l&#8217;entr\u00e9e en danse d&#8217;autres acteurs plus comp\u00e9titifs que les Etats, les africains ont compris que pris isol\u00e9ment, ils ne peuvent pas s&#8217;inscrire dans cette dynamique.<\/p>\n<p>Dans cette perspective, l&#8217;int\u00e9gration r\u00e9gionale ou sous r\u00e9gionale s&#8217;av\u00e8re comme un moyen pour l&#8217;Afrique de b\u00e9n\u00e9ficier des opportunit\u00e9s de la mondialisation \u00e9conomique, politique et culturelle en cours et de faire face aux ph\u00e9nom\u00e8nes de replis identitaires qui se d\u00e9veloppent dans diff\u00e9rentes zones suite, en partie du moins, \u00e0 l&#8217;acc\u00e9l\u00e9ration des dynamiques \u00e9conomiques, et culturelles transnationales. C&#8217;est alors que les Etats africains, \u00e0 travers leurs leaders ont pris conscience sur la n\u00e9cessit\u00e9 de construire des blocs r\u00e9gionaux et sous r\u00e9gionaux capables d&#8217;aider \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 un double d\u00e9fi : faire face \u00e0 la marginalisation \u00e9conomique et politique, mais aussi resserrer les liens entre eux pour prendre en charge les besoins des populations qu&#8217;un Etats-seul ne peut faire. En plus, l&#8217;int\u00e9gration permet d&#8217;am\u00e9liorer la stabilit\u00e9 politique entre pays voisin et \u00e0 stimuler le d\u00e9veloppement \u00e9conomique dans une r\u00e9gion. Sur des march\u00e9s tr\u00e8s vastes et largement harmonis\u00e9s, la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes permet des \u00e9conomies d&#8217;\u00e9chelle et stimule les \u00e9changes et investissement. Ainsi, l&#8217;int\u00e9gration \u00e9conomique r\u00e9gionale entre pays en d\u00e9veloppement est un vecteur de croissance \u00e9conomique et peut contribuer \u00e0 la r\u00e9duction de la pauvret\u00e9.<\/p>\n<p>La motivation principale sous-jacente de toute int\u00e9gration r\u00e9gionale ou sous r\u00e9gionale provient de la conviction que l&#8217;union fait la force dans un monde globalis\u00e9 o\u00f9 les \u00e9quilibres entre les principaux acteurs mondiaux reposent sur des \u00e9l\u00e9ments de rapport de puissance.<\/p>\n<p>Quant aux limites du souverainisme, il faut voir d&#8217;abord la r\u00e9duction du cadre d&#8217;action \u00e0 un territoire national, jaloux et orgueilleux de son absolutisme sur ses sujets et son \u00e9galit\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9gard d&#8217;autres Etats. En effet, la souverainet\u00e9 qui se comprend comme un pouvoir absolu d&#8217;\u00eatre supr\u00eame \u00e0 tous les autres et de n&#8217;\u00eatre soumis \u00e0 quelque injonction que ce soit n&#8217;a besoin d&#8217;\u00eatre concurrente avec une autre. La souverainet\u00e9 limite son titulaire \u00e0 vivre dans un vase clos. La souverainet\u00e9 implique l&#8217;exclusivit\u00e9 de sa comp\u00e9tence sur le territoire national et son ind\u00e9pendance internationale dans la limite de ses engagements internationaux.<\/p>\n<p>Seulement, les Etats d&#8217;Afrique centrale ont du mal \u00e0 respecter leurs engagements internationaux, encore moins leurs engagements communautaires dans le cadre de l&#8217;int\u00e9gration. La sacralisation de la souverainet\u00e9 contribue au d\u00e9veloppement de l&#8217;\u00e9go\u00efsme national sur l&#8217;esprit communautaire, qui est tr\u00e8s indispensable \u00e0 la mise en \u0153uvre des programmes et projets communs de mani\u00e8re harmonis\u00e9e entre les regroupements d&#8217;int\u00e9gration dans la r\u00e9gion.