{"id":2048,"date":"2022-01-31T23:05:02","date_gmt":"2022-01-31T23:05:02","guid":{"rendered":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/?p=2048"},"modified":"2025-04-16T21:33:12","modified_gmt":"2025-04-16T21:33:12","slug":"2048-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/","title":{"rendered":"LA CONTINUITE DES SOINS DE L\u2019INTERFACE ENTRE LA MEDECINE TRADITIONNELLE VERS LA MEDECINE MODERNE DANS LA VILLE DE KALEMIE DU 10 MARS AU 10 AOUT 2021"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<p>International Journal of Social Sciences and Scientific Studies<\/p>\n<p>Volume-2 Issue-1, January 2022<\/p>\n<p>Published by Hillcross Publications<\/p>\n<p><strong>ISSN: 2787-0146<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><strong>LA CONTINUITE DES SOINS DE L\u2019INTERFACE ENTRE LA MEDECINE TRADITIONNELLE VERS LA MEDECINE MODERNE DANS LA VILLE DE KALEMIE DU 10 MARS AU 10 AOUT 2021<\/strong><\/p>\n<p>Nama Mwengu C, Kabango Cedrick K, Mwanwa Kakombe B, Lunkuntu Kitambala H, Mulundu Mulundu T, Malonga Kaj F<\/p>\n<p><strong>Received; 26\/11\/2021<\/strong><\/p>\n<p><strong>Accepted; 18\/12\/2021<\/strong><\/p>\n<p><strong>Online Published; 31\/01\/2022<\/strong><\/p>\n<p><strong>LANGUAGE; FRENCH <\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p><strong> ISSN: 2787-0146 International Journal of Social Sciences and Scientific Studies http:\/\/www.ijssass.com<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<p><strong>A R T I C L E I N F O<\/strong><\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p><strong> En guise d\u2019introduction<\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<p><strong>Mots cl\u00e9s:<\/strong><\/p>\n<p><strong>Exposition<\/strong><\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rence<\/strong><\/p>\n<p><strong>Contre r\u00e9f\u00e9rence<\/strong><\/p>\n<p><strong>M\u00e9decine traditionnelle<\/strong><\/p>\n<p><strong>M\u00e9decine moderne<\/strong><\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p><strong>Introduction: <\/strong>La continuit\u00e9 de soins de l\u2019interface entre la m\u00e9decine traditionnelle et la m\u00e9decine moderne pour la continuit\u00e9 des soins est une r\u00e9alit\u00e9 de la vie des humains et surtout dans notre tradition. L\u2019objectif de cette \u00e9tude est d\u2019\u00e9valuer le syst\u00e8me de r\u00e9f\u00e9rence et contre r\u00e9f\u00e9rence entre la m\u00e9decine traditionnelle et la m\u00e9decine moderne dans la ville de Kalemie, et de proposer les pistes des solutions.<\/p>\n<p><strong>Mat\u00e9riels et m\u00e9thodes: <\/strong>Notre \u00e9tude est descriptive transversale,<em> s&#8217;\u00e9talant entre la p\u00e9riode du <\/em>10 Janvier au 10 aout 2021. L&#8217;\u00e9chantillonnage \u00e9tait exhaustif et sa taille constitu\u00e9e <em>des 723 tradipraticiens hommes et femmes<\/em>, <em>16 prestataires de soins, 27 malades avec les techniques de l&#8217;interview, le focus groupe, le questionnaire adress\u00e9 aux concern\u00e9s. <\/em>L\u2019analyse des donn\u00e9es a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 partir des logiciels Excel et Epi-Info 7.2.2. Le respect strict des principes d\u2019\u00e9thique de la recherche en\u00e9 publique a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sultats: <\/strong>La majorit\u00e9 des tradipraticiens avaient un niveau secondaire (212) soit 40% et 3 avaient un niveau sup\u00e9rieur soit 1%; 424 soit 77% \u00e9taient du sexe masculin contre 121 soit 23 % du sexe f\u00e9minin. <strong>La majorit\u00e9 des tradipraticiens dont l\u2019\u00e2ge varie entre <\/strong>40 \u00e0 49 soit 33,76%. 515 soit 98% \u00e9taient mari\u00e9s, 7 soit 1,33% \u00e9taient c\u00e9libataires et 1 divorc\u00e9. 82 soit 15% \u00e9tait Herboriste tandis que les accoucheuses traditionnelles \u00e9taient 75 soit 14%. 413 Sur 525 tradipraticiens soit 79% r\u00e9f\u00e8rent souvent les malades vers les structures modernes pour la continuit\u00e9 et 5 soit 1% n&#8217;ont jamais r\u00e9f\u00e9r\u00e9 les malades. L\u2019orientation des malades pour la m\u00e9decine moderne varie entre 1 \u00e0 3 mois qui est majoritaire entre 33 et 21 % tandis que en imm\u00e9diat \u00e9tait vraiment minoritaire.<\/p>\n<p><strong>Conclusion: <\/strong>Nous disons que la r\u00e9f\u00e9rence et la contre r\u00e9f\u00e9rence n\u2019est pas organis\u00e9e entre la m\u00e9decine traditionnelle et la m\u00e9decine moderne dans la ville de Kalemie. Sensibiliser la population, envisager la discrimination positive, am\u00e9liorait le syst\u00e8me de r\u00e9f\u00e9rence et contre r\u00e9f\u00e9rence entre la m\u00e9decine traditionnelle et la m\u00e9decine moderne dans la ville de Kalemie.<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<ol>\n<li><strong>INTRODUCTION<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>La m\u00e9decine moderne est arriv\u00e9e en Afrique avec la colonisation. Ainsi, pendant la p\u00e9riode coloniale, la m\u00e9decine traditionnelle a \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9e d\u2019ostracisme et ignor\u00e9e de la m\u00e9decine moderne. Sa pratique \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme ill\u00e9gale et par cons\u00e9quent interdite au profit de la m\u00e9decine moderne. Durant toute cette \u00e9poque, la m\u00e9decine moderne exercera tout son pouvoir dictatorial sur la m\u00e9decine traditionnelle, limitant donc sa marge de man\u0153uvre.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est qu\u2019apr\u00e8s les ind\u00e9pendances, que des mesures seront adopt\u00e9es v\u00e9ritablement pour revaloriser la m\u00e9decine traditionnelle. En effet, en 1970, l\u2019ordonnance n\u00b070-68 bis\/PRES\/MSP\/AS du 28 d\u00e9cembre 1970 portant Code de Sant\u00e9 Publique et ses textes d\u2019application, tol\u00e8re la m\u00e9decine traditionnelle au za\u00efre actuellement R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo. En outre, en 1994, la loi n\u00b023\/94\/ADP portant Code de la Sant\u00e9 Publique du 19 mai 1994 reconna\u00eet la m\u00e9decine et la pharmacop\u00e9e traditionnelles comme une des composantes du syst\u00e8me national de sant\u00e9 {1}.