<\/p>\n<p>Le fait de sacraliser la souverainet\u00e9 et le primat de l&#8217;int\u00e9r\u00eat national sur l&#8217;int\u00e9r\u00eat r\u00e9gional ob\u00e8re le processus d&#8217;int\u00e9gration. En effet, les fronti\u00e8res contribuent \u00e0 ce que chaque Etat se per\u00e7oive comme un tout distinct des autres Etats<sup><a id=\"post-2174-footnote-ref-18\" href=\"#post-2174-footnote-18\">[18]<\/a><\/sup>. En Afrique centrale, les chefs d&#8217;Etat se consid\u00e8rent comme des `&#8217;princes&#8221; \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de leurs fronti\u00e8res. Ils sont jaloux de leur souverainet\u00e9. Ce comportement est incompatible avec toute \u00e9ventuelle politique de fusion des volont\u00e9s nationales qui donnerait davantage de pouvoir aux autorit\u00e9s fonctionnelles et limiterait celui des Etats. En Afrique centrale l&#8217;Etat reste l&#8217;intelligence personnifi\u00e9e de la collectivit\u00e9, il reste omnipr\u00e9sent, et n&#8217;est point contourner, encore moins remplac\u00e9 par des autorit\u00e9s fonctionnelles.<\/p>\n<h3><a id=\"post-2174-_Toc92459758\"><\/a><strong>Conclusion<\/strong><\/h3>\n<p><a id=\"post-2174-toc135\"><\/a> Face au retour n\u00e9o colonial des Occidentaux constitutif d\u2019une menace de recolonisation, un seul Etat pris isolement ne peut s&#8217;y mesurer, d&#8217;o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 de s&#8217;unir pour se lancer dans cette lutte.<\/p>\n<p>C&#8217;est ainsi que Ntumba Luaba Lumu \u00e9crit\u00a0: \u00ab\u00a0Le d\u00e9fi et risque de marginalisation \u00e9conomique et politique de l&#8217;Afrique ind\u00e9pendante a suscit\u00e9 une prise de conscience des leaders africains sur la n\u00e9cessit\u00e9 de construire des blocs r\u00e9gionaux capables de l&#8217;aider \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 un double d\u00e9fi\u00a0: faire face aux d\u00e9fis de la mondialisation \u00e9conomique, politique, et culturelle, mais aussi de resserrer les liens entre les Etats pour prendre en charge les besoins des populations qu&#8217;un Etat-seul ne peut faire\u00a0\u00bb<sup><a id=\"post-2174-footnote-ref-19\" href=\"#post-2174-footnote-19\">[19]<\/a><\/sup>. C&#8217;est la raison m\u00eame de la cr\u00e9ation de l&#8217;UA en 2002, le NEPAD en 2003,.. donc, cette r\u00e9alit\u00e9 impose aux africains d&#8217;opter pour l&#8217;int\u00e9gration afin de faire face \u00e0 ces nouveaux d\u00e9fis post coloniaux et de renforcer leurs structures nationales afin de r\u00e9pondre aux besoins internes de leurs Etats.<\/p>\n<p>C&#8217;est ainsi que le leader guin\u00e9en, S\u00e9kou Tour\u00e9 explique cela en ces termes\u00a0: \u00ab\u00a0aucune de nos nations prise isol\u00e9ment ne saurait repr\u00e9senter valablement l&#8217;Afrique, ni r\u00e9habiliter totalement ses peuples. La civilisation africaine, la culture africaine, l&#8217;humanisme africain, en un mot `&#8217;la contribution de l&#8217;Afrique \u00e0 la vie de l&#8217;humanit\u00e9&#8221;, requiert de tous les peuples africains leur pr\u00e9sence consciente et leur unit\u00e9 d&#8217;action sur le chantier de l&#8217;\u00e9dification du bonheur universel\u00a0\u00bb<sup><a id=\"post-2174-footnote-ref-20\" href=\"#post-2174-footnote-20\">[20]<\/a>.<\/sup><\/p>\n<p>Bien que lanc\u00e9s tous dans le processus d&#8217;int\u00e9gration afin d&#8217;affirmer le dicton \u00ab\u00a0union fait la force\u00a0\u00bb,<em>\u00a0<\/em>ces jeunes Etats africains qui viennent de recouvrir leur ind\u00e9pendance et leur souverainet\u00e9 internationale se veulent d&#8217;abord protecteurs de cet acquis arrach\u00e9 au prix des luttes sanglantes et des sacrifices en vue de faire face aux nouvelles tentatives de recolonisation et affirmer ainsi leur \u00e9galit\u00e9 souveraine avec leurs anciennes m\u00e9tropoles et avec d&#8217;autres pays africains qui s&#8217;av\u00e8rent puissants que les autres.