<\/p>\n<p>Aussi, l\u2019OMS, ayant constat\u00e9 l\u2019efficacit\u00e9 des rem\u00e8des de la m\u00e9decine traditionnelle, pr\u00e9conisera pour la premi\u00e8re fois, lors de la conf\u00e9rence internationale sur les soins de sant\u00e9 primaires tenue en 1978 \u00e0 Alma Ata, l\u2019implication du savoir m\u00e9dical local dans la prise en charge sanitaire des populations. Dans sa d\u00e9claration, elle stipulait que les soins de sant\u00e9 primaires <em>\u00abfont appel tant \u00e0 l\u2019\u00e9chelon local qu\u2019\u00e0 celui des services de recours aux personnels de sant\u00e9, m\u00e9decins, infirmiers (\u2026) ainsi que, s\u2019il y a lieu, praticiens traditionnels (\u2026) pour r\u00e9pondre aux besoins de sant\u00e9 exprim\u00e9s par la collectivit\u00e9 <\/em>{1}.<\/p>\n<p>De nos jours, la m\u00e9decine traditionnelle conna\u00eet un regain d\u2019int\u00e9r\u00eat. En effet, des chercheurs, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale et internationale se penchent, de plus en plus, sur la question de la valorisation et la r\u00e9habilitation de la m\u00e9decine traditionnelle dans nos syst\u00e8mes de sant\u00e9. En outre, en 2001, la m\u00e9decine traditionnelle a \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9e dans le Plan National de D\u00e9veloppement Sanitaire {1}. Par ailleurs, il y a lieu de souligner que la promotion de la m\u00e9decine traditionnelle dans les ann\u00e9es 90 manquait de visibilit\u00e9 malgr\u00e9, la mise en place de structures \u00e9tatiques \u0153uvrant dans ce cadre. Par contre, les ann\u00e9es 2000 semblent particuli\u00e8rement \u00eatre des ann\u00e9es d\u2019action, de r\u00e9veil, pour nos autorit\u00e9s dans ce domaine. Du c\u00f4t\u00e9 des populations, la m\u00e9decine traditionnelle continue aussi d\u2019occuper une place tr\u00e8s importante dans les itin\u00e9raires th\u00e9rapeutiques. En effet, l\u2019\u00e9mergence de certaines maladies et l\u2019impuissance avou\u00e9e de la m\u00e9decine moderne face \u00e0 celles-ci conduisent parfois les individus attach\u00e9s \u00e0 la tradition ou \u00e9puis\u00e9s financi\u00e8rement par les soins de sant\u00e9 modernes \u00e0 se tourner vers la m\u00e9decine traditionnelle pour la prise en charge de leurs probl\u00e8mes de sant\u00e9 {2}.<\/p>\n<p>Le facteur financier et l\u2019habitus sanitaire des malades sont entre autres, les raisons qui expliquent le choix du recours \u00e0 la m\u00e9decine traditionnelle. C\u2019est \u00e0 juste titre que Bourdieu, cit\u00e9 par G Ferr\u00e9ol disait <em>\u00ab l\u2019habitus est non seulement un syst\u00e8me de pr\u00e9f\u00e9rence mais \u00e9galement un syst\u00e8me g\u00e9n\u00e9rateur de pratiques. Conform\u00e9ment \u00e0 ses go\u00fbts, chaque individu a un comportement coh\u00e9rent qui lui semble naturel mais qui est le produit de ses exp\u00e9riences sociales. Ces exp\u00e9riences sont li\u00e9es \u00e0 l\u2019appartenance \u00e0 une classe sociale et \u00e0 une culture donn\u00e9e \u00bb. <\/em>La m\u00e9decine traditionnelle fait partie de la vie des Africains, et ne peut \u00eatre ignor\u00e9e par le syst\u00e8me de sant\u00e9 moderne. Face \u00e0 cette situation, la coop\u00e9ration de ces deux m\u00e9decines se pose avec acuit\u00e9. Effectivement, elle serait au b\u00e9n\u00e9fice:<\/p>\n<ul>\n<li>des populations, car l\u2019union des deux m\u00e9decines leur permettrait une meilleure prise en charge sanitaire;<\/li>\n<li>des scientifiques, car de cette collaboration pourrait r\u00e9sulter la d\u00e9couverte de nouvelles mol\u00e9cules pour la fabrication de nouveaux m\u00e9dicaments;<\/li>\n<li>des pouvoirs publics, elle pourrait leur rendre moins d\u00e9pendants des industries pharmaceutiques de l\u2019occident.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cependant, la m\u00e9decine traditionnelle ancr\u00e9e dans la culture africaine et la m\u00e9decine moderne, h\u00e9riti\u00e8re de la culture occidentale, sont \u00e0 l\u2019origine de conflits culturels conduisant \u00e0 une persistance de la m\u00e9fiance et d\u2019un manque de confiance entre les tradipraticiens et les agents de sant\u00e9. Aussi, dans l\u2019interaction entre les deux syst\u00e8mes de soins, les tradipraticiens semblent-ils toujours sceptiques et peu coop\u00e9ratifs quant au partage de leurs savoirs avec le monde \u00ab profane \u00bb qu\u2019est la m\u00e9decine moderne {3}.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude effectu\u00e9e par SAMBARE et al en 2011 au Burkina Faso sur la collaboration entre m\u00e9dicine traditionnelle et m\u00e9decine moderne au Burkina Faso: entre discours et pratiques avec comme objectif d\u2019analyser la collaboration entre la m\u00e9decine traditionnelle et la m\u00e9decine moderne dans la prise en charge des probl\u00e8mes de sant\u00e9 des populations en milieu urbain Burkinab\u00e8. De cette \u00e9tude, l\u2019auteur a anticip\u00e9 en faisant entrevoir que l\u2019atteinte d\u2019une franche collaboration entre m\u00e9decine traditionnelle et m\u00e9decine moderne est encore longue et marqu\u00e9 par de nombreux \u00e9cueils {4}.<\/p>\n<p>Au S\u00e9n\u00e9gal, SEYDOU NOUROU FAYE en 2001 avait rendu possible une \u00e9tude sur la m\u00e9decine traditionnelle et dynamiques interculturelles&nbsp;: les implications socio-anthropologiques de la formalisation de la tradith\u00e9rapie \u00e0 \u201f l\u2019h\u00f4pital traditionnel \u201d de Keur Massar en se proposant comme objectif de d\u00e9passer la vision de la m\u00e9decine traditionnelle comme r\u00e9alit\u00e9 statique, en faisant ressortir d\u2019une part, les dynamiques qui l\u2019animent \u00e0 travers l\u2019exp\u00e9rience de Keur Massar, et d\u2019autre part, en montrant que la tradith\u00e9rapie n\u2019est pas uniforme mais plurielle ayant eu comme r\u00e9sultat la m\u00e9decine moderne a connu ses r\u00e9volutions avec la d\u00e9couverte de la p\u00e9nicilline, l\u2019av\u00e8nement de la chirurgie, les recherches actuelles en psychosomatique, il nous semble que la m\u00e9decine traditionnelle, connait des transformation significatives avec la formalisation en cour {5}.<\/p>\n<p>En 2015, \u00e0 son tour, PIERRINE DIDIER disponibilis\u00e9e une \u00e9tude sur la m\u00e9decine traditionnelle et \u201fm\u00e9decine int\u00e9grative\u201d \u00e0 Madagascar&nbsp;: entre d\u00e9cisions internationales et applications locales en se fixant comme objectif l\u2019am\u00e9lioration de la sant\u00e9 des populations et passe par une double \u00e9valuation&nbsp;: au niveau social avec l\u2019encadrement des activit\u00e9s des tradipraticiens et au niveau th\u00e9rapeutique avec la recherche sur les plantes m\u00e9dicinales et le d\u00e9veloppement de rem\u00e8des traditionnels am\u00e9lior\u00e9s ayant obtenu comme r\u00e9sultat un int\u00e9r\u00eat particulier est port\u00e9 \u00e0 la nature de la cohabitation entre praticiens (m\u00e9decins, gu\u00e9risseurs) se d\u00e9clinant d\u2019un simple r\u00e9f\u00e9rencement de patient \u00e0 une plus rare collaboration {6}.<\/p>\n<p>En 2017, MARTIN JEAN effectua une \u00e9tude en France sur les repr\u00e9sentations sociales de la phytoth\u00e9rapie chez les patients en m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale avec l\u2019objectif d\u2019explorer, du point de vue des patients leurs repr\u00e9sentation sociales de la phytoth\u00e9rapie ayant trouv\u00e9 comme objectif la phytoth\u00e9rapie pourra trouver sa juste place, lorsque son emploi sera valid\u00e9 par plus de recherches scientifiques, moins empiriques permettent d\u2019accr\u00e9diter les r\u00e9sultats obtenus {7}.<\/p>\n<p>Ainsi, apr\u00e8s une revue de cette litt\u00e9rature, nous avons souhait\u00e9 explorer la collaboration entre la m\u00e9decine traditionnelle et traditionnelle au niveau de la RDC et plus particuli\u00e8rement \u00e0 Kalemie.<\/p>\n<p>L\u2019organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS) estime que 80% des populations rurales vivants dans les pays en d\u00e9veloppement sont tributaires de la m\u00e9decine traditionnelle pour leurs besoins en soins de sant\u00e9 {8}.<\/p>\n<p>Le march\u00e9 des m\u00e9dicaments \u00e0 base de plantes s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9 de mani\u00e8re spectaculaire au cours de ces 15 derni\u00e8res ann\u00e9es et les ventes annuelles totales de m\u00e9dicaments \u00e0 base de plantes ne cessent d\u2019augmenter. En 2006, ces ventes ont atteint US $14 milliards dans le monde {9}.<\/p>\n<p>On a de plus en plus recours \u00e0 la m\u00e9decine traditionnelle dans de nombreux pays d\u00e9velopp\u00e9s et en d\u00e9veloppement. En 2008, en Australie, 60% environ de la population recourait \u00e0 la m\u00e9decine compl\u00e9mentaire, 17&nbsp;000 produits \u00e0 base de plantes avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s et US $650 millions avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9pens\u00e9s en m\u00e9decine compl\u00e9mentaire. En 2012 en Allemagne, 20 millions de patients ont eu recours \u00e0 l\u2019hom\u00e9opathie, \u00e0 l\u2019acupuncture, \u00e0 la chiropractie et \u00e0 des traitements \u00e0 base de plantes en tant que formes de m\u00e9decine compl\u00e9mentaire les plus populaires {10}.<\/p>\n<p>En Malaisie, on estime \u00e0 US $500 millions les sommes consacr\u00e9es chaque ann\u00e9e \u00e0 la m\u00e9decine traditionnelle, contre quelque US $300 millions seulement \u00e0 la m\u00e9decine moderne. Au Sri-Lanka, 50 \u00e0 60% de la population recours \u00e0 la m\u00e9decine traditionnelle et aux accoucheuses traditionnelles {11}.<\/p>\n<p>En Chine, les rem\u00e8des traditionnels repr\u00e9sentent 30 \u00e0 50% de la consommation totale de m\u00e9dicament {12}<\/p>\n<p>La R\u00e9gion africaine a du mal \u00e0 assurer un acc\u00e8s \u00e9quitable aux soins de sant\u00e9 et pr\u00e8s de la moiti\u00e9 seulement de la population a acc\u00e8s \u00e0 des services de sant\u00e9 de type classique. Cependant, la m\u00e9decine traditionnelle reste populaire pour des raisons historiques et culturelles. Au B\u00e9nin et au Soudan, par exemple, 70% de la population recours \u00e0 la m\u00e9decine traditionnelle, tandis qu\u2019en Ouganda, les usagers de la m\u00e9decine traditionnelle repr\u00e9sentent 30% de la population. En 2018, au Ghana, au Mali, au Nig\u00e9ria et en Zambie, 60% des enfants ayant de la fi\u00e8vre ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s chez eux avec des rem\u00e8des \u00e0 base de plantes {13}.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 une l\u00e9g\u00e8re am\u00e9lioration de la situation socio-\u00e9conomique, la RDC reste confront\u00e9e \u00e0 de multiples probl\u00e8mes de sant\u00e9. L\u2019acc\u00e8s \u00e0 la m\u00e9decine conventionnelle \u00e9tant limit\u00e9e pour une part importante de la population, la m\u00e9decine traditionnelle est la principale, voire souvent la seule, alternative de soins {14}. Malheureusement nous n\u2019avons pas trouv\u00e9 aucun document qui parl\u00e9 de r\u00e9f\u00e9rence et de contre r\u00e9f\u00e9rence de la m\u00e9decine traditionnelle \u00e0 la m\u00e9decine moderne, les donn\u00e9es pr\u00e9sent\u00e9 au niveau locale nous proviennent des fiches et des registres.<\/p>\n<p>En se r\u00e9f\u00e9rant aux donn\u00e9es de la division provinciale du Tanganyika de 2018, 2019 et 2020, nous remarquerons que, il n\u2019y a aucune fiche de r\u00e9f\u00e9rence livr\u00e9e par la m\u00e9decine moderne vers la m\u00e9decine traditionnelle au contraire toute les r\u00e9f\u00e9rences sont effectu\u00e9es par la m\u00e9decine moderne sont orales et non \u00e9crites. Mais le programme de la m\u00e9decine traditionnelle nous renseignera qu\u2019en 2018, 45% de cas \u00e9taient r\u00e9f\u00e9r\u00e9s, 27% en 2019 et 31% en 2020 vers la m\u00e9decine moderne {15}.<\/p>\n<ol>\n<li><strong>METHODOLOGIE<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>II.1. Milieu d\u2019\u00e9tude : <\/strong>Notre \u00e9tude s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e dans la ville de Kalemie, chef-lieu de la Province du Tanganyika. La ville de Kalemie est constitu\u00e9e de deux zones de sant\u00e9, il s\u2019agit de la zone de sant\u00e9 de Kalemie et celle de Nyemba, toute appartenant \u00e0 la Division Provinciale de la Sant\u00e9 du Tanganyika.<\/p>\n<p><strong>II.2. Type d\u2019\u00e9tude :<\/strong> Etude observationnelle descriptive transversale, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019elle porte sur \u00ab&nbsp;un clich\u00e9&nbsp;\u00bb de la situation des r\u00e9f\u00e9rences et contre r\u00e9f\u00e9rence de la m\u00e9decine traditionnelle \u00e0 la m\u00e9decine moderne allant du 10 mars au 10 aout 2021.<\/p>\n<p><strong>II.3. Dur\u00e9 de l\u2019\u00e9tude<\/strong>&nbsp;: Sur le plan temporel, notre \u00e9tude se rapporte \u00e0 la p\u00e9riode s\u2019\u00e9talant entre le 10 mars au 10 aout 2021.<\/p>\n<p><strong>II.4. Population d\u2019\u00e9tude&nbsp;comprend&nbsp;:<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Les tradipraticiens de toutes le deux zones de sant\u00e9 \u00e0 travers ces aires urbaines&nbsp;;<\/li>\n<li>Les prestataires de l\u2019HGR\/Kalemie et CHR\/Undugu pr\u00e9cis\u00e9ment les d\u00e9partementaux&nbsp;;<\/li>\n<li>Les malades r\u00e9f\u00e9r\u00e9s de la m\u00e9decine traditionnelle \u00e0 la m\u00e9decine moderne hospitalis\u00e9s dans ces deux structures.