<\/p>\n<p>A cet effet, Modibo Keita affirme que \u00ab\u00a0 Si vraiment nous sommes les uns et les autres anim\u00e9s de la volont\u00e9 ardente de faire l&#8217;unit\u00e9 africaine, il faut que nous prenions l&#8217;Afrique telle qu&#8217;elle est\u00a0; il faut que nous renoncions aux pr\u00e9tentions territoriales si nous ne voulons pas instaurer en Afrique ce qu&#8217;on pourrait appeler l&#8217;\u00a0\u00ab\u00a0imp\u00e9rialisme noir\u00a0\u00bb. L&#8217;unit\u00e9 africaine exige de chacun de nous le strict respect int\u00e9gral de la totale souverainet\u00e9 et de l&#8217;h\u00e9ritage que nous avons re\u00e7u du syst\u00e8me colonial, c&#8217;est-\u00e0-dire le maintien des fronti\u00e8res actuelles de nos Etats respectifs.\u00a0\u00bb<a id=\"post-2174-fnref12\"><\/a>.<\/p>\n<p>Cependant, le maintien du souverainisme et du nationalisme africain pr\u00e9sente plusieurs d\u00e9fis au processus d&#8217;int\u00e9gration r\u00e9gionale dans lequel le continent est engag\u00e9 pour atteindre\u00a0\u00bb son d\u00e9veloppement int\u00e9gral. Le premier de ces d\u00e9fis c&#8217;est le d\u00e9tournement du gain r\u00e9gional au profit de l&#8217;int\u00e9r\u00eat national car tout Etat souverain met toujours au premier plan de ses efforts la prosp\u00e9rit\u00e9 nationale. Le r\u00e9gionalisme vise \u00e9galement \u00e0 briser les fronti\u00e8res \u00e9tatiques au profit du libre-\u00e9changisme et de la libre circulation des personnes, des biens et des services, alors que le souverainisme ou le nationalisme pr\u00f4ne la primaut\u00e9 de l&#8217;intangibilit\u00e9 des fronti\u00e8res nationales et soumet les entr\u00e9es au r\u00e9gime douanier et de contr\u00f4le pour la s\u00e9curit\u00e9 nationale et assurer ainsi le bien-\u00eatre de la population gr\u00e2ce aux impositions ou barri\u00e8res douani\u00e8res ou une sorte de protectionnisme national qui est souvent exorbitant.<\/p>\n<p>Enfin, le r\u00e9gionalisme vise \u00e0 \u00e9riger une autorit\u00e9 supranationale ou r\u00e9gionale au-dessus de toutes ses composantes qui sont les Etats et leurs populations tandis que le principe de la souverainet\u00e9 \u00e9tatique stipule que l&#8217;Etat souverain ne peut subir ni injonction, ni limitation, ni soumission quant \u00e0 affirmer son absolutisme sur ses sujets et son ind\u00e9pendance \u00e0 une autre autorit\u00e9 externe qui se pr\u00e9vaudrait sup\u00e9rieure \u00e0 son autorit\u00e9. Ce qui peut trancher ce dilemme de choix ou ce dualisme c&#8217;est le choix optimum des leaders africain. Et ce choix doit privil\u00e9gier le r\u00e9gionalisme parce que pr\u00e9sentant plusieurs avantages au continent.<\/p>\n<h1><a id=\"post-2174-_Toc92459759\"><\/a><strong>Bibliographie<\/strong><\/h1>\n<ol>\n<li>Charte africaine de la d\u00e9mocratie, des \u00e9lections et de la gouvernance, adopt\u00e9e par la huiti\u00e8me session ordinaire de la Conf\u00e9rence tenue le 30 Janvier 2007 \u00e0 Addis-Abeba (Ethiopie).<\/li>\n<li>Loi n\u00b0 06\/006 du 18 f\u00e9vrier 2006 portant Constitution de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo telle que modifi\u00e9e et compl\u00e9t\u00e9e par la loi num\u00e9ro 11\/002 du 20 janvier 2011 portant modification de certains articles de la Constitution de 2006.<\/li>\n<li>Convention portant cr\u00e9ation de la communaut\u00e9 \u00e9conomique des pays des Grands Lacs, Gisenyi, 20 septembre 1976.<\/li>\n<li>Pacte sur la paix, la stabilit\u00e9 et le d\u00e9veloppement dans la R\u00e9gion des Grands Lacs.