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>II.5. \u00c9chantillonnage <\/strong>: Notre \u00e9chantillonnage \u00e9tait exhaustif et sa taille constitu\u00e9e tous les tradipratiens reconnu par le gouvernement congolais de toute le deux zones de sant\u00e9 (Kalemie et Nyemba) de la ville de Kalemie, les malades r\u00e9f\u00e9r\u00e9, les prestataires de structure de r\u00e9f\u00e9rence (HGR\/Kalemie et CHR\/Undugu)<\/p>\n<p><strong>II.6. Type d\u2019\u00e9chantillonnage<\/strong> : constitu\u00e9 d\u2019un \u00e9chantillon al\u00e9atoire (probabiliste) simple<\/p>\n<p><strong>II.7. Taille de l\u2019\u00e9chantillon<\/strong>&nbsp;:<\/p>\n<ul>\n<li>723 tradipraticiens qui travaillent dans les aires urbaines de ces deux zones de sant\u00e9 dont 426 dans la zone de sant\u00e9 de Kalemie et 297 dans la zone de sant\u00e9 de Nyemba&nbsp;;<\/li>\n<li>16 prestataires (d\u00e9partementaux)&nbsp;de ces deux structures sanitaires;<\/li>\n<li>Tous les malades hospitalis\u00e9s dans les deux structures de ces deux zones de sant\u00e9 dont \u00e0 HGR\/Kalemie (ZS de Kalemie) et au CHR\/Undugu (ZS de Nyemba).<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>II.8.<\/strong>La <strong>collecte des donn\u00e9es<\/strong>&nbsp;: a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e en recourant \u00e0 la technique des relev\u00e9s administratifs, en administrant un questionnaire ou en recourant \u00e0 l\u2019interview des malades r\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019HGR\/Kalemie et CHR\/Undugu, des prestataires de ce deux structures de deuxi\u00e8me \u00e9chelon et les tradipraticiens de ces deux zones de sant\u00e9 dans ces aires urbaines.<\/p>\n<p><strong>II.9. Gestion des donn\u00e9es<\/strong>&nbsp;: L\u2019analyse des donn\u00e9es sera r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 partir des logiciels Epi-Info.7.2.2<\/p>\n<p><strong>II.10. Variables ind\u00e9pendantes et d\u00e9pendantes de l\u2019\u00e9tude&nbsp;: <\/strong>L\u2019\u00e2ge&nbsp;; Le sexe&nbsp;; L\u2019occupation&nbsp;; Le moyen de transport&nbsp;; Le cout des soins&nbsp;; L\u2019accueil&nbsp;; La pr\u00e9sence des obstacles.<\/p>\n<p><strong>II.11. Traitement des donn\u00e9es&nbsp;<\/strong>: Saisir et \u00e9purer les donn\u00e9es \u00e0 l\u2019aide du logiciel Excel ou Epi info 7.2.2.6 et Epi data 6&nbsp;; Pr\u00e9senter les donn\u00e9es sous forme de tableaux et de graphiques.<\/p>\n<p><strong>II.12. Consid\u00e9rations \u00e9thiques<\/strong>&nbsp;: S\u2019inscrit dans le respect strict des principes d\u2019\u00e9thique de la recherche en sant\u00e9 en&nbsp;sant\u00e9 publique&nbsp;:<\/p>\n<ol>\n<li><strong> Objectifs<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>III.1. Objectif g\u00e9n\u00e9ral&nbsp;: <\/strong><\/p>\n<p>Evaluer le syst\u00e8me de r\u00e9f\u00e9rence et contre r\u00e9f\u00e9rence entre la m\u00e9decine traditionnelle et la m\u00e9decine moderne dans la ville de Kalemie.<\/p>\n<p><strong>III.2. Objectifs sp\u00e9cifiques<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>D\u00e9terminer les caract\u00e9ristiques socio d\u00e9mographiques<\/li>\n<li>D\u00e9terminer l\u2019effectivit\u00e9 de la r\u00e9f\u00e9rence et de la contre r\u00e9f\u00e9rence<\/li>\n<li>Enum\u00e9rer les types des maladies rencontr\u00e9s pour la r\u00e9f\u00e9rence<\/li>\n<li>Analyser motifs de r\u00e9f\u00e9rence de la m\u00e9decine traditionnelle vers le moderne&nbsp;<\/li>\n<li>Cat\u00e9goriser les types des tradipraticiens retrouv\u00e9 dans la ville de Kalemie.<\/li>\n<\/ul>\n<ol>\n<li><strong>R\u00c9SULTATS DE L\u2019ANALYSE DES DONN\u00c9ES<\/strong>\n<ol>\n<li><strong>R\u00e9sultats relatifs aux tradipraticiens<\/strong>\n<ol>\n<li><strong>Caract\u00e9ristiques sociod\u00e9mographiques <\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<\/li>\n<\/ol>\n<\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>Tableau I&nbsp;: L\u2019Age<\/strong><\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<p><strong>Age<\/strong><\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p><strong>Fr\u00e9quence<\/strong><\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p><strong>Pourcentage (%)<\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<p>&lt;25<\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p>17<\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p>3,24<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<p>[26 &#8211; 39]<\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p>91<\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p>17,33<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<p>[40 &#8211; 49]<\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p>172<\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p>32,76<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<p>[50 &#8211; 59]<\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p>115<\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p>21,90<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<p>[60 &#8211; 69]<\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p>78<\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p>14,86<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<p>\u226570<\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p>52<\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p>9,90<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<p><strong>TOTAL<\/strong><\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p><strong>525<\/strong><\/p>\n<\/td>\n<td>\n<p><strong>100,00<\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>La majorit\u00e9 des tradipraticiens dont l\u2019\u00e2ge varie entre 40 \u00e0 49 soit 33,76%. Et le moins \u00e2g\u00e9s de moins de 25 ans ont repr\u00e9sent\u00e9 3,24 % de l\u2019ensemble et celles \u00e2g\u00e9es de &gt;70 ans 9,90%.<\/p>\n<p>Parmi les 525 tradipraticiens 424 soit 77% \u00e9taient du sexe masculin contre 121 soit 23 % du sexe f\u00e9minin, soit un sex ratio de 3,3.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"900\" height=\"453\" class=\"wp-image-2049\" src=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/word-image-9.png\" srcset=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/word-image-9.png 900w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/word-image-9-700x352.png 700w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/word-image-9-300x151.png 300w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/word-image-9-768x387.png 768w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/word-image-9-370x186.png 370w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/word-image-9-760x383.png 760w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/p>\n<p><strong>Figure 1&nbsp;: Sexe<\/strong><\/p>\n<p><strong>Tableau II&nbsp;: Niveau d\u2019instruction<\/strong><\/p>\n<p>Sur les 525 tradipraticiens, la majorit\u00e9 avaient un niveau secondaire (212) soit 40% et 3 avaient un niveau sup\u00e9rieur soit 1%.<\/p>\n<p>Sur l\u2019ensemble des tradipraticiens, 515 soit 98% \u00e9taient mari\u00e9s, 7 soit 1,33% \u00e9taient c\u00e9libataires et 1 divorc\u00e9.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"900\" height=\"525\" class=\"wp-image-2050\" src=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/word-image-10.png\" srcset=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/word-image-10.png 900w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/word-image-10-700x408.png 700w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/word-image-10-300x175.png 300w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/word-image-10-768x448.png 768w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/word-image-10-370x216.png 370w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/word-image-10-760x443.png 760w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/p>\n<p><strong>Figure 2&nbsp;: L\u2019\u00e9tat matrimonial<\/strong><\/p>\n<p><strong>Tableau III&nbsp;: La tribu<\/strong><\/p>\n<p>La majorit\u00e9 des tradipraticiens Luba occup\u00e9s 35% soit 185 personnes de l\u2019ensemble et 98 soit 19% \u00e9taient de la tribu Tabwa tandis que le songe \u00e9tait minoritaire suivi de Mbembe.<\/p>\n<p><strong>Tableau IV&nbsp;: La sp\u00e9cialit\u00e9 (caract\u00e9ristique ou classification)<\/strong><\/p>\n<p>Sur 525 tradipraticiens la majorit\u00e9 de la ville de Kalemie \u00e9taient de spiritualiste 166 soit 32%, 82 soit 15% \u00e9tait Herboriste tandis que les accoucheuses traditionnelles \u00e9taient 75 soit 14%.<\/p>\n<p><strong>Tableau V&nbsp;: La r\u00e9f\u00e9rence des malades en cas de n\u00e9cessit\u00e9 (de besoin) \u00e0 la m\u00e9decine moderne<\/strong><\/p>\n<p>413 Sur 525 tradipraticiens soit 79% r\u00e9f\u00e8rent souvent les malades vers les structures modernes pour la continuit\u00e9 et 5 soit 1% n\u2019ont jamais r\u00e9f\u00e9r\u00e9 les malades.<\/p>\n<p><strong>Tableau VI&nbsp;: La voie de recours en cas de non gu\u00e9rison de malade<\/strong><\/p>\n<p>Plus de la moiti\u00e9 des tradipraticiens font recours aux autres dans leurs prises en charge en cas de non gu\u00e9risons des malades 392 soit 74% et 4 soit 1% r\u00e9f\u00e8rent au centre sp\u00e9cialiste.<\/p>\n<p><strong>Tableau VII&nbsp;: P\u00e9riode de prise en charge et la d\u00e9cision d\u2019orienter les malades \u00e0 la m\u00e9decine<\/strong> <strong>moderne<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019orientation des malades pour la m\u00e9decine moderne varie entre 1 \u00e0 3 mois qui est majoritaire entre 33 et 21 % tandis que en imm\u00e9diat \u00e9tait vraiment minoritaire.<\/p>\n<p><strong>Tableau VIII&nbsp;: Lieu des \u00e9tudes des derniers niveaux<\/strong><\/p>\n<p>65% des tradipraticiens avaient comme lieu des \u00e9tudes des derniers niveaux la ville de Kalemie<\/p>\n<p><strong>IV.2. R\u00e9sultats relatifs aux M\u00e9decins et infirmiers<\/strong><\/p>\n<p>10 malades sur 16 acceptent de se faire traiter par un tradipraticiens soit 62% de cas contre 6 soit 38% qui n\u2019acceptent.<\/p>\n<p><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"685\" height=\"440\" class=\"wp-image-2051\" src=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/word-image-11.png\" srcset=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/word-image-11.png 685w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/word-image-11-300x193.png 300w, https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/word-image-11-370x238.png 370w\" sizes=\"auto, (max-width: 685px) 100vw, 685px\" \/><\/strong><\/p>\n<p><strong>Figure 3&nbsp;: L\u2019acceptation des malades de se faire traite par les tradipraticiens au lieu d\u2019\u00eatre soign\u00e9 par la m\u00e9decine moderne.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Tableau IX : Raisons de moderne traitement des tradipraticiens au lieu de la m\u00e9decine<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019acceptation de traitement des tradipraticiens au lieu de la m\u00e9decine moderne c\u2019est 12 soit 75% pour le type des maladies que la m\u00e9decine moderne de sais pas soigner et cella par rapport \u00e0 la conception 3 soit 19% des malades.<\/p>\n<p><strong>IV.3. R\u00e9sultats relatifs aux malades<\/strong><\/p>\n<p><strong>Tableau X&nbsp;: L\u2019Orientation de service donn\u00e9 par le tradipraticien<\/strong><\/p>\n<p>21 soit 78% des malades ont \u00e9t\u00e9 orient\u00e9 par eux pour aller chez les tradipraticiens tandis que 6 soit 22% r\u00e9v\u00e8lent que c\u2019est une connaissance, un fr\u00e8re ou un ami qui les avaient orient\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Tableau XI : Les Causes de R\u00e9f\u00e9rence<\/strong><\/p>\n<p>Pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de cas soit 201 ou 38%, de la maladie de tuberculose suivi de la diarrh\u00e9e 156 soit 30% des cas sont r\u00e9f\u00e9r\u00e9s \u00e0 la m\u00e9decine moderne avec 4 ou 1% de cancer.<\/p>\n<ol>\n<li><strong>DISCUSSION<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>L\u2019\u00e9tude a port\u00e9 au total 525 tradipraticiens de toute les deux zones de sant\u00e9 que regorge la ville de Kalemie, 16 d\u00e9partementaux ou chef de service de deux structures de r\u00e9f\u00e9rence de la ville de Kalemie \u00e0 savoir l\u2019h\u00f4pital g\u00e9n\u00e9ral de r\u00e9f\u00e9rence de Kalemie et le centre hospitalier de r\u00e9f\u00e9rence Undugu et 27 malades r\u00e9f\u00e9r\u00e9s par les tradipraticiens rencontr\u00e9s dans les deux structures de r\u00e9f\u00e9rence.<\/p>\n<p><strong>5.1. Le sexe&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p>La majorit\u00e9 des tradipraticiens sont les hommes par ce que les hommes ont cela comme travail, mais les autres pays aussi comme le Brazzaville montre que 438 \u00e9taient les hommes et 108 sont femmes, au kouilou 409 sont des hommes et 229 sont des femmes. Au Niari 97 sont des hommes et 53 \u00e9taient des femmes, l\u00e9koumou 59\/29, Bouenza 138\/60, Plateaux 74\/4, Cuvette 110\/65, Cuvette-Ouest 20\/7, Sangha 47\/20, likouala 15\/7 pour un total de 1447\/637 dont 2084 tradipraticiens confondus, qui peut \u00eatre expliqu\u00e9 par la distances dans les structures, les \u00e9vidences des traitements traditionnelle, la confiance et la foi de la population.