<\/li>\n<li>GNANGUENON A.,, <em>Le r\u00f4le des Communaut\u00e9s Economiques R\u00e9gionales dans la mise en \u0153uvre de l\u2019architecture africaine de Paix et de S\u00e9curit\u00e9,<\/em> Paris, Octobre 2010.<\/li>\n<li>CEA, <em>Etat d\u2019avancement du processus d\u2019int\u00e9gration en Afrique centrale\u00a0: Prospectus 2009<\/em>, St Paul, Yaound\u00e9, n\u00b022\/427, Septembre 2009.<\/li>\n<li>CEA, <em>Repenser le d\u00e9veloppement en Afrique central\u00a0: Faire de l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale un puissant moteur du d\u00e9veloppement au niveau national<\/em>, CDSR-AC, D\u00e9cembre, 1998.<\/li>\n<li>DIANGITUKWA, F., <em>G\u00e9opolitique, int\u00e9gration r\u00e9gionale et mondialisation\u00a0; plaidoyer pour la cr\u00e9ation d\u2019une communaut\u00e9 \u00e9conomique des pays c\u00f4tiers de l\u2019Afrique Centrale,<\/em> \u00e9d. Harmattan, Paris, 2006.<\/li>\n<li>GONIDEC, P.F. <em>Les organisations internationales africaines : Etudes comparative, <\/em>\u00e9d. Harmattan, Paris, 1989.<\/li>\n<li>LAVROFF, G.D., <em>Les aspects de l\u2019unification de l\u2019Afrique noire francophone,<\/em> Ann\u00e9e Africaine 1, 1961.<\/li>\n<li>Moreau, F-D., <em>Introduction \u00e0 la g\u00e9opolitique, <\/em>\u00e9d. Du Seuil, Paris, 2005.<\/li>\n<li>NGANDJEU, J., <em>L\u2019Afrique contre son ind\u00e9pendance \u00e9conomique\u00a0? Diagnostic de la crise actuelle, <\/em>Harmattan, Paris, 1988.<\/li>\n<li>NTUMBA LUABA, I., <em>L\u2019int\u00e9gration africaine face \u00e0 la mondialisation\u00a0: Etat des lieux, d\u00e9fis et perspectives, <\/em>CODERSIA, Rabat, Avril, 2013.<\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/dcg.jesf.fr\/economie\/2013\/02\/25\/integration-economique-regionale-definition-et-exemples\">http:\/\/dcg.jesf.fr\/economie\/2013\/02\/25\/integration-economique-regionale-definition-et-exemples<\/a><\/li>\n<\/ol>\n<h1><a id=\"post-2174-_Toc92459760\"><\/a><strong>Table des mati\u00e8res<\/strong><\/h1>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459738\">I. Liminaires 1<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459739\">II. Notion d\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique r\u00e9gionale 2<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459740\">II.1. Les objectifs d\u2019int\u00e9gration 2<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459741\">II.2. Les principes et piliers de base d\u2019une int\u00e9gration r\u00e9gionale effective 2<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459742\">II.2.1. Les principes de l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale 3<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459743\">II.3. Le mod\u00e8le d\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale des pays de la CEPGL 4<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459744\">II.3.1. La Constitution d\u2019une zone de libre-\u00e9change 4<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459745\">II.3.2. Le march\u00e9 commun 5<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459746\">II.3.3. L\u2019Union Economique 5<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459747\">II.3.5. L\u2019Union Politique 6<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459748\">II.3. LES ENJEUX ET PERSPECTIVES ECONOMIQUES DE LA RD CONGO DANS SES RELATIONS INTERAFRICAINES 9<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459749\">II.3.1. Au niveau bilat\u00e9ral 9<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459750\">II.3.2. Au niveau multilat\u00e9ral 