<\/p>\n<p><strong>5.2. Caract\u00e9ristiques des tradipraticiens<\/strong><\/p>\n<p>Selon le programme national de la m\u00e9decine traditionnelle des tradipraticiens sont r\u00e9guli\u00e8rement autoris\u00e9s \u00e0 exercer la m\u00e9decine traditionnelle, mais dans notre \u00e9tude selon l\u2019arr\u00eat\u00e9 1250 qui stipule que la hi\u00e9rarchisation selon les actes pos\u00e9s par chacun des tradipraticiens, notre \u00e9tude \u00e0 classifier et cat\u00e9goriser nos tradipraticiens par le r\u00e9sultat suivant leur classification, il y a 82 herboristes 4%, 52 phytoth\u00e9rapeutes 9%, 30 naturalistes 6%, 166 spiritualistes 32%, 109 ritualises 21%, 2 rebouteux 1%, 75 accoucheuses traditionnelles 14% et 9 exorcistes 2%. La m\u00e9decine traditionnelle travaille avec les \u00e9vidences et la plupart des malades ont tellement confiances \u00e0 ce que leurs tradipraticiens font selon l\u2019esprit et la confiance. Cela s\u2019explique par la connaissance des \u00e9vidences et le nombre de tradipraticiens par village contrairement au nombre des m\u00e9decins par village d\u2019o\u00f9 1(un) tradipraticiens pour 200 habitants contrairement au m\u00e9decin car le m\u00e9decin c\u2019est pour 25&nbsp;000 habitants.<\/p>\n<p><strong>5.3. R\u00e9partition des tradipraticiens selon leur lieu des \u00e9tudes des derniers niveaux<\/strong><\/p>\n<p>La grande majorit\u00e9 des tradipraticiens avaient \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 Kalemie, et les autres avaient termin\u00e9 dans d\u2019autres ville de la RDC mais l\u2019OMS par sa d\u00e9finition dit que la m\u00e9decine traditionnelle est \u00ab&nbsp;l\u2019ensemble des connaissances et de pratiques, explicables ou non, utilis\u00e9es pour diagnostiquer, pr\u00e9venir ou diminuer des maladies physiques, mentales ou sociales et qui peuvent se fonder exclusivement sur des exp\u00e9riences et ou des observations pass\u00e9es transmises de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, oralement ou par \u00e9crit&nbsp;\u00bb. Cela ne stipule pas un lieu des \u00e9tudes des derniers niveaux appropri\u00e9, mais plut\u00f4t sur les \u00e9vidences des r\u00e9sultats.<\/p>\n<p><strong>5.4.<\/strong> <strong>Mode de r\u00e9f\u00e9rence des malades en cas de n\u00e9cessite (de besoin) \u00e0 la m\u00e9decine moderne<\/strong><\/p>\n<p>Selon l\u2019OMS la r\u00e9f\u00e9rence est effectu\u00e9e dans deux cas&nbsp;: premi\u00e8rement cas manque des mat\u00e9riels et deuxi\u00e8me cas manque des personnels comp\u00e8tent. Nos r\u00e9sultats r\u00e9v\u00e8lent que 5 ou 1% pour jamais, 20% pour quelques fois 107 et 413 ou 79% pour souvent. Cela rejoint la m\u00e9fiance des tradipraticiens en vers la m\u00e9decine moderne.<\/p>\n<p><strong>5.5.<\/strong> <strong>Les maladies de r\u00e9f\u00e9rence<\/strong><\/p>\n<p>Notre \u00e9tude renseigne que la tuberculose est la maladie la plus r\u00e9f\u00e9r\u00e9 par les tradipraticiens, mais les autres pays aussi comme la r\u00e9publique du S\u00e9n\u00e9gal montre que le cancer est beaucoup plus r\u00e9f\u00e9r\u00e9 que les autres maladies, en milieu rural entre 60 \u00e0 68% et en milieu urbain 30 \u00e0 45%. \u00c0 la pointe noire 12% des malades sont r\u00e9f\u00e9r\u00e9 de la tuberculose, 30% des diff\u00e9rentes infections, 45% des maladies li\u00e9 \u00e0 la culture africaine.<\/p>\n<ol>\n<li><strong>CONCLUSION<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>Dans la ville de Kalemie, il existe plusieurs tradipraticiens avec diff\u00e9rentes caract\u00e9ristiques. C\u2019est pour cela il est n\u00e9cessaire de savoir que la m\u00e9decine traditionnelle est pratiqu\u00e9e par des personnes \u00e0 profils tr\u00e8s diversifi\u00e9s, elle est aussi en elle-m\u00eame pratiqu\u00e9e sous diverses formes, elle m\u00e9rite une attention particuli\u00e8re pour bien savoir qui soigne et qui est soign\u00e9 par qui, quand, o\u00f9, pourquoi et comment, en vue de veiller au bien-\u00eatre de la population. La r\u00e9f\u00e9rence est d\u2019application de la m\u00e9decine traditionnelle \u00e0 la m\u00e9decine moderne dans la ville de Kalemie mais la contre r\u00e9f\u00e9rence est inexistante.<\/p>\n<p><strong> REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES<\/strong><\/p>\n<ol>\n<li>ABDOULAYE M (2009), d\u00e9viances scolaires et contr\u00f4le social \u00e0 Yaound\u00e9&nbsp;: Essai d\u2019approche sociologique du quotidien des jeunes \u00e0 l\u2019\u00e9cole <a href=\"http:\/\/www.memoireonline.com\/12\/09\/3049\/Deviances-Scolaires-es-Controle-Social-Yaounde-Essai-dapproche-Sociologique-du-quotidien-des-:html\">http:\/\/www.memoireonline.com\/12\/09\/3049\/Deviances-Scolaires-es-Controle-Social-Yaounde-Essai-dapproche-Sociologique-du-quotidien-des-:html<\/a><\/li>\n<li>BARGES A (1994), l\u00e8pre et anthropologie de la Mali&nbsp;: les repr\u00e9sentations de la maladie et du malade, la gestion du stigmate social \u00e0 Bamako, les implications en sant\u00e9 publique.<\/li>\n<li>BLUNDO G. et J-P Olivier de SARDAN (2001), la corruption au quotidien en Afrique de l\u2019Ouest. Approche Socio-anthropologique comparative&nbsp;: B\u00e9nin, Niger et S\u00e9n\u00e9gal, EHESS, France.<\/li>\n<li>SAMBARE et al (2011), la collaboration entre m\u00e9decine traditionnelle et m\u00e9decine moderne au Burkina Faso.<\/li>\n<li>SEYDOU NOUROU FAYE (2011), m\u00e9decine traditionnelle et dynamiques interculturelles&nbsp;: les implications socio-anthropologiques de la formatisation de la tradith\u00e9rapie \u00e0 &#8221; l\u2019h\u00f4pital traditionnel &#8221; de Keur Massar au S\u00e9n\u00e9gal.<\/li>\n<li>PIERRINE DIDIER (2015), la m\u00e9decine traditionnelle et &#8221; m\u00e9decine int\u00e9grative &#8221; au Madagascar&nbsp;: entre d\u00e9cisions internationales et applications locales.<\/li>\n<li>MARTIN JEAN (2017), les repr\u00e9sentations sociales de la phytoth\u00e9rapie chez les patients en m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale en France.<\/li>\n<li>BRUNET \u2013 JAILLY J (2013), Se soigner au Mali : une contribution des sciences sociales.<\/li>\n<li>DJEMO FOSTO J-B.(2009), Le regard de l\u2019autre : m\u00e9decine traditionnelle africaine, le harmattan.<\/li>\n<li>CANTRELLE P et al (1990), facteurs culturels et sociaux de la sant\u00e9 en Afrique de l\u2019Ouest.<\/li>\n<li>DAV (2007), probl\u00e9matique de la collaboration entre les tradipraticiens et les agents de sant\u00e9 par la mise en place d\u2019un syst\u00e8me d\u2019orientation recours de patients&nbsp;: cas du district sanitaire de Di\u00e9bougou.<\/li>\n<li>DJIERRO K. (2002), Contribution \u00e0 la connaissance des plantes m\u00e9dicinales utilis\u00e9es par les tradipraticiens pour la prise en charge des personnes vivant avec le VIH \/ SIDA dans la ville de Ouagadougou, Burkina Faso.<\/li>\n<li>DOZON J-P. (1987), \u00ab Ce que valoriser la m\u00e9decine traditionnelle veut dire \u00bb, in Politique Africaine.<\/li>\n<li>DOZON J-P (1996) \u00abQuelques r\u00e9flexions sur les m\u00e9decines traditionnelles et le SIDA en Afrique\u00bb in BENOIST J. et DESCLAUX A. (dir.) Anthropologie et SIDA: Bilan et perspectives.<\/li>\n<li>DURKHEIM E (1967), De la division du travail social, P.U.F<\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>Auteurs&nbsp;:<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Nama Mwengu C\u00e9cile, Ecole de Sant\u00e9 publique Universit\u00e9 de Lubumbashi R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo,&nbsp;<\/li>\n<li>Kabango Cedrick K ; Ecole de Sant\u00e9 publique Universit\u00e9 de Kalemie R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo,&nbsp;<\/li>\n<li>Mwanwa Kakombe B Universit\u00e9 de Bunkeya Province de Lualaba, R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo,&nbsp;<\/li>\n<li>Lunkuntu Kitambala H, Ecole de Sant\u00e9 publique Universit\u00e9 de Lubumbashi R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo,&nbsp;<\/li>\n<li>Mulundu Mulundu Tr\u00e9sor Ecole de Sant\u00e9 publique Universit\u00e9 de Lubumbashi R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo,&nbsp;<\/li>\n<li>Malonga Kaj Fran\u00e7oise Ecole de Sant\u00e9 publique Universit\u00e9 de Lubumbashi R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo.&nbsp;<\/li>\n<\/ul>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>International Journal of Social Sciences and Scientific Studies Volume-2 Issue-1, January 2022 Published by Hillcross Publications ISSN: 2787-0146 LA CONTINUITE&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":21,"featured_media":2116,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[124],"tags":[],"class_list":["post-2048","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles","wpcat-124-id"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v25.8 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>LA CONTINUITE DES SOINS DE L\u2019INTERFACE ENTRE LA MEDECINE TRADITIONNELLE VERS LA MEDECINE MODERNE DANS LA VILLE DE KALEMIE DU 10 MARS AU 10 AOUT 2021 - IJSSASS Repository<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"en_US\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"LA CONTINUITE DES SOINS DE L\u2019INTERFACE ENTRE LA MEDECINE TRADITIONNELLE VERS LA MEDECINE MODERNE DANS LA VILLE DE KALEMIE DU 10 MARS AU 10 AOUT 2021 - IJSSASS Repository\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"International Journal of Social Sciences and Scientific Studies Volume-2 Issue-1, January 2022 Published by Hillcross Publications ISSN: 2787-0146 LA CONTINUITE...\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"IJSSASS Repository\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/ijssass\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2022-01-31T23:05:02+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2025-04-16T21:33:12+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/Traditinal-vs-modern-medicine.webp\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"848\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"566\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/webp\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"admin\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Written by\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"admin\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"23 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/\"},\"author\":{\"name\":\"admin\",\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#\/schema\/person\/adf9bae5731958270e2140cfc1af3771\"},\"headline\":\"LA CONTINUITE DES SOINS DE L\u2019INTERFACE ENTRE LA MEDECINE TRADITIONNELLE VERS LA MEDECINE MODERNE DANS LA VILLE DE KALEMIE DU 10 MARS AU 10 AOUT 2021\",\"datePublished\":\"2022-01-31T23:05:02+00:00\",\"dateModified\":\"2025-04-16T21:33:12+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/\"},\"wordCount\":4579,\"publisher\":{\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#organization\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/Traditinal-vs-modern-medicine.webp\",\"articleSection\":[\"Articles\"],\"inLanguage\":\"en-US\"},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/\",\"url\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/\",\"name\":\"LA CONTINUITE DES SOINS DE L\u2019INTERFACE ENTRE LA MEDECINE TRADITIONNELLE VERS LA MEDECINE MODERNE DANS LA VILLE DE KALEMIE DU 10 MARS AU 10 AOUT 2021 - IJSSASS Repository\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/Traditinal-vs-modern-medicine.webp\",\"datePublished\":\"2022-01-31T23:05:02+00:00\",\"dateModified\":\"2025-04-16T21:33:12+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"en-US\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"en-US\",\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/Traditinal-vs-modern-medicine.webp\",\"contentUrl\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/Traditinal-vs-modern-medicine.webp\",\"width\":848,\"height\":566},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"LA CONTINUITE DES SOINS DE L\u2019INTERFACE ENTRE LA MEDECINE TRADITIONNELLE VERS LA MEDECINE MODERNE DANS LA VILLE DE KALEMIE DU 10 MARS AU 10 AOUT 2021\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#website\",\"url\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/\",\"name\":\"INTERNATIONAL JOURNAL OF SOCIAL SCIENCES AND SCIENTIFIC STUDIES\",\"description\":\"Open Access Library\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#organization\"},\"alternateName\":\"IJSSASS\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"en-US\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#organization\",\"name\":\"INTERNATIONAL JOURNAL OF SOCIAL SCIENCES AND SCIENTIFIC STUDIES\",\"alternateName\":\"IJSSASS\",\"url\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"en-US\",\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#\/schema\/logo\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/c-users-user-desktop-logo-pnglogo-3.png\",\"contentUrl\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/c-users-user-desktop-logo-pnglogo-3.png\",\"width\":300,\"height\":195,\"caption\":\"INTERNATIONAL JOURNAL OF SOCIAL SCIENCES AND SCIENTIFIC STUDIES\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#\/schema\/logo\/image\/\"},\"sameAs\":[\"https:\/\/www.facebook.com\/ijssass\"]},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#\/schema\/person\/adf9bae5731958270e2140cfc1af3771\",\"name\":\"admin\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"en-US\",\"@id\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/e2404e10f252fd74bce698fdfc0296b3cfb701b99d14951364bf9586aaa0c4a8?