11<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459751\">II.3.3. Observations g\u00e9n\u00e9rales et recommandations 13<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459752\">II.3.4. Les obstacles \u00e0 l&#8217;int\u00e9gration en Afrique 15<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459753\">II.3.5. Les pistes de solutions 17<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459754\">III. La souverainet\u00e9 des Etats de l&#8217;Afrique face au processus d&#8217;int\u00e9gration 18<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459755\">III.1. La souverainet\u00e9 \u00e9tatique face au r\u00e9gionalisme 19<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459756\">III.2. Le nombrilisme politique comme blocage au processus d&#8217;int\u00e9gration 20<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459757\">III.3. Les avantages de l&#8217;int\u00e9gration et les limites du souverainisme 21<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459758\">Conclusion 23<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459759\">Bibliographie 25<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-2174-_Toc92459760\">Table des mati\u00e8res 26<\/a><\/p>\n<ol>\n<li id=\"post-2174-footnote-1\"><a href=\"http:\/\/dcg.jesf.fr\/economie\/2013\/02\/25\/integration-economique-regionale-definition-et-exemples\">http:\/\/dcg.jesf.fr\/economie\/2013\/02\/25\/integration-economique-regionale-definition-et-exemples<\/a> <a href=\"#post-2174-footnote-ref-1\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2174-footnote-2\">A., GNANGUENON, <em>Le r\u00f4le des Communaut\u00e9s Economiques R\u00e9gionales dans la mise en \u0153uvre de l\u2019architecture africaine de Paix et de S\u00e9curit\u00e9,<\/em> Paris, Octobre 2010, p. 36. <a href=\"#post-2174-footnote-ref-2\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2174-footnote-3\">Convention portant cr\u00e9ation de la communaut\u00e9 \u00e9conomique des pays des Grands Lacs, Gisenyi, 20 septembre 1976. <a href=\"#post-2174-footnote-ref-3\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2174-footnote-4\">Charte africaine de la d\u00e9mocratie, des \u00e9lections et de la gouvernance, adopt\u00e9e par la huiti\u00e8me session ordinaire de la session ordinaire de la conf\u00e9rence tenue par tous les Etats membres, le 30 Janvier 2007 \u00e0 Addis-Abeba (Ethiopie). <a href=\"#post-2174-footnote-ref-4\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2174-footnote-5\"><a href=\"http:\/\/dcg.jesf.fr\/economie\/2013\/04\/10\/etapes-integration-economique-regionale\/\">http:\/\/dcg.jesf.fr\/economie\/2013\/04\/10\/etapes-integration-economique-regionale\/<\/a> <a href=\"#post-2174-footnote-ref-5\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2174-footnote-6\"><a href=\"http:\/\/dcg.jesf.fr\/economie\/2013\/04\/10etapes-integration-economique-regionale\/\">http:\/\/dcg.jesf.fr\/economie\/2013\/04\/10etapes-integration-economique-regionale\/<\/a> <a href=\"#post-2174-footnote-ref-6\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2174-footnote-7\"><a href=\"http:\/\/dcg.jesf.fr\/economie\/2013\/04\/10etapes-integration-economique-regionale\/\">http:\/\/dcg.jesf.fr\/economie\/2013\/04\/10etapes-integration-economique-regionale\/<\/a> <a href=\"#post-2174-footnote-ref-7\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2174-footnote-8\">Charte africaine de la d\u00e9mocratie, des \u00e9lections et de la gouvernance, adopt\u00e9e par la huiti\u00e8me session ordinaire de la Conf\u00e9rence tenue le 30 Janvier 2007 \u00e0 Addis-Abeba (Ethiopie). <a