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/e2404e10f252fd74bce698fdfc0296b3cfb701b99d14951364bf9586aaa0c4a8?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"admin\"},\"sameAs\":[\"https:\/\/ijssass.com\/journal\"],\"url\":\"https:\/\/ijssass.com\/journal\/author\/admin\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"LA CONTINUITE DES SOINS DE L\u2019INTERFACE ENTRE LA MEDECINE TRADITIONNELLE VERS LA MEDECINE MODERNE DANS LA VILLE DE KALEMIE DU 10 MARS AU 10 AOUT 2021 - IJSSASS Repository","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/","og_locale":"en_US","og_type":"article","og_title":"LA CONTINUITE DES SOINS DE L\u2019INTERFACE ENTRE LA MEDECINE TRADITIONNELLE VERS LA MEDECINE MODERNE DANS LA VILLE DE KALEMIE DU 10 MARS AU 10 AOUT 2021 - IJSSASS Repository","og_description":"International Journal of Social Sciences and Scientific Studies Volume-2 Issue-1, January 2022 Published by Hillcross Publications ISSN: 2787-0146 LA CONTINUITE...","og_url":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/","og_site_name":"IJSSASS Repository","article_publisher":"https:\/\/www.facebook.com\/ijssass","article_published_time":"2022-01-31T23:05:02+00:00","article_modified_time":"2025-04-16T21:33:12+00:00","og_image":[{"width":848,"height":566,"url":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/Traditinal-vs-modern-medicine.webp","type":"image\/webp"}],"author":"admin","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Written by":"admin","Est. reading time":"23 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/"},"author":{"name":"admin","@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#\/schema\/person\/adf9bae5731958270e2140cfc1af3771"},"headline":"LA CONTINUITE DES SOINS DE L\u2019INTERFACE ENTRE LA MEDECINE TRADITIONNELLE VERS LA MEDECINE MODERNE DANS LA VILLE DE KALEMIE DU 10 MARS AU 10 AOUT 2021","datePublished":"2022-01-31T23:05:02+00:00","dateModified":"2025-04-16T21:33:12+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/"},"wordCount":4579,"publisher":{"@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#organization"},"image":{"@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/Traditinal-vs-modern-medicine.webp","articleSection":["Articles"],"inLanguage":"en-US"},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/","url":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/","name":"LA CONTINUITE DES SOINS DE L\u2019INTERFACE ENTRE LA MEDECINE TRADITIONNELLE VERS LA MEDECINE MODERNE DANS LA VILLE DE KALEMIE DU 10 MARS AU 10 AOUT 2021 - IJSSASS Repository","isPartOf":{"@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/Traditinal-vs-modern-medicine.webp","datePublished":"2022-01-31T23:05:02+00:00","dateModified":"2025-04-16T21:33:12+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/#breadcrumb"},"inLanguage":"en-US","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"en-US","@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/#primaryimage","url":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/Traditinal-vs-modern-medicine.webp","contentUrl":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/Traditinal-vs-modern-medicine.webp","width":848,"height":566},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/2048-2\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"LA CONTINUITE DES SOINS DE L\u2019INTERFACE ENTRE LA MEDECINE TRADITIONNELLE VERS LA MEDECINE MODERNE DANS LA VILLE DE KALEMIE DU 10 MARS AU 10 AOUT 2021"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#website","url":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/","name":"INTERNATIONAL JOURNAL OF SOCIAL SCIENCES AND SCIENTIFIC STUDIES","description":"Open Access Library","publisher":{"@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#organization"},"alternateName":"IJSSASS","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"en-US"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#organization","name":"INTERNATIONAL JOURNAL OF SOCIAL SCIENCES AND SCIENTIFIC STUDIES","alternateName":"IJSSASS","url":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"en-US","@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/c-users-user-desktop-logo-pnglogo-3.png","contentUrl":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/c-users-user-desktop-logo-pnglogo-3.png","width":300,"height":195,"caption":"INTERNATIONAL JOURNAL OF SOCIAL SCIENCES AND SCIENTIFIC STUDIES"},"image":{"@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#\/schema\/logo\/image\/"},"sameAs":["https:\/\/www.facebook.com\/ijssass"]},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#\/schema\/person\/adf9bae5731958270e2140cfc1af3771","name":"admin","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"en-US","@id":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/e2404e10f252fd74bce698fdfc0296b3cfb701b99d14951364bf9586aaa0c4a8?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/e2404e10f252fd74bce698fdfc0296b3cfb701b99d14951364bf9586aaa0c4a8?s=96&d=mm&r=g","caption":"admin"},"sameAs":["https:\/\/ijssass.com\/journal"],"url":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/author\/admin\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2048","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/21"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2048"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2048\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2053,"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2048\/revisions\/2053"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2116"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2048"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2048"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ijssass.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2048"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}