href=\"#post-2174-footnote-ref-8\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2174-footnote-9\">Cfr. le communiqu\u00e9 des travaux de la grande commission mixte RDC-RSA du 16 octobre 2015 \u00e0 Kinshasa. <a href=\"#post-2174-footnote-ref-9\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2174-footnote-10\">Cfr. le communiqu\u00e9 des travaux de la grande commission mixte R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo -RSA du 16 octobre 2015 \u00e0 Kinshasa. <a href=\"#post-2174-footnote-ref-10\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2174-footnote-11\">GONIDEC, P.F. <em>Les organisations internationales africaines: Etudes comparative, <\/em>\u00e9d. Harmattan, Paris, 1989, pp. 53-54. <a href=\"#post-2174-footnote-ref-11\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2174-footnote-12\">LAVROFF, G.D., <em>Les aspects de l\u2019unification de l\u2019Afrique noire francophone,<\/em> Ann\u00e9e Africaine 1, 1961, pp. 45-65. <a href=\"#post-2174-footnote-ref-12\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2174-footnote-13\">GONIDEC, P.F., Op. cit., pp. 53-54. <a href=\"#post-2174-footnote-ref-13\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2174-footnote-14\">CEA, <em>Etat d\u2019avancement du processus d\u2019int\u00e9gration en Afrique centrale\u00a0: Prospectus 2009<\/em>, St Paul, Yaound\u00e9, n\u00b022\/427, Septembre 2009, p.7. <a href=\"#post-2174-footnote-ref-14\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2174-footnote-15\">DIANGITUKWA, F., <em>G\u00e9opolitique, int\u00e9gration r\u00e9gionale et mondialisation\u00a0; plaidoyer pour la cr\u00e9ation d\u2019une communaut\u00e9 \u00e9conomique des pays c\u00f4tiers de l\u2019Afrique Centrale,<\/em> \u00e9d. Harmattan, Paris, 2006, pp. 8-9. <a href=\"#post-2174-footnote-ref-15\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2174-footnote-16\">CEA, <em>Repenser le d\u00e9veloppement en Afrique central\u00a0: Faire de l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale un puissant moteur du d\u00e9veloppement au niveau national<\/em>, CDSR-AC, D\u00e9cembre, 1998, p.6. <a href=\"#post-2174-footnote-ref-16\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2174-footnote-17\">NGANDJEU, J., <em>L\u2019Afrique contre son ind\u00e9pendance \u00e9conomique\u00a0? Diagnostic de la crise actuelle, <\/em>Harmattan, Paris, 1988, p. 94. <a href=\"#post-2174-footnote-ref-17\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2174-footnote-18\">Moreau, F-D., <em>Introduction \u00e0 la g\u00e9opolitique, <\/em>\u00e9d. Du Seuil, Paris, 2005, p.33. <a href=\"#post-2174-footnote-ref-18\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2174-footnote-19\">NTUMBA LUABA, I., <em>L\u2019int\u00e9gration africaine face \u00e0 la mondialisation\u00a0: Etat des lieux, d\u00e9fis et perspectives, <\/em>CODERSIA, Rabat, Avril, 2013, p.3. <a href=\"#post-2174-footnote-ref-19\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2174-footnote-20\">Boutros B-G, <em>Op.cit., <\/em>p.11. <a href=\"#post-2174-footnote-ref-20\">\u2191<\/a><\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 KABANDA MASHINI Justin Assistant \u00e0 la Facult\u00e9 de Droit au d\u00e9partement de Droit Public, Universit\u00e9 de Lubumbashi\u00a0; MAKOLO MAKOPO&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":21,"featured_media":2175,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[124],"tags":[],"class_list":["post-2174","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles","wpcat-124-id"